Georges Soros, milliardaire et grand spécialiste de la finance, vient de prendre une position étonnante. Alors que le baril cotait encore 137 $, il s’est mis à shorter (vendre) massivement le baril de pétrole sur les marchés à terme. Il anticipait donc une baisse. Plus étonnant maintenant : au moment même où il initiait sa position vendeuse sur le brut, il s’est mis à acheter l’or dont il anticipe donc la hausse
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La semaine dernière, durant notre conférence financière à Vancouver, nous avons assisté aux présentations de divers analystes financiers… essayant de comprendre ce qui se passe actuellement dans le monde de l’investissement. Sur la scène, notre vieil ami Paul van Eeden expliquait pourquoi le prix de l’or est peut-être surévalué
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Même aujourd’hui — alors que les cours du pétrole sont en baisse — on pourrait s’attendre à ce que le dollar grimpe. Mais non. Les spéculateurs parient que les Etats-Unis continueront d’affaiblir le billet vert. En d’autres termes, ils parient sur de nouveaux ennuis… Ils se débarrassent du pétrole, parce qu’inévitablement, il finira par réagir à la baisse d’activité économique
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Le prix du pétrole baisse. Il est encore proche de son sommet historique, bien entendu — mais il glisse
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L’histoire a montré que l’argent — non pas contrefait, mais de l’argent officiel, imprimé par le gouvernement — se dévalorise souvent jusqu’à devenir quasiment sans valeur. Dans tous ces cas, des changements politiques et économiques radicaux ont détruit la valeur des devises — de manière soudaine, complète et permanente
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Au risque d’affirmer une évidence : les choses tournent mal. Acheter des actions n’est plus aussi drôle que ça l’était autrefois
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C’est Fête Nationale aujourd’hui en France… mais les plus beaux feux d’artifice qu’on ait vus ces derniers jours concernaient surtout les marchés boursiers. Baoum — pour les pertes à deux chiffres subies par Fannie Mae et Freddie Mac… Magnifique chandelle romaine pour Bradford & Bingley… Oh la belle rouge — pour le Crédit Agricole, dont le PDG menace de démissionner
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La crise se développe. La plus grande incertitude règne sur la santé de la finance mondiale. Pourtant, la relation qui enchaînait le pétrole à l’or depuis presqu’un siècle semble rompue. Que se passe-t-il
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Le monde continue de tourner et les ressources naturelles continuent à être utilisées. En dépit de ce raisonnement élémentaire, les "experts" continuent leur débat sur la diminution ou non des ressources en question. Mais les preuves sont évidentes, du moins pour votre chroniqueur
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Dans les coffres des diverses banques centrales du monde entier reposent environ 4 800 milliards de dollars de réserves en devises étrangères — fruits des ventes de pétrole et de gadgets, en majeure partie à des consommateurs américains. Et comme les oranges ou les papayes… ces dollars ont une date d’expiration
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Alan Greenspan est de retour en première page. Selon lui, "le risque était lourdement sous-évalué" l’été dernier. Dommage qu’il ait attendu un an pour en parler
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Epargne
Hausse du pétrole : mauvais pour les actions… bon pour l'or !
par La rédaction 2 juillet 2008Vous êtes-vous déjà demandé, habité par une curiosité malsaine, ce que pouvait être l’investissement à l’époque de la Grande Crise ? Et bien, investisseurs masochistes du monde entier, unissez-vous ! Juin était votre mois
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Dans les bureaux de la Chronique Agora, notre drapeau d’Alerte au Krach flotte depuis si longtemps qu’il est presque en lambeaux. Nous ne nous donnons même plus la peine de le regarder. Nous savons quoi faire — garder notre argent en liquidités… en or… au Japon… et, ces derniers temps, dans les marchés émergents
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Toutes les bulles finissent par des krachs… et par des arrestations spectaculaires. Deux gestionnaires de hedge fund ont été arrêtés la semaine dernière. Apparemment, les deux employés de Bear Stearns auraient trompé des clients. Arrêtez ! Nous allons finir par nous rompre les côtes, à force de rire
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Même si votre correspondant accueille avec plaisir un petit soubresaut dans la valeur de la devise qui prédomine sur son chèque de salaire, nous ne sommes pas encore prêts à déboucher le champagne et à porter un toast à la fin de la chute du dollar. Que se passe-t-il si, par exemple, les gouvernements étrangers se joignent à la tendance du "lâchons le dollar" ? Se pourrait-il que la devise de réserve du monde entier devienne un jour un vague souvenir, comme les T-shirts délavés, les gadgets Star Trek et les albums de Vanilla Ic
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Nous ne prédisons pas "la fin du monde" — mais la fin d’un monde où l’argent était gratuit et où les banques pouvaient transférer sans vergogne le risque aux marchés, de façon quasi-illimitée. La fin d’un monde où le dollar était considéré comme la devise de référence… la fin d’un monde où l’énergie était abondante, moyennant un coût dérisoire… la fin d’un monde géoéconomique dominé par les seuls Etats-Unis. Pour résumer l’esprit de nos Chroniques : en cas de fin du monde, suivez les panneaux "déviation" que nous installons à votre intention
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Les Saoudiens ont annoncé qu’ils réfléchiraient à augmenter la quantité de pétrole qu’ils extraient. Ils ont dit qu’ils pourraient augmenter la production de 200 000 barils par jour. Attention, cher lecteur… les marchés fonctionnent encore. Le remède des prix élevés, ce sont les prix élevés. Les prix élevés encouragent les producteurs à augmenter leur production… et les consommateurs à réduire leur consommation. Tôt ou tard, le remède fait son effet — et les prix chutent. Vendredi, le pétrole a clôturé sur un sommet historique, à 134 $. Même s’il reste encore de la marge à la hausse, le danger est à la baisse
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Ces derniers temps, nous avons assisté aux plus grandes bulles de dettes, d’illusions et de fantasmes de toute l’histoire de l’humanité… avec plus de création d’argent et de crédit que jamais auparavant… sans doute les plus grandes erreurs financières jamais commises… la plus grande chute de la richesse des ménages US depuis la Grande dépression… un "déficit de financement" de 57 000 milliards de dollars pour le gouvernement américain… ces centaines de milliers de milliards de dollars de produits dérivés… mais à présent, si l’on en croit la presse, tout est terminé. Tout va bien
