Damned ! Où sont les gains de productivité ?

Rédigé le 5 juillet 2018 par | Banques Centrales, Liberalisme, Simone Wapler Imprimer

Curieusement, les gains de productivité chutent depuis les années 1970. N’y aurait-il pas un lien avec le remplacement du capitalisme par le créditisme ?

Wall Street était fermé hier pour cause d’Independance Day. Les marchés s’essoufflent mais pas de suffocation ou d’infarctus en vue. Ce qui permet de nous intéresser à des choses intrigantes.

Malgré tout ce que nous pensons, depuis le milieu du XXème siècle, les gains de productivité déclinent. L’électronique, la robotisation et l’automatisation, internet : tout cela ne nous aide pas à produire mieux et plus.

C’est embêtant pour le capitalisme qui consiste justement à s’organiser pour produire plus avec moins.

Voici un graphique qui concerne le Royaume-Uni qui fut le pionnier de l’industrialisation.

La productivité du Royaume-Uni a chuté de 0,2% par an en moyenne depuis la crise financière

Le Royaume-Uni, en plus d’avoir adopté l’industrialisation plus tôt que les autres pays dès le XIXème siècle, fut aussi souvent à la pointe de l’industrie financière.

Pourquoi donc cette malédiction ?

Bill Bonner s’était déjà penché sur la question en 2013 :

Où est passée toute la prospérité qu’internet est censé avoir créée ?

« A la fin des années 1990, nous avons rencontré des gens convaincus qu’internet changeait tout. Avec tant d’information à portée de main, ils pensaient voir l’avènement d’un monde meilleur. Nous aurions tous accès à l’information nécessaire pour augmenter la productivité et la richesse. Plus personne ne serait pauvre. Il suffirait d’aller chercher sur internet comment devenir riche.

A l’époque, nous nous méfiions de telles affirmations. L’information est bon marché, soulignions-nous. C’est la sagesse qui est chère, et on n’en trouve guère sur le web. Il faut la payer… en expérience amère. »

Cher lecteur, depuis le temps que vous nous lisez, vous connaissez nos deux bêtes noires : un système d’argent falsifié et des gouvernements noyautés par la Parasitocratie multipliant les accords gagnants pour eux et perdants pour la majorité.

Pour bien fonctionner, une économie a besoin de prix honnêtes, établis par la rencontre d’acheteurs et de vendeurs qui négocient librement, sans contrainte, sans interférence.

Vous voulez multiplier votre investissement par 54 567% ?

C’est possible… et c’est très sérieux, puisque cela s’appuie sur le développement d’un marché qui pourrait valoir plus de 15 700 Mds$ – plus que le PIB de l’intégralité de la Zone euro – dans les années qui viennent.

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Des prix malhonnêtes et des échanges contraints entravent le capitalisme

Nous avons basculé depuis les années 1970 dans des économies où le prix le plus important, celui du capital, a disparu. Des banquiers centraux fixent le prix du crédit bidon émis à partir de rien par les banques commerciales. Le capitalisme reposait sur de l’épargne déjà constituée ; le système actuel fonctionne en espérant capter la richesse future. Le processus de formation de prix honnête a été détruit.

Reste la liberté de négociation et de concurrence. Là, le clientélisme politique invente toutes sortes de contraintes sous forme de taxations et subventions pour forcer nos échanges afin de satisfaire un lobby ou un autre.

Vous devez avoir une voiture électrique.

Vous ne devez pas avoir un chauffage électrique.

Vous devez avoir un ascenseur « aux normes ».

Vous ne devez pas utiliser de désherbant contenant du glyphosate.

Vous devez payer une taxe carbone, une taxe sur les mémoires informatiques, sur les boissons gazeuses, sur les livraisons faites par les commerçants en ligne…

Vous devez financer la lutte contre le changement climatique, les éoliennes, etc.

Vous devez utiliser des produits « aux normes ».

Vous devez commercialiser des légumes produits à partir de semences approuvées par l’Union européenne.

Vous ne devez pas consommer de lait non stérilisé.

Cette liste est interminable. Tous les jours, elle s’allonge.

Les accords gagnant-perdant se multiplient. La productivité chute. Les revenus stagnent. [NDLR : Mais vous pouvez revenir au principe gagnant-gagnant en investissant dans des entreprises en pleine croissance qui ont des clients, des marges et opèrent sur des marchés concurrentiels. Découvrez comment multiplier votre investissement par 10 en payant de telles entreprises 5 fois leurs bénéfices. Cliquez ici.]

N’importe quelle innovation technologique ne peut apporter la prospérité sans une bonne gestion des affaires publiques.

C’est la même chose pour les ressources naturelles – et c’est ainsi que des pays producteurs de pétrole restent pauvres malgré leurs trésors.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Damned ! Où sont les gains de productivité ?”

  1. «  » »C’est la même chose pour les ressources naturelles – et c’est ainsi que des pays producteurs de pétrole restent pauvres malgré leurs trésors » » »

    C’est normal, bien souvent ces pays qui détiennent des matières premières comme du pétrole, ne savent pas le raffiner et transformer la matière première en produits manufacturés pour la renchérir, ils ne font que vendre du pétrole et dépenser leurs rentes en important tout ce dont ils ont besoin…. En Europe, l’énergie représente 4/5% de notre facture pourtant à eux seuls ces 4/5% participent à 85 % de notre Pib !

    Ensuite, années 70′ c’est aussi le départ du premier choc pétrolier, alors moins de pétrole moins de croissance et moins de productivité…. En 2010, la France consommait 1833,4 kkbl/ jour en pétrole puis en 2013 la consommation a chuté à 1683 kkbl/jour, presque 200 kkbl/jour de perte en consommation de pétrole, mécaniquement la productivité décline aussi et le pouvoir d’achat chute…

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