Une nouvelle génération d’investisseurs fait son entrée. Une génération nourrie à la gratification immédiate. La bourse, pour sa part, est devenue une loterie pour les spéculateurs. L’évolution des instruments financiers complexes, les crédits bon marché et une société matérialiste ont encouragé cette tendance. Mais faire fortune prend du temps, tandis que l’inflation du prix des actifs ne nécessite qu’une banque centrale laxiste. Les gens ont donc choisi l’inflation du prix des actifs plutôt que la fortune à long terme. Le spéculateur a remplacé l’investisseur
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Epargne
Géopolitique et économie : l'investissement est une arme (2)
par Jean-Claude Perivier 13 juin 2008L’accès ou la possession de ressources naturelles vitales entre dans une nouvelle logique. En situation de pénurie, partielle ou totale, et face à une pression démographique croissante, les conditions d’un affrontement sont réunies : que ce soit pour une guerre entre Etats ou pour une guerre entre les populations d’un même Etat
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Epargne
Géopolitique et économie : l'investissement est une arme (1)
par Jean-Claude Perivier 12 juin 2008Guerre et paix, mais pas façon Tolstoï. Ouvrez votre journal quotidien ou allumez la télé pour le 20 heures… Rares sont les jours où vous n’apprenez pas que des affrontements ont eu lieu dans telle région du monde, ou qu’un attentat s’est produit contre un régime politique. Ça dure depuis l’Antiquité et l’on n’y peut rien. Les sociétés humaines sont animées par deux constantes : préserver leur existence, et faire progresser leur prospérité
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On entend beaucoup de platitudes justifiant le fait que les "personnes ordinaires" ne devraient pas investir dans les matières premières, et je souhaite démonter ces mythes une bonne fois pour toutes, afin que nous puissions nous tourner vers une question plus intéressante : comment pouvez-vous gagner de l’argent en investissant dans la catégorie d’actifs nouvelle génération ?
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Un investisseur à Bombay parle le même langage qu’un investisseur à New York. Pourtant, ce sont les particularités des investissements qui font la différence entre les échecs et les succès financiers — les choses mêmes dont les médias financiers mondiaux ne se soucient pas : le genre de connaissance précise, détaillée, particulière, locale dont on a vraiment besoin pour des investissements réussis. Au lieu de cela, on obtient les nouvelles standardisées et imprécises diffusées dans les médias. Et l’investisseur ne sait pas grand’chose… tout en pensant qu’il sait tout
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A la différence des Etats-Unis, la Bourse a plutôt mauvaise presse en France. Alors que les particuliers américains font du trading sans trop de complexes, y compris des housewives, des lycéens et des retraités, en France il y a une vieille suspicion "sinistro-catholique" à l’égard de "l’argent gagné en dormant", comme disait un célèbre homme politique de gauche. Il va de soi que ces vues sont injustes et sans fondement. Pour gagner en Bourse, il faut déployer des efforts considérables, et sauf à ne valoriser que le travail physique au détriment du travail intellectuel, il est difficile de montrer du doigt la réussite boursière comme moins honnête ou moins morale. Et c’est pourtant ce qu’on fait très régulièrement en France
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La discussion a changé. Les mêmes gens. Le même endroit. Le même sujet. Mais lorsque des voisins se rencontrent, en cet automne 2007, la conversation a toutes les chances d’avoir un effet entièrement opposé. Aujourd’hui, comme en 2005, des gens se rassemblant autour d’un verre seront probablement stupéfaits de voir pour combien la maison d’en face s’est vendue. Il y a deux ans, la nouvelle était reçue avec un certain plaisir ; le propriétaire était ravi, sans vouloir trop s’en vanter.
