Mondialisation : Le commerce libre est source de paix et prospérité

Rédigé le 7 janvier 2017 par | Ferghane Azihari, Libéralisme, Simone Wapler Imprimer

Nous avons beaucoup écrit sur les échanges, le commerce, le protectionnisme cette semaine. Pour Bill Bonner, les intentions de Trump et de ses conseillers Wilbur Ross et Peter Navarro sont tout simplement désastreuses.

« C’est pire que de l’économie vaudou, déclare l’ex-secrétaire du Trésor, Larry Summers. C’est ‘l’équivalent économique du créationnisme’. Attendez une minute… Larry Summers a presque toujours tort sur tout. Se pourrait-il qu’il ait raison à ce sujet ? »

Ce n’est pas un hasard si au même moment le protectionnisme monte et les dépenses d’armement augmentent.

Dans un échange libre, quelqu’un a avantage à donner et un autre a avantage à recevoir. Le commerce, l’échange est fructueux aux deux partis – à l’acheteur et au vendeur.

Dès que tombent les barrières douanières, les contrôles des changes et des capitaux, l’échange devient faussé, forcé, il y a un gagnant et un perdant. Le gagnant est celui qui fait les règles, le perdant celui qui les subit.

« Les embargos réduisent les chances – déjà bien maigres – des individus exploités d’élever leur niveau de vie en échangeant avec l’extérieur, quitte à recourir aux voies informelles de l’économie souterraine et de la contrebande pour échapper aux radars de leurs oppresseurs. », défend Ferghane Azihari.

En réalité, le protectionnisme est une des deux armes préférées de la Parasitocratie pour se livrer à du commerce de copinage (au mieux) ou masquer ses échecs (au pire).

Et l’autre, allez-vous me demander ? Hélas, c’est le plan de relance ultime, l’armement.

Ne nous étonnons donc pas de voir le commerce mondial diminuer alors que les dépenses d’armement augmentent.

Mais je ne voudrais pas assombrir votre week-end, cher lecteur.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’oeil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

3 commentaires pour “Mondialisation : Le commerce libre est source de paix et prospérité”

  1. Mémé Simone a une vision archaïque de l’économie ! Le Commerce Libre, la prospérité vraiment ? Quand 0,00001% de la population mondiale détient 99% des moyens de production, et non pas parce qu’ils ont travaillé plus mais parce qu’ils détiennent les robots industriels pour détruire tous les concurrents ! Au faite, que propose Mémé Simone pour créer des vrais jobs dans le concret ?

  2. Surtout que : Le commerce veut toujours étendre et agrandir son marché au détriment du marché des autres, ce qui créée des conflits ! Non, le tout commerce n’est pas synonyme de paix ! Mais de paie, car de vos conflits d’intérêts ce sont les populations qui les payent ! Tant qu’un revenu maximum ne sera pas établi pour décourager à l’expansion illimitée d’une entreprise, alors il y aura des conflits ! En vérité, il faudrait plus de petites entreprises et se partager les marchés ! Et pour ça, il faut taxer de plus en plus, les hausses de chiffres d’affaires, pour décourager à cette expansion illimitée qui ne vise qu’à détruire la concurrence et le partage des marchés pour en faire des monopoles..

  3. Il ne faudrait pas confondre le commerce libre avec le libéralisme fanatique sans foi ni loi, comme il se pratique actuellement, avec pour finalité la loi du plus fort, c’est-à-dire celle du plus corrompu et du plus cupide.

    Le protectionnisme n’est que la conséquence de ce libéralisme fanatique dont la seule règle est celle des poissons : les plus gros bouffent les plus petits.

    L’économie, qu’il ne faut pas confondre avec la financiarisation frénétique, est comme la liberté, elle repose sur des règles, plus ou moins intelligentes, qu’une justice fait respecter, ce qui n’est plus le cas pour ce qui est du libéralisme fanatique.

    La plus belle définition de la liberté, nous avons la chance de l’avoir, nous français, dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dans son article 4, que je vous rappelle ci-après tant vous semblez l’ignorer :

    «La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi».

    Le protectionnisme n’est pas une création ex-nihilo, il est toujours la conséquence d’un abus de droit que font inévitablement les rapaces de la finance (voir les lois libérant les banques de dépôt pour leur permettre de jouer à la roulette avec l’argent de leurs clients) lorsque la justice n’applique plus de règles, ce qui aurait dû conduire une majorité de banquiers et de spéculateurs professionnels en cabane depuis belle lurette.

    Lorsqu’il n’y à plus de lois juste qui s’applique, la nature ayant horreur du vide, s’applique alors la loi du plus fort, qui n’est jamais celle du plus intelligent, ni du plus humain, mais seulement celle du plus cupide et du plus corrompu.

    Il n’y a pas de liberté sans loi, pas plus qu’il n’y a de liberté sans justice.

    Alors, ne regardez pas le protectionnisme comme une imbécilité, car sinon vous êtes dans la situation du sot qui regarde le doigt du sage qui lui désigne la lune. Dans les circonstances de détérioration de l’économie mondiale, dû à la corruption généralisée, le protectionnisme est le moins pire des remèdes, il est du même ordre que la féodalité lorsque l’empire romain s’écroulait sous les coups des invasions barbares.

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