Une nouvelle forme d’esclavage moderne

Rédigé le 7 novembre 2018 par | Deep State Imprimer

Lorsqu’arrive une crise, les élites sont discréditées et flanquées à la porte… à moins qu’au contraire, elles ne s’accaparent encore plus de pouvoir.

Nous sommes calme. Nous sommes patient.

Nous attendons les événements avec une résignation de maître zen. Que sera, sera. Let it be. Amor fati… et ainsi de suite.

Nous serons bientôt transformé en esclave par les algorithmes et le Big Data. Et alors ? Peut-être que nous aimerons ça.

Une galaxie de mensonges

En attendant, nous continuons d’examiner l’ensemble de points… la galaxie de mensonges, malentendus et mythes qui nous amusent tant.

Ensuite, nous prendrons notre télescope et regarderons de plus près pourquoi la nouvelle technologie signifie peut-être que Donald Trump n’est pas aussi idiot que le pensent la plupart des gens.

Voici, dans le désordre, les thèmes principaux que nous suivons :

Il y a deux forces opposées dans la vie publique : la coopération et la violence. La première domine le secteur privé et nos relations personnelles. Pour s’en sortir, il faut s’entendre. En matière de mariage, d’emploi et de commerce, nous recherchons les accords gagnant-gagnant — sinon, personne ne voudra faire affaire avec nous.

La violence, en revanche, est réservée aux escrocs, aux psychopathes et aux gouvernements. On peut y ajouter tous les mythes enchanteurs que l’on veut, en fin de compte, le gouvernement utilise un gros bâton pour obtenir ce qu’il veut.

La civilisation et le progrès dépendent d’accords gagnant-gagnant patients, attentifs et honnêtes. Permettre les accords gagnant-gagnant est le seul moyen de savoir ce que les gens veulent… et de faire en sorte qu’ils l’obtiennent. Les accords gagnant-perdant imposés par le gouvernement pèsent sur la croissance et le progrès.

L’argent factice est une forme d’intox. Il vous dit des choses qui ne sont pas vraies. Les économistes classiques — Adam Smith, Frédéric Bastiat et David Ricardo — et plus tard les Autrichiens — Friedrich Hayek, Ludwig von Mises, etc. — avaient raison. Une monnaie qui n’est pas ancrée dans le monde réel du temps et des ressources n’est pas fiable.

Comme toutes les formes d’intox, elle mène à des erreurs et des fraudes — de mauvais investissements, de mauvaises décisions et des comportements corrompus qui détruisent la richesse et perturbent l’équité fondamentale de nos transactions financières.

Toute expansion fondée sur de l’argent factice se termine par un krach de proportions égales et opposées. Arrive tôt ou tard le jour du jugement… accompagné par une perte de 90% ou plus sur les marchés actions et obligations, ainsi qu’une dépression majeure.

[NDLR : Mettez-vous à l’abri avant que cela n’arrive — c’est encore possible en cliquant ici.]

Ensuite… les autorités empireront la situation, avec leur finance crétine : des déficits plus profonds… des baisses d’impôts non-financées… des taux d’intérêt réels profondément négatifs… et de l’inflation !

Toutes les sociétés stables finissent par être contrôlées par une élite. Aux Etats-Unis, on appelle cela le Deep State — un ensemble fluide d’initiés élus ou non. Certains sont « de gauche ». D’autres sont « de droite ». Tous profitent du transfert de pouvoir, d’argent et de statut du citoyen lambda vers eux-mêmes.

L’Empire américain est un projet du Deep State financé par de l’argent factice — de l’argent emprunté et qui n’a jamais existé. L’empire n’a jamais fait l’objet d’un débat public, pas plus qu’il n’a été approuvé par les électeurs ; il emprunte désormais plus de 1000 milliards de dollars par an. Ajouté aux programmes d’allocations illimités, il condamne les Etats-Unis à la faillite nationale.

Aucune innovation n’a jamais été développée qui n’ait pas été exploitée tôt ou tard par le Deep State. La révolution des technologies de l’information et du Big Data n’est pas différente. Elle s’est révélée être un ratage économique, n’augmentant ni le taux de croissance du PIB ni les revenus. A présent, parce qu’elle réduit le coût de contrôler les gens, elle est une menace pour la liberté.

Le meilleur moyen de vous protéger, c’est une monnaie honnête, des pensées claires et des solutions pour vivre en toute indépendance.

Effondrement sociétal

Eh bien, voilà qui suffira pour commencer !

Et commençons par en revenir à une supposition : peut-être que M. Trump n’est pas si idiot que ça, en fin de compte. M. M.N. Gordon, écrivant dans Economic Prism, explique pourquoi :

« Ces 30 dernières années, à mesure que la Fed et le Trésor conspiraient pour truquer le système financier, la richesse s’est concentrée entre les mains d’un nombre de plus en plus limité d’initiés. Il en a résulté, sur cette dernière période d’expansion, une disparité si exagérée que peu de gens peuvent l’ignorer.

 Cette tendance s’intensifiera durant la dépression qui arrive. Qui plus est, l’amertume et le mépris pour les riches initiés sont déjà bien plus élevés qu’ils l’étaient durant les précédents cycles économiques. Il ne fait aucun doute que cette amertume et ce mépris atteindront un paroxysme lors du retournement de ce cycle économique.

Le mécontentement de la population dans son ensemble prendra le krach financier et l’effondrement économique pour les transformer en effondrement sociétal complet. Ensuite, le gouvernement central échouera à l’épreuve qu’il a lui-même provoquée.

Hélas, la discorde fournira une couverture parfaite pour une autorité centrale bien plus grande. Ils promettront de réparer les choses tout en fournissant une gamme bien plus large d’inégalités de richesse.

Ils ne s’arrêteront pas. Ils pousseront jusqu’au point de rupture… puis ils pousseront plus encore ».

C’est ce que nous disions plus haut. Toutes les sociétés ont des élites. Parfois, c’est une élite conquérante, comme les Normands en Angleterre ou Sparte et la Laconie.

Parfois, elle est nationale, comme l’a décrit l’économiste italien Vilfredo Pareto, quand les « renards » s’emparent des institutions dirigeantes, notamment le gouvernement.

Les sociétés ont besoin de leurs élites. Nombre des défis qui les attendent — qui peuvent être aussi basiques qu’entretenir les égouts d’une ville — requièrent une expertise spécifique.

Cela met les experts en position de force relative par rapport à l’individu moyen ; c’est l’expert qui fait en sorte que les tuyaux ne se bouchent pas. Cela lui donne un avantage en termes de pouvoir ; c’est comme si l’expert avait une arme à feu tandis que le citoyen ordinaire n’a qu’un bâton pointu. Rien de surprenant si l’expert se met parfois à tirer.

Oui, cher lecteur, nous vivons dans un monde affreux.

Ils arrivent que les gens exploitent les autres — quand ils savent qu’il ne peut rien leur arriver.

Les élites sont susceptibles d’être corrompues, simplement parce qu’elles tendent à avoir l’argent, le pouvoir… et les armes à feu. Elles mettent la main sur le gouvernement et peuvent alors contrôler à la fois la police et l’armée.

Elles contrôlent aussi les banques centrales… et les politiques budgétaires.

Lorsqu’arrive une crise, elles sont discréditées et flanquées à la porte… ou bien elles s’accaparent encore plus de pouvoir.

Demain, nous verrons comment elles utiliseront les nouvelles technologies pour créer un nouvel esclavage… et pourquoi la plupart des gens seront bien contents.

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

Mots clé : - -

Un commentaire pour “Une nouvelle forme d’esclavage moderne”

  1. On devrait enseigner cette définition du gouvernement dans les écoles…(à la place de la propagande étatiste orwellienne actuelle)

Laissez un commentaire