Le flash krach au Japon n’a pas (encore) provoqué de séisme

Rédigé le 13 novembre 2017 par | A la une, Indices, marches actions, strategies, Krach boursier imminent, Simone Wapler Imprimer

Le flash krach qui s’est produit au Japon la semaine dernière a ramené de la volatilité sur les marchés. La dette risquée a été particulièrement vendue.

Ce jeudi 9 novembre, le Japon a connu un flash krach.

Tout commençait très bien. L’indice japonais venait de retrouver un plus haut depuis 26 ans et avait progressé de près de 20% depuis le mois de septembre. Puis, tout à coup…

Le Nikkei a brutalement dévissé de 1,7%.

Evolution de l'indice Nikkei 225 le 9 novembre

Entre le sommet de la journée et le point bas, l’indice chute de plus de 3% avant de se reprendre une heure avant la fin de séance.

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Selon Bloomberg*, la chute des actions japonaises serait due à des prises de profits des investisseurs avant le jour de « cotation spéciale ». Durant cette séance (le 10 novembre), les prix des contrats à terme et options sont calculés en fonction de la cotation de toutes les actions à l’ouverture.

Bloomberg encore :

« A la fin de la journée, les gens se sont finalement rendu compte que ‘hé bien, les fondamentaux des entreprises sont toujours bons’. Ils ont alors racheté dans les creux à la fin de la séance. »

Notez que les médias ne s’interrogent jamais sur les raisons d’une hausse (qui est toujours normale puisque demain sera toujours meilleur qu’aujourd’hui) mais seulement sur les baisses.

En deux mois, les fondamentaux des entreprises japonaises s’étaient-ils améliorés de 20% ? En revanche, ce qui a changé est la décision de Shinzo Abe de poursuivre sa folle politique monétaire.

Comme je l’explique dans le dernier numéro de ma lettre mensuelle, deux tiers des transactions se font automatiquement. Pas seulement en raison du trading algorithmique à haute fréquence mais aussi à cause des trackers indiciels, programmés pour « suivre une tendance ».

Si les ordinateurs ont été programmés pour vendre à un certain niveau ou à une certaine date, ils vendent – comme ils achètent – sans état d’âme. Bloomberg nous indique que les humains ont repris la main en fin de séance mais ajoute que « les traders de Sydney peuvent s’estimer heureux que leurs marchés aient été fermés avant le pire de la chute ».

Pourquoi donc ? Y aurait-il eu dans ce cas des risques de contagion ?

Quoi qu’il en soit, il est intéressant de noter que face à cette chute brutale :

Sur un marché habitué au calme plat, le retour d’un petit peu de volatilité a donc frappé à la baisse tous les compartiments. [NDLR : qui dit retour de la volatilité dit aussi multiplication des opportunités de trading. Recevez un e-mail par jour de notre spécialiste, ouvrez-le et enchaînez les gains. Méfiant ? Essayez ce service gratuitement pendant 14 jours en cliquant ici.]

Ne croyez pas que vous n’êtes pas exposé au marché japonais et au délire monétaire de Shinzo Abe. Le ministre des Finances japonais a indiqué que les achats d’actions de la part des étrangers avaient connu en octobre un mois record depuis 2005. Ce qui veut dire que votre banque, votre assurance-vie, votre fonds de retraite… se sont portés acquéreurs d’actions japonaises.

Notez que les obligations de Tesla et Netflix – sociétés particulièrement endettées – ont été malmenées. Quant à Altice, le groupe au 50 Mds€ de dettes de Patrick Drahi, il a perdu 30% de sa capitalisation à Amsterdam.

L’envers du crédit, c’est la dette. On peut prétendre que la « liquidité » est abondante avec du crédit gratuit. Mais si les investisseurs doutent des dettes, sur le grand casino des marchés financiers, les jeux sont faits, rien ne va plus et la pyramide s’écroule.

 

* https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-11-09/what-analysts-say-about-nikkei-s-mid-afternoon-collapse-roundup?cmpid=socialflow-twitter-business&utm_content=business&utm_campaign=socialflow-organic&utm_source=twitter&utm_medium=social

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Le flash krach au Japon n’a pas (encore) provoqué de séisme”

  1. Un tracker indiciel est conçu pour répliquer la performance de l’indice, quelle que soit la tendance.

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