Pourquoi sommes-nous « dépossédés » ?

Rédigé le 12 septembre 2018 par | Epargne, Krach boursier imminent 2018, Richesse Imprimer

Le système monétaire et financier est conçu pour organiser un transfert de richesse dont les gouvernements sont complices. Depuis 2008, ce transfert s’accélère.

Aujourd’hui encore, dix ans après la crise financière de 2008, les medias relaient des bilans et ce qui a changé.

Les Echos titrent « l’interminable combat de la réglementation »

« Après la chute de Lehman Brothers, c’est une avalanche réglementaire qui s’est abattue sur les banques. Mais ces textes ne résolvent pas tout alors que s’installe peu à peu la tentation de déréguler à nouveau ».

En réalité, ces textes réglementaires ne résolvent rien. Prétendre réguler une escroquerie est aussi vain que de prétendre convertir le diable de s’adonner à la charité.

L’escroquerie est que la monnaie n’est plus ancrée dans aucune réalité. Elle est créée selon le bon vouloir d’une puissante administration devenue incontrôlable et qui se camoufle derrière des milliers de pages de réglementation obscure, comprise seulement de quelques technocrates.

Je suis le blog d’une personnalité libano-suisse, Liliane Held-Kawhan (*). Celle-ci va prochainement publier un livre intitulé Dépossession dont voici le résumé :

« Le marché global de la dette représente aujourd’hui 230 000 milliards de dollar, autrement dit, le triple du PIB mondial.

 […]

 Plus personne ne peut rembourser une telle dette. Plus personne ne contrôle l’émission d’argent scriptural par les institutions financières privées.  Les Etats et le secteur public sont dépassés. En clair, ils n’existent plus, sinon lorsqu’il s’agit d’éponger les opérations aventureuses du ‘casino’ planétaire.

 Illustrant par de nombreux exemples ce constat apocalyptique, DÉPOSSESSION nous plonge dans les mécanismes et les manœuvres de la puissance-techno-financière mondiale. Cette enquête d’une précision inédite nous montre que la dématérialisation, l’abolition des frontières et la démission des institutions politiques ne sont que les multiples noms de l’esclavage de demain ».

Liliane Held-Kawhan a une formation en économie ; le 6 septembre 2011, date à laquelle la Banque nationale suisse a fixé artificiellement le taux-plancher euro-franc suisse à 1,20, fut pour elle un électrochoc qui l’a poussée à s’intéresser à l’économie politique et la politique monétaire.

Ce secret n’a JAMAIS fuité hors de Wall Street… … Jusqu’à aujourd’huiIl a rapporté des fortunes aux insiders de la finance et aujourd’hui, vous pouvez en profiter à votre tour.Cliquez ici pour tout savoir.

La Suisse fait partie des pays où la liberté économique est la plus élevée au monde avec Hong Kong et Singapour, où la démocratie directe fonctionne encore et où le franc est traditionnellement une devise forte. Jusque là, la Banque nationale suisse ne s’était pas livrée à des politiques inflationnistes conduisant à brader les exportations (donc le travail des Suisses) et renchérir les importations. Sa politique monétaire n’avait pas pour objectif de dépouiller ses citoyens.

Toutefois, en France, l’Etat (au sens d’administration) et les gouvernements ne sont pas « dépassés » : il sont complices.

Qui a contraint à la « bancarisation » dans les années 1980 ?

Qui a décidé de sauver le Crédit Lyonnais, premier cas de mégalomanie bancaire ?

Qui soutient la dématérialisation des moyens de paiement ?

Qui pousse à l’interdiction du cash ?

Qui creuse les déficits publics, émet de la dette à 50 ans à bon compte profitant de la faiblesse des taux ?

L’Etat, nos gouvernements (qu’ils socialistes de gauche ou de droite, socialistes nationaux ou socialistes internationaux) et nos institutions politiques.

Il n’y a pas d’un côté la techno-finance mondiale et de l’autre les Etats et le secteur public qui seraient victimes, tout comme nous citoyens ordinaires. L’industrie financière et les Etats collaborent pleinement pour nous déposséder.

Prenons des exemples récents.

D’abord l’immobilier.

Vous pouvez lire dans Les Echos du jour :

« Les autorités vigilantes face à la dynamique du secteur immobilier. Le Haut conseil de stabilité financière maintient une vigilance forcée sur le marché des prêts à l’habitat ».

L’immobilier n’a jamais été aussi haut parce que les taux n’ont jamais été aussi bas. Si les taux revenaient à 5% ou plus haut, les acheteurs ne se bousculeraient plus.

La hausse de l’immobilier fait bien les affaires de l’Etat collecteur d’impôts. Taxes foncières, droits de mutations gonflent allégrement.

Les banques qui ont prêté de l’argent qui n’existent pas encore demandent en contrepartie que les emprunteurs leur confient leurs dépôts, les prenant ainsi en otage.

Ensuite le « fléchage » de notre épargne vers l’économie réelle que prétend organiser le gouvernement Macron. Ça c’est pour l’emballage marketing. Dans la réalité, le gouvernement a fait attention à ce que cette épargne reste bien dans le canal des banques et des assureurs et matraquant fiscalement la finance participative (crowdlending et crowdfunding), qui s’adresse pourtant au PME et TPE de l’économie réelle.

Ainsi, lorsque vous prêtez à 5% ou 6% à une entreprise les intérêts perçus sont frappés de CSG et CRDS alors que si vous laissez votre argent sur un Livret A ce ne sera pas le cas.

[NDLR : Comment mettre réellement votre épargne au service de l’économie réelle ? Rejoignez ce club d’investisseurs et découvrez comment investir au capital d’un nouvel acteur privé de la distribution d’électricité.]

Lorsque je parle de Parasitocratie, j’englobe tous ceux qui forgent les lois et les réglementations permettant d’organiser ce transfert de richesse. Les « représentants du peuple » en font évidemment partie.

 

(*) https://lilianeheldkhawam.com/

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

5 commentaires pour “Pourquoi sommes-nous « dépossédés » ?”

  1. Les états ne sont plus à la manoeuvre depuis belle lurette, le système bancaire et les grandes entreprises mondialisées leur imposent leur volonté car elles ont beaucoup plus de pouvoirs que les états.
    Le monde occidental élit des pseudo présidents imposés par la TV qui a lobotomisé et uniformisé la population de façon à ce qu’elle croit qu’elle est encore en démocratie mais à condition qu’elle ne vote pas pour Staline (Mélenchon) ni pour Hitler (Le Pen)….alors même que nos lois et accords internationaux sont littéralement écrits par des lobbies, bien installés à Paris et Bruxelles…..
    Finalement, bien que très critiquables par ailleurs, seuls quelques gouvernants (en Chine, en Russie,…) ont réussi à garder une certaine souveraineté nationale et donc une certaine capacité à diriger leur pays et à défendre leurs intérêts nationaux respectifs.

  2. « La hausse de l’immobilier fait bien les affaires de l’Etat collecteur d’impôts. Taxes foncières, droits de mutations gonflent allégrement ».

    Pas si évident, la taxe foncière ne dépendant pas directement du prix de vente du m2, de plus les prix de l’immobilier et le remboursement des crédits paupérisent une population qui va restreindre sa consommation pendant 40 ans pour rembourser ses crédits, entrainant une croissance moindre de l’emploi et moins de rentrées de TVA……

  3.  » le remboursement des crédits paupérisent une population qui va restreindre sa consommation pendant 40 ans  »

    pas forcément étant donné qu’en face d’un acheteur qui s’endette il y a un vendeur qui encaisse le prix

  4. Débat stérile, je trouve : tout le monde bénéficie à court terme de ces taux bas et de la bulle : acheteurs qui accèdent à la propriété, investisseurs ou détenteurs du patrimoine qui revendent à la hausse, sans parler de l’emploi et des entreprises du bâtiment.

    Le problème évoqué tous les jours à la Chronique, c’est pas le Court terme, c’est ce qui se passera après… et là, tout le monde devra passer à la caisse…

  5. A court terme les épargnants sont impactés, et les taux bas remettent en cause la dynamique de destruction créatrice qui est à la source de l’amélioration des conditions de vie comme l’expliquer Simone Wapler

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