Eoliennes, vent mauvais et coûteuses subventions

Rédigé le 18 août 2016 par | Deep State, Desinformation, Simone Wapler Imprimer

Les chiffres sont sans appel : les 7 000 éoliennes françaises débitent 3,99% de l’électricité produite par la France sur le premier semestre 2016. Pire encore, nos éoliennes sont de véritables intermittentes du spectacle, incapables de délivrer une puissance digne de ce nom en continu. Les résultats sont très en dessous des attentes.

Ces chiffres sont disponibles sur l’European Network of Transmission System Operators for Electricity. Il s’agit d’un consortium de 42 opérateurs de 32 pays d’Europe, mandaté par l’Union européenne pour appliquer sa politique énergétique.

Les 7 000 éoliennes nous ont coûté plus de 20 milliards d’euros d’investissements, dont 75% ont consisté à importer des machines du Danemark ou d’Allemagne.

Chaque année, cinq milliards d’euros sont engloutis dans les « énergies renouvelables », sorte de veau d’or écologique. Il s’agit d’argent que nous n’avons pas puisque le budget de notre pays est chroniquement déficitaire depuis 1976.

En 2017, les consommateurs d’électricité vont payer 5,6 milliards d’euros de surcoûts liés au tarif d’achat des énergies renouvelables de source éolienne ou solaire, selon la Commission de régulation de l’Energie (CRE). Or si l’éolien fournit 3,99% de notre production nationale, le solaire fournit encore moins : 1,59%.

N’aurait-on pas mieux à faire ?

Le terme « renouvelable » indique qu’il s’agit d’une énergie dont le cycle naturel de formation est assez rapide pour qu’elle puisse être considérée comme inépuisable à l’échelle du temps humain. Ainsi, le pétrole n’est pas « renouvelable ». Recette du pétrole : repérer des forêts. Les submerger rapidement. Chauffer. Faire macérer quelques millions d’années jusqu’à pourrissement. Cette alchimie s’est faite à la fin de l’ère primaire durant la période dite carbonifère. Elle pourrait certes se renouveler, mais pas assez vite. Donc pétrole, charbon et gaz ne sont pas « renouvelables ».

L' »énergie renouvelable » concerne tout ce qui n’est pas fossile : nucléaire, hydraulique, éolien, solaire, biomasse (c’est-à-dire, en gros, le bois, les végétaux et quelques déchets d’animaux)…

Evidemment, les énergies fossiles se consumant, la recherche financée par le secteur privé pourrait tranquillement faire émerger des sources de remplacement rentables autres que le nucléaire.

Le tandem « énergie renouvelable » justifié par le « changement climatique » masque en réalité une attaque en règle de la Parasitocratie.

Ils sont peut-être verts… mais ce sont des impôts quand même

Les taxes dites écologiques représentent 65 milliards d’euros par an, dont 48 milliards pour les ménages et 16 milliards pour les entreprises, selon BFM Business du 12 août 2016. Depuis 2007, la fiscalité dite verte a progressé de 40%.

Force est de constater que les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. Les chiffres tombent depuis des années et ils sont accablants. La « transition énergétique » de l’Allemagne est une catastrophe et Les faillites retentissantes de l’industrie solaire se succèdent. Le marché de la taxe carbone est secoué de scandales. Il en va de même pour le secteur du nucléaire : Areva est sous le coup d’une enquête de Bruxelles, et même EDF, autre fleuron du capitalisme d’Etat, est sous enquête de l’Autorité des marchés financiers concernant son information financière… sur ses activités nucléaires.

Bref, le tournant énergétique savamment piloté semble mener tout droit dans le fossé. Mais l’argent n’est pas perdu pour tout le monde.


Des investissements technologiques capables de prospérer sans aides étatiques, ça existe… et ça pourrait vous rapporter des gains à trois chiffres. Découvrez ces valeurs encore assez petites pour passer inaperçues de la majorité des investisseurs français… mais avec un potentiel exponentiel ! Tout est ici, il suffit de cliquer.


La menace climatique permet de justifier toute une cascade de subventions et taxations. L’argent des contribuables finance des myriades d’études et d’agences pour justifier par la communication ce qui ne l’est pas scientifiquement. Certains petits malins s’enrichissent au travers de filières protégées.

Le législateur les aide bien.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée le 17 août 2015 et entrée en vigueur en 2016 impose même aux investisseurs institutionnels de « publier des informations sur leurs démarches en matière environnementale et sociale, en particulier au regard des objectifs de lutte contre le réchauffement climatique« . Vous pouvez ainsi lire dans le dernier rapport de la Retraite additionnelle de la Fonction publique :

« Le portefeuille de l’ERAFP affiche une intensité carbone inférieure de 2,1% à celle de l’indice iBoxx euro souverain. Cet écart positif s’explique principalement par la surpondération en portefeuille des titres émis par l’Etat français. En effet près des trois quarts de l’énergie produite en France est d’origine nucléaire peu carbonée ».

Là, cher lecteur, j’espère que vous appréciez le genre comique absurde.

Le fonds de retraite des fonctionnaires investit vert, c’est-à-dire dans des obligations de l’Etat français, car notre pays pollue peu à cause de son énergie nucléaire.

Plus grave, la loi (articles L. 314-1 et L. 314-18 du code de l’énergie) oblige EDF à racheter de l’électricité provenant des éoliennes afin d’accélérer leur implantation en France.

La fondation Nicolas Hulot vient d’avoir une idée lumineuse : elle propose d’utiliser la création monétaire de la Banque centrale européenne pour 300 milliards d’euros par an de dépenses liées à la transition écologique.

Mmmmmm, pourquoi seulement 300 milliards, pourquoi pas 3 000 milliards ? Après tout, il nous faudrait 186 000 éoliennes pour couvrir nos besoins… Et la Banque centrale européenne peut bien créer autant d’argent qu’elle le veut, non ?

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

4 commentaires pour “Eoliennes, vent mauvais et coûteuses subventions”

  1. Le nucléaire renouvelable, première nouvelle.. Etre ingénieur et sortir de telles bêtises..

  2. en haut on peut lire/
    – « Simone Wapler | Deep State, Desinformation »
    – « Simone Wapler est ingénieur de formation »

    qu’est ce que ça veut dire ? elle est payée pour faire de la « désinformation d’état en profondeur ? »
    Sur le web, on trouve qu’elle a fait l’ESME Sudria, où on lui a peut-être
    expliqué comment fabriquer de l’uranium 235 ou du deutérium « renouvelable ».

    Cela dit, rien de nouveau chez les ingénieurs bidons désinformateurs de notre état nazional:
    quand j’étais jeune, j’étais très intrigué par les explications de Michel Chevalet (ingé ENSAM)
    qui clamait à la télé nazionale que les surgénérateurs de l’EDF / Framatome / Cogéma
    allaient bientôt « produire beaucoup plus d’énergie qu’ils n’en consomment ».

    Depuis les foutaises sur le mouvement perpétuel, ça revient périodiquement. Le problème,
    c’est de repérer les vendus de l’état qui dénoncent le coût des énergies renouvelables mais
    qui passent sous silence l’argent gaspillé massivement dans nos niaiseries nucléaires.

    Simone Wapler aurait pu comparer le scandaleux gaspillage des éoliennes
    avec le coût réel de l’abominable surgénérateur Superphénix, voulu par le corps des mines,
    ou avec les surcoûts réels de l’EPR, désastreux projet d’Anne Lauvergeon (ingé normale sup)
    ou avec le bidule à fusion d’hydrogène « tokamak iter » qui consomme à Cadarache
    énormément plus d’énergie qu’il n’en produit.

    Sans oublier le coût des troupes coloniales envoyées pour « pacifier l’afrique » autour
    de nos très chères mines d’uranium au Mali. Sans oublier non plus que le centre de
    Cadarache a été crée non pas pour faire de l’électricité mais pour la bombe nucléaire.

    Mais s’il est facile de dénoncer le prix d’une éolienne importée fabriquée dans des pays
    assez peu corrompus, la clarté sur les magouilles de l’état français n’est pas pour demain.
    Et Simone Wapler ne semble pas trop gênée d’aggraver la profonde désinformation de l’état jacobin.

  3. Bel amalgame (au sens figuré, bien sûr) !
    Mais en quoi dénoncer la gabegie subventionnée des éoliennes reviendrait-il à cautionner les dérapages du capitalisme de copinage appliqué à l’industrie nucléaire et les fantaisies d’Anne Lauvergeon ?
    Pour Areva, c’est ici :
    http://la-chronique-agora.com/deboires-etat-actionnaire/
    http://la-chronique-agora.com/edf-areva-etat-actionnaire/

  4. Oui, pour les amalgames je confesse que je me fais
    gronder assez souvent pour mon habitude à tout mélanger.

    Cependant, les étrangers disent que les français mélangent tout
    alors que je constate souvent exactement l’inverse:

    – ici, personne ne fait de lien entre différents thèmes apparentés
    – tout est cloisonné à outrance, notamment dans l’enseignement
    – cela est d’ailleurs sanctionné dans les études internationales sur le
    niveau d’enseignement qui classent ce pays à la lanterne rouge
    de l’Europe occidentale aussi bien en lecture qu’en mathématiques.
    – bizarrement, les méchants russes imbibés de vodka font nettement mieux.

    http://www.thelocal.fr/20171205/french-school-children-ranked-worst-at-reading-in-europe

    Pour l’énergie, cela me semble pire qu’un cloisonnement par paresse car
    tout semble sciemment organisé pour faire du « bourrage de crâne »
    ou de la propagande.

    Comme mon pseudo l’indique, je suis breton et je suis au premières loges
    pour subir un lavage de cerveau permanent anti-éoliennes et pro-nucléaire:

    – depuis 2008, plus aucune éolienne n’a été installée dans la région brestoise
    où le vent est pourtant fort et abondant.
    – depuis 1978, l’état nazional ne rate jamais une occasion de rappeler
    aux bretons leur dépendance énergétique liée au rejet massif
    du projet de centrale nucléaire à Plogoff, en bord de mer.
    – depuis 1985, la minuscule centrale de Brennilis est à l’arrêt définitif,
    personne ne sait quoi faire et pourtant le coût du démantèlement infaisable
    n’est pas pris en compte dans les comparaisons avec l’énergie renouvelable

    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/tchernobyl/centrale-nucleaire-de-brennilis-un-cadavre-encombrant_1422147.html

    – au moins une fois par an, le journal local de Brest publie un article
    assassin contre les éoliennes sur le même thème que le vôtre.
    – mais si vous avez également visé le nucléaire dans d’autres articles
    de votre blog, à Brest il n’est jamais question de critiquer l’atome
    car le rédacteur habituel des articles anti-éoliennes est en fait un
    ingénieur retraité du BRGM (le BRGM fait entre autres choses
    de la prospection pour nos mines d’uranium néocoloniales).
    – et quand ce n’est pas un ancien du BRGM qui démolit l’éolien,
    c’est un ancien chantre de l’écologie télévisuelle qui défend la
    future mine de déchets nucléaires à très longue durée, en Lorraine.

    Mais je divague et revenons au cloisonnement entre renouvelable et nucléaire:
    – dans l’énergie, toute petite initiative privée est systématiquement démolie.
    – les petites compagnies d’éoliennes ou de panneaux solaires se font couler
    ou bien on leur met tellement de bâtons dans les roues
    qu’elles finissent toutes par laisser tomber, en France.
    – arrive ensuite notre sauveur universel: l’ETAT qui décide tout et accorde
    de bons gros monopoles énergétiques à nos combinats soviétiques bien connus.
    – ensuite, c’est toujours pareil: opacité des attributions de marchés,
    expropriations musclées, secret sur les subventions accordées,
    retards et ratages techniques, dénonciation d’un abus de pouvoir,
    feuilleton à scandales et tout tombe à l’eau.
    – mais là, s’agit-il d’énergie renouvelable ou nucléaire déguisée ?

    Dernier exemple en date en Bretagne, depuis début mars 2018:
    – comme je l’ai dit, il n’y a quasiment plus aucune implantation d’éolienne
    terrestre depuis une dizaine d’années.
    – mais on nous a dit que cela n’est pas grave puisque l’éolien maritime
    allait massivement prendre le relais pour en finir avec l’éolien à terre.
    – maintenant, l’ETAT dénonce un coût d’achat de l’électricité des éoliennes
    scandaleusement élevé (200 euros contre 60 euros dans les pays étrangers).
    – et c’est reparti pour une purge générale,
    comme cela c’est déjà produit pour les installateurs de panneaux solaires.
    – pendant ce temps là,
    les pays voisins font progresser leurs énergies renouvelables…

    Et qui sont ces compagnies qui escroquent le contribuable avec des
    énergies renouvelables ruineuses et des installations bancales ?

    – DCNS a racheté un fabricant d’hydroliennes irlandais,
    qui fabrique des équipements mal conçus.
    – Areva a racheté un fabricant l’éoliennes allemand, situé à Brême, qui
    fabrique des éoliennes géantes comme celles implantées près de Noirmoutiers.

    Dans le passé, ces deux là se sont constamment illustrés dans des scandales à
    répétition liés au nucléaire « civilo – militaire »
    ( il me semble difficile de séparer les deux ). De mémoire:
    – PAN Charles de Gaulle: ratages techniques en série sur cet unique vaisseau
    nucléaire français (dont le coût réel est dilué dans les dépenses de l’état).
    – BPC pour les russes: vente avortée pour collaboration avec un « nouvel ennemi »
    – EPR: gouffre sans fond en Finlande et à Flamanville (qui rime avec Tchernobyl).
    – hydrolienne de DCNS qui tombe au fond de la rade de Brest et y reste .

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121212trib000736821/arcouest-l-hydrolienne-d-edf-coincee-au-fond-de-la-rade-de-brest-.html
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-la-premiere-hydrolienne-bloquee-au-fond-1511087

    – hydrolienne de « Naval Group », ex-DCNS, ex-DCN, ex-DCAN, ex-Arsenal de Brest
    qui tombe en panne à chaque mise à l’eau près de Bréhat.

    http://www.leparisien.fr/environnement/la-ferme-hydrolienne-de-paimpol-brehat-tombe-a-l-eau-09-11-2017-7382109.php

    – toute cette gesticulation pour des projets hydroliens minuscules
    comparés à l’usine marémotrice de la Rance construite vers 1966
    et peu productive malgré des travaux d’amélioation perpéruels

    https://www.shf-lhb.org/articles/lhb/pdf/1997/02/lhb1997014.pdf

    – un peu partout dans les documents relatifs à cette usine théoriquement écolo,
    on parle de « turbinage » et de « pompage » pour ne pas expliquer qu’elle sert
    principalement comme accumulateur d’énergie pour les centrales nucléaires
    pendant les heures creuses (puisque la régulation d’un réacteur à
    fission a une constante de temps beaucoup plus longue qu’une journée).

    Pour conclure:
    – pourquoi des éoliennes si nulles en France et pas ailleurs ?
    – pourquoi 85% d’électricité nucléaire ici et nulle part ailleurs ?
    – pourquoi des monopoles de l’énergies monopolisés par l’X et par l’ENA ?
    – pourquoi des panneaux solaires sur les toits des vieilles villes allemandes ?
    – pourquoi des interdictions tous azimuts par les « Bâtiments de France » ?
    – pourquoi des éoliennes privées interdites par la « loi littorale »
    mais autorisées en mer, près du littoral ?
    – pourquoi tous ces amalgames de cinglé au pays de Descartes et du roi Ubu ?

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