Après 20 ans de bulle financière, on a atteint le sommet

Rédigé le 16 octobre 2015 par | Epargne, Indices, marches actions, strategies Imprimer

Par David Stockman

▪ Depuis le Lundi noir d’octobre 1987, le marché boursier américain n’a quasiment jamais cessé de gonfler. A cette époque, le nouveau président de la Fed, Alan Greenspan, avait paniqué et avait ouvert les vannes de la liquidité.

En fait, le S&P 500 a augmenté de près de 1 000% au moment du récent pic de mai. Il est important de remarquer que cette hausse n’est pas due au cycle économique traditionnel. Elle n’est pas due non plus à la croissance exponentielle de l’économie réelle.

Au contraire, le revenu moyen des ménages en 1989 était de 53 000 $, en dollars constants 2013. C’est exactement encore sa valeur aujourd’hui.

L’indice S&P 500 a augmenté pendant plus de deux décennies grâce à la grande bulle financière provoquée par les banques centrales.

Adossée à une dette de 225 000 milliards de dollars, l’économie mondiale est devenue considérablement surdéveloppée. La bulle s’est étendue à partir de l’épicentre du boom, en Chine, puis à travers le monde entier.

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Elle a touché les marchés émergents qui la fournissaient… les Etats pétroliers qui l’alimentaient… et les marchés développés qui consommaient plus qu’ils ne produisaient et la finançaient grâce à des emprunts et à la manne financière spéculative.

le PIB et la croissance totale de la dette mondiale ont été disproportionnés

Voyez à quel point le PIB et la croissance totale de la dette mondiale ont été disproportionnés au cours des vingt dernières années :

 

▪ Aujourd’hui, ce n’est plus le cas Le krach mondial des matières premières et la crise des dépenses d’investissements rognent sur les bénéfices des entreprises. Cette tendance va fortement s’intensifier au cours de l’année prochaine.

Parallèlement, les banques centrales sont à bout de souffle. Les banques centrales des marchés émergents comme celle de Chine doivent à présent réduire leur système monétaire et leur crédit intérieur afin d’empêcher une énorme fuite des capitaux.

Rien qu’au cours des cinq derniers trimestres, 800 milliards de dollars sont sortis de Chine.

Les banques centrales des marchés développés sont dans une situation encore pire. Elles ont maintenu les taux d’intérêt à zéro pendant sept ans. Ce faisant, elles ont acheté une grande partie de la dette publique au travers de crédits des banques centrales avec l’assouplissement quantitatif.

Mais même si elles ont gonflé les prix des actifs financiers, ces manipulations radicales de la part des banques centrales n’ont pas fait monter le niveau de l’économie réelle. Par conséquent, la crédibilité des banques centrales s’amenuise à toute vitesse. Des politiques confuses, l’indécision, les incohérences augmentent visiblement. L’implication du marché boursier est directe…

Une perte de confiance dans les banques centrales entraînera une réduction des multiples de valorisation. En même temps, le krach mondial des matières premières, qui va en s’accélérant, la forte baisse des dépenses d’investissement, et la réduction des volumes d’échanges sont signes d’une récession mondiale. C’est là quelque chose que les banques centrales seront impuissantes à inverser par un stimulus monétaire.

Cela signifie une chose :

Les cours des actions seront sous pression.

On a atteint le pic du marché. Pas seulement pour le soi-disant cycle de reprise depuis juin 2009, mais tout le cycle de la bulle financière créée par les banques centrales depuis ces 20 dernières années.

les marchés haussiers ne meurent pas facilement

Certes, les marchés haussiers ne meurent pas facilement. En particulier ceux qui ont été nourris par un régime constant d’argent facile, soutenus par les banques centrales et renfloués. Il est donc probable que les pics seront testés encore et encore jusqu’à ce que le dernier acheteur jette l’éponge. Ou jusqu’à ce que le dernier robot soit reprogrammé pour vendre les communiqués de presse incohérents des banques centrales au lieu d’acheter le moindre centime d’argent gratuit.

C’est pour cette raison qu’apparaît une zone d’échec du marché, au-dessus des récents pics éphémères. Ces derniers représentent une sorte de rigidité cadavérique monétaire du marché haussier bidon, qui se meurt. Aucun signe d’une nouvelle période de hausses.

Dans le cas du S&P 500, ces pics spasmodiques se trouvent dans la zone entre 2 075 et 2 125. Le marché a fait du surplace sur cet intervalle pendant environ 500 jours. A présent, il doit faire face aux vents contraires imminents d’un effondrement économique mondial.

La suite dès lundi.

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