Comment l’autocensure des médias vous prive d’informations importantes

Rédigé le 3 octobre 2018 par | Desinformation, Dette, Inflation, dettes et récession, Or et Argent, Simone Wapler Imprimer

Les médias sont financés par leurs annonceurs et les fonds publics. Tout en délivrant un message politique, ils occultent des informations vitales pour leurs lecteurs.

J’estime que la crise italienne est très dangereuse pour l’euro et notre patrimoine financier.

Le travail des agences de notation a été vidé de sa substance en ce qui concerne les dettes d’Etat. A quoi sert de noter les obligations souveraines d’un pays si la Banque centrale en reste acheteuse quoi qu’il arrive ? Et pas seulement acheteuse lorsque personne n’en veut plus, puisque la BCE rachète sept fois les émissions nettes, donc finance sept fois les déficits des pays dépensiers.

graphique - BCE - dettes

 

Quand on sait cela, on comprend pourquoi l’Italie n’a pas à se gêner et pourquoi des démagogues peuvent promettre la lune à leur électorat… « C’est l’Etat qui paye » avait dit l’ineffable Hollande à la télévision. En Italie « C’est la BCE qui paye ».

Ne comptez pas sur les agences de notation pour tirer la sonnette d’alarme avant la prochaine crise.

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Qu’on le veuille ou non, il y a des Européens du nord, les buveurs de bière et des Européens du sud, les buveurs de vin, pour reprendre la belle terminologie imagée de Charles Gave. Nous ne sommes pas Américains que le Coca-Cola fédère.

Pour les buveurs de vin, l’argent est gratuit, les riches paieront et toute inégalité est nécessairement injuste. Chez les buveurs de vin, on est habitué à la monnaie faible, aux déficits publics, aux défauts de l’Etat.

Chez les buveurs de bière, c’est une autre histoire. Curieusement leur niveau de vie est plus élevé que celui des buveurs de vin. Mais ces derniers fustigent alors les « inégalités » auxquelles sont exposés les buveurs de bière.

Le message biaisé des medias

Les medias français parlent aux buveurs de vin et leur délivrent le message qu’ils souhaitent entendre. Des finances publiques bien gérées sont assimilées à de l’austérité, les dettes peuvent se dissoudre dans l’inflation, l’Etat sera toujours là pour soulager toute les souffrances, l’argent tombe du ciel et il y aura toujours des riches pour payer.

Peut-on attendre des medias des buveurs de bière un  traitement plus objectif  de l’actualité économique et financière ?

La réponse est NON.

Un éditorialiste vedette du célèbre quotidien financier britannique Financial Times s’est récemment confessé à l’occasion de l’anniversaire de la crise de 2008 :

« Le moment est venu d’admettre que j’ai une fois délibérément occulté des informations importantes pour les lecteurs. C’était il y a 10 ans et je pense avoir bien fait. »

John Authers

John Authers - Financial Times - crise - banques

Retour au 17 septembre 2008.

Nous sommes deux jours après la faillite de Lehman Brothers.

La nouvelle tombe que l’assureur AIG vient d’être sauvé de la faillite avec 85 milliards de dollars de fonds publics. Une faillite d’AIG aurait entraîné celles des banques européennes. Un gros fonds monétaire annonce de lourdes pertes en raison de son exposition à des obligations de Lehman Brothers. Il met en danger la banque américaine Citibank.

John Authers est un déposant de Citibank. Il sait qu’il peut perdre son argent. A l’heure du déjeuner, John Authers – qui travaille depuis New-York – se dirige vers son agence de Manhattan. Il découvre une longue queue de gens similaires à lui-même, des initiés de Wall Street inquiets pour leurs dépôts et souhaitant les retirer.

C’est ce qu’on appelle une panique bancaire, un bank run.

Plutôt que d’appeler un photographe du journal et de faire un article sur ce sujet, John Authers décide de se taire. Il fait la queue, comme les autres initiés. Il fractionne ses dépôts et les envoie dans une autre banque. Il sauve son argent et se tait pour ses lecteurs.

Il estime avoir bien fait puisque finalement Citi n’a pas fait faillite et que la panique ne s’est pas propagée. Je suppose que si Citi avait fait faillite, nous n’aurions pas eu droit à la confession « comment j’ai sauvé mon argent et trahi mes lecteurs ». John Authers conclut sa confession sur la future crise :

« La prochaine crise ne sera pas bancaire mais elle portera sur l’insidieux danger des pertes au sein des fonds de pension qui laisseront une génération sans suffisamment d’argent pour leur retraite ».

Chez nous en Europe, ce rôle de fonds de pension est assumé par les produits d’assurance-vie…

Les médias nous informent très bien et quotidiennement sur le niveau de surendettement privé et public. Cet endettement n’est soutenable que parce que les taux d’intérêt sont maintenus artificiellement bas.

Mais il est évident que cette situation n’est pas éternelle. Les taux montent aux Etats-Unis.

A un moment, les autorités devront avouer que le stock de dette ne pourra jamais être payé. C’est ce que j’appelle le jour J du jubilé.

Ne comptez pas sur les medias pour vous avertir à temps. Un vendredi les marchés financiers clôtureront comme d’habitude. Ensuite, un jour de la semaine suivante, vous apprendrez que les dettes ont été « restructurées », que votre assurance-vie est gelée ou amputée, que les dépôts bancaires au-delà d’un certain montant sont frappés d’une taxe de solidarité…

C’est avant qu’il faut vous préparer au jour J du jubilé. (Cliquez ici pour recevoir notre Rapport).

 

L’or échappe à la « bulle universelle »

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

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4 commentaires pour “Comment l’autocensure des médias vous prive d’informations importantes”

  1. Vous m’avez coupé l’envie de boire du vin…:)

  2. Sébastien vous aurez bientôt envie de ne boire que de l’eau et exécrerez tant le vin, que la bière ou le coca cola. 😉

  3. exécrer le coca cola ?? ca jamais ! 🙂
    mais pourquoi dites vous cela ?

  4. Sébastien Maurice après lecture de mon commentaire posez-vous la question si vous voulez continuer à boire du Coca-Cola…

    Les cinq plus grands pollueurs en plastique sont respectivement responsables de 40 % et 42 % des déchets de plastique identifiables retrouvés sur les plages du monde (Nestlé, Tim Hortons, McDonald, Starbucks et Coca-Cola) et du Canada (Nestlé, Tim Hortons, PepsiCo, Coca-Cola et McDonald). En Amérique du Nord, les sociétés Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé sont à l’origine de 64 % des déchets répertoriés avec une marque identifiable, alors que ces trois mêmes pollueurs émettent 70 % des déchets retrouvés en Amérique du Sud.

    L’afflux de déchets de plastique dans les océans est à l’origine de la formation d’îles de plastique, comme c’est le cas dans le Pacifique et dans l’Arctique. Une étude réalisée par la fondation Ocean Cleanup démontre que l’île de plastique du Pacifique Nord, dont la superficie est de 1,6 million de kilomètres carrés, contient plus de 79’000 tonnes de déchets. Si rien n’est entrepris pour endiguer cette crise environnementale, les océans contiendront plus de plastique que de poissons d’ici 2050, selon le rapport du Forum économique mondial et de la Fondation Ellen MacArthur publié en 2016.

    De toute évidence, les nettoyages et le recyclage ne peuvent contenir le flot incessant de plastique à usage unique que continuent de produire ces multinationales. Car le recyclage a ses limites. Les multinationales se défendent en disant qu’elles recyclent ses produits, le problème est que le recyclage est un outil de propagande car il ne se fait pas même pour le PET à 100%, il faut rajouter toujours de la matière première, donc produire plus et gaspiller plus d’énergie, tant pour le recyclage que pour la productionde nouveaux plastiques. Et à quoi sert un recyclage si les bouteilles se retrouvent sur les plages, les cours d’eaux, les forêts, les champs et les mers? D’autant que ces plastiques se dégradent en microplastiques(donc invisibles à l’oeil nu) et contaminent toute la chaîne alimentaire. Tous les poissons d’eau douce ou de mer, les coquillages, les mollusques et à la fin de la chaîne alimentaire, il y a nous quand les êtres vivants de cette chaîne ne sont pas morts avant.

    En plus des microplastiques, il y a également les polluants jamais traités dans les sources d’eau comme les médicaments, les drogues et les oestrogen like qui font baisser la fertilité humaine de 50% depuis 50 ans ainsi que les troubles sexués des autres organismes vivants(grenouilles par exemple) et sans parler des pathologies cancéreuse ou immunitaires.

    Et on n’a pas parlé de la quantité de sucre dans un coca-cola ou toutes ces boissons dites « rafraîchissantes ». Dans 1 dL de soda au cola, soit 10 cL ou 100 mL, il y a l’équivalent de 10 g de glucides, soit 2 morceaux de sucre. Le sucre est plus cancérigène et plus coupable des pathologies qui tuent notre société de surconsommation après que les multinationales ont délibérément caché ses effets en accusant le cholestérol! Les multinationales de la Pharma soignent ou essaient de soigner ce que les multinationales de l’agro-alimentaire nous rendent malades! Marchés gagnant-perdants pour les états dans un marché perdant-perdant constant pour les peuples!

    Et je ne parle pas de l’eau en bouteilles PET. L’eau en bouteille n’est pas une garantie absolue. Une enquête menée en 2006 dans 13 régions françaises sur des eaux minérales naturelles embouteillées en France ou au sein de l’Union européenne a montré que près d’un quart des eaux en bouteille examinées présentaient une composition non conforme aux teneurs indiquées ou aux normes en vigueur. Cette enquête menée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) avait pour objectif d’évaluer les teneurs résiduelles:
    – En fluor sur des eaux susceptibles de présenter des taux supérieurs à 1,5 mg/l mais ne comportant pas dans leur étiquetage l’avertissement relatif à la présence de fluor au-delà de ce seuil
    – En bromates et en bromoformes pour les eaux susceptibles d’avoir été traitées à l’air enrichi en ozone mais ne faisant pas référence à ce traitement dans l’étiquetage
    – En arsenic, en baryum et en manganèse.

    Aucune étude sérieuse n’a été faite sur tous les produits que les multinationales de l’eau ne cherchent jamais! Sachant qu’elles dévalisent toutes les sources naturelles du monde sans aucune vergogne pour les mettre en bouteille. Bientôt plus aucune source ne sera buvable car tout est pollué et ces gens ne font rien sinon continuer à polluer pour leur propre(jeu de mot!) profit!

    Une multinationale par définition est une société parasite qui ne produit rien d’utile ou d’indispensable pour une vie saine, mais vous le vend très cher pour le profit unique de quelques personnes.

    Vous comprenez mieux mon commentaire à un moment où les glaciers des Alpes fondent à une vitesse grand V et qu’il ne restera dans les barrages que de l’eau stagnante? A ce moment que préférerez-vous, un bon coca-cola pour vous désaltérer ou un verre d’eau pollué? 😉

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