Diversion climatique et mauvaises pratiques – G20

Rédigé le 10 juillet 2017 par | Dette, Simone Wapler Imprimer

Le G20 a étalé des divergences sur le sujet du changement climatique, ce qui permet d’éluder le vrai problème de la faillite des retraites et de la dette publique.

Il y avait un G20 ce week-end à Hambourg en Allemagne. Notre Président-Marcheur-Parleur s’y est fait voler la vedette par le couple Trump-Poutine. Voilà pour le côté frivole émaillé de scènes d’émeute et de pillage ressassées par les medias.

Le sujet du climat et les « pour » ou « contre » COP21 apportaient une heureuse diversion. Il vaut mieux gloser d’un grand problème supposé planétaire que de vulgaires petits soucis d’argent.

La plupart des 19 pays du G20 (le 20ème membre de ce club des riches est l’Union européenne) ne sont plus un groupe de pays véritablement prospères. Ils vivent simplement dans une illusion de prospérité grâce à des taux d’emprunt anormalement faibles. Les pays les plus puissants sont des pays surendettés et les populations constituent les véritables garants de cette dette.

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Les membres du G20 et leur niveau d’endettement :

dettes

Contrairement à ce que de naïfs illuminés prétendent, il ne s’agit pas d’un jeu à somme nulle. Il s’agit de « promesses de payer » qui ne seront pas tenues. Ce passif, au lieu de se résorber, gonfle de jour en jour sous l’effet de la manipulation à la baisse des taux d’intérêt.

Un prêt de 3 Mds$ de General Motors pour payer ses engagements de retraite

Prenons un exemple simple, les retraites. Côté Etats-Unis, General Motors, sauvée de la faillite en 2008, a annoncé vouloir lever un emprunt de 3 Mds$ pour payer les retraites de ses employés et satisfaire à ses engagements contractuels vis à vis de ceux-ci.

Vous me rétorquerez que voilà la punition bien méritée pour adhérer à un système de retraite par capitalisation, si injuste et si peu solidaire. Hélas, côté Europe et surtout français, la situation certes est différente mais pas meilleure pour autant. Les systèmes de retraite par répartition sont également en déroute.

Certains bipèdes individualistes ont compris que les belles promesses de l’Etat-providence risqueraient de rester lettres mortes. Ils n’hésitent pas à se constituer eux-mêmes un bas de laine pour leurs vieux jours plutôt que de compter sur la solidarité forcée de la génération suivante. Mais ils se retrouvent face à un dilemme : à taux zéro, il faut un capital colossal pour assurer ses vieux jours.

LA BNP Cardif retraite a envoyé fin juin à ses contractants un document modifiant unilatéralement les conditions auxquelles sont soumis les souscripteurs du contrat BNP Cardif retraites. Au milieu de cinq pages figure ceci :

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En résumé, si les taux montent ou si les marchés chutent, Cardif ne vous rendra pas votre argent si vous le demandez. Evidemment, c’est pour mieux protéger tous ceux qui voudraient rester. Vous avez la fibre « solidaire » et « sociale », vous n’êtes pas un individualiste égoïste et vous comprenez bien le souci de Cardif.

Cette clause s’applique si, par exemple, le taux moyen des emprunts d’Etat français est de 2% en 2018 alors que votre contrat ne vous a rapporté que 1,9% en 2017. Au cas où vous auriez l’idée incongrue d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, ce ne sera donc pas possible.

Dans les faits, Cardif s’arroge le droit d’appliquer la Loi Sapin sans demander l’avis de personne…

Pour votre information, vous trouverez le taux moyen des emprunts d’Etat français – ou TME – sur le site de la Banque de France, dans la partie « statistiques ». Le TME était de 0,71% en juin 2017.

Et voici l’évolution du taux d’emprunt à 10 ans de la France depuis 2008 :

taux d'emprunt

Pas de quoi s’affoler, il y a de la marge, pensez-vous peut-être, surtout que la BCE fait tout ce qu’il faut pour que les taux ne montent pas…

La marge n’est cependant pas si grande. Les élections allemandes à l’automne seront déterminantes. Les systèmes de retraite par capitalisation sont minés et la population est vieillissante.

Un jour il faudra bien choisir :

En attendant, l’élémentaire prudence consiste à vous méfier des contrats d’assurance-vie en euro et surtout des contrats de retraite reposant sur des obligations de l’Etat français.

Ces six mesures simples sont à prendre dès maintenant pour protéger votre argent. Pour les connaître, cliquez ici.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’oeil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Un commentaire pour “Diversion climatique et mauvaises pratiques – G20”

  1. La dette 96 % du Pib, ok c’est vrai, hormis que, une dette il n’est pas prévu de la rembourser en 1 an ! Vu que les crédits sont échelonnés la plupart du temps entre 10/20 ans, rien que sur 10 ans on est endetté qu’à 9,6 % du Pib, puisqu’on en rembourse qu’un 1/10 ème à chaque fois. S’il n’y aurait pas de crédit, il n’y aurait pas de monnaie en circulation, la bonne blague !

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