Le G20 accouche au forceps d’un vague compromis très technique visant à définir la nature des indicateurs censés établir un diagnostic des déséquilibres économiques. Ne reste plus maintenant qu’à les identifier et à trouver des solutions qui recueillent l’unanimité… ce qui ne devrait pas prendre plus d’une bonne décennie. Hem… nous ne voyons là nulle trace des sujets prioritaires évoqués par Nicolas Sarkozy avant le sommet du week-end
Inde
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Epargne
L'inflation, de la Chine à l'Inde… en passant par les matières premières
par Chris Mayer 7 février 2011L’année 2011 est l’année où l’inflation jouera le rôle d’un boulet de démolition. Tout semble menacé, des marchés émergents aux jolis bénéfices rapportés par le marché dans son ensemble. Attardons-nous un peu sur les grands marchés émergents : une hausse des prix de la nourriture et de l’énergie représente un grand risque pour eux
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L’or a perdu pas mal de terrain la semaine dernière. Nous aimerions encore voir un déclin net du cours de l’or. Trop de gens se positionnent sur le métal jaune. La plupart d’entre eux n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils font. Ils achètent le métal jaune comme spéculation. Il est plus probable qu’ils vont perdre de l’argent
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En surface, notre métal jaune préféré ne va pas très bien cette semaine. Le cours au comptant a varié dans une fourchette étroite autour de 1 380 $. Mais juste en dessous… nous sentons que quelque chose couve. Les acheteurs au détail en Chine n’arrivent pas à s’emparer des lingots d’or assez vite
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L’Allemagne est une économie mature, elle aussi. Eh bien… oui et non. Les usines et les infrastructures allemandes ont été réduites à néant durant la Deuxième guerre mondiale. Le pays a dû tout reconstruire à partir de la base. Son gouvernement d’après-guerre était entièrement neuf. Sa devise est sortie il y a moins de 10 ans
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Les Etats-Unis et l’Europe luttent pour faire du surplace. Ce sont des sociétés matures… avec des populations vieillissantes et des économies en majeure partie usées. En Europe, cette année, pour la toute première fois, on comptera plus de personne prenant leur retraite que de personnes rejoignant la population active
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Epargne
Coton : +60% en trois mois. Une opportunité d'investissement ?
par Isabelle Mouilleseaux 4 novembre 2010+60% de hausse en trois mois Jamais, de mémoire de professionnel, le coton n’avait connu pareil hausse. Et bien entendu, la spéculation se greffe sur le mouvement pour l’exacerber jusqu’aux extrêmes. Pour résumer les fondamentaux : la demande de coton est extrêmement soutenue, l’offre à la peine, et les stocks très bas. Forcément, les cours s’envolent. La consommation mondiale de coton pour la saison 2010/2011 est attendue à 120,8 millions de balles de coton. La production ne devrait être que de 116,7 millions et le stock mondial final de 44,7 millions de balles. Soit quatre mois et demi de stock seulement
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L’eau ne s’écoule pas uniquement de votre robinet. Elle est également dans les vêtements que vous portez, les objets que vous utilisez au quotidien et, bien entendu, votre assiette. Le concept d’eau virtuelle a été inventé en 1993 par John Anthony Allan de la School of Oriental and African Studies, à Londres. Il évoque les quantités d’eau qui sont nécessaires dans la fabrication de toute chose
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L’approvisionnement en eau de millions de gens est menacé par deux phénomènes : la croissance démographique et l’urbanisation. Mais il y a évidemment le phénomène du réchauffement climatique qui vient aggraver la situation. Le problème n’est pas nouveau. Dès 2007, The Observer signalait que sur le long terme, les chutes moyennes de pluie sur Londres tombaient sous celles d’Istanbul, de Dallas ou de Nairobi. Il rappelait aussi que certains fleuves étaient en train de s’assécher, que ce soit le Rio Grande au Texas ou ceux d’Inde, du Nigeria, sans compter le cas de la mer d’Aral, en Asie centrale
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Alors que nos économies bataillent pour soutenir leur consommation interne, les émergents la voient comme un relais de croissance dans le monde d’après-crise. en décembre dernier, les ventes au détail au Brésil ont progressé de 9,1% en rythme annuel. Les grands réservoirs de consommateurs se trouvent donc en Chine, en Inde, au Brésil et, dans une moindre mesure, dans certains pays d’Amérique latine et du Moyen-Orient
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Le 2 avril 1997, votre chroniqueur, rongé par le trac, prenait la parole durant une conférence sur l’investissement à New York, où il présentait ses arguments en faveur de l’achat d’actions indiennes. Dans un discours de 40 minutes intitulé "Intel vs l’Inde — en quête de valeur", votre correspondant a affirmé que les actions indiennes étaient malheureusement sous-évaluées… du moins par rapport à ces "chères" valeurs technologiques telles qu’Intel
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Le Wall Street Journal de vendredi claironnait en première page que l’industrie mondiale connaît une véritable hausse. Selon le journal, tout le monde fabrique de plus en plus de choses. Cela permet d’assurer que la reprise "a des jambes". Les ventes de voitures ont elles aussi été plus vigoureuses que prévu en mars. On dirait donc que la reprise a aussi des roues. Ce que nous aimerions savoir, c’est : a-t-elle un cerveau ? Qui achète tout ça, et où trouvent-ils l’argent
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On dirait qu’une faille s’élargit aux Etats-Unis. La classe supérieure est éduquée… intelligente… et a de l’argent. Ses membres peuvent faire concurrence aux élites de n’importe quel pays au monde. Mais à partir de la classe moyenne, on a un problème. Les gens ont l’habitude de percevoir les salaires d’un pays riche et développé. Mais ils n’ont pas vraiment plus de compétences que les habitants d’Inde, du Mexique ou de Russie. Durant trente ans, le salaire horaire moyen d’un travailleur américain a stagné, à mesure qu’une main-d’oeuvre non-qualifiée entrait sur le marché du travail. Une grande partie venait de l’immigration légale et illégale en provenance d’Amérique latine. Et le reste concernant de la main-d’oeuvre en dehors des Etats-Unis
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Il est impossible de ne pas remarquer que l’Inde avance. C’est chaotique ; c’est inconfortable ; c’est imprévisible… mais on avance. Les gens sont jeunes. Les immeubles sont neufs. Il y a de nouvelles voitures sur les routes… et de nouvelles boutiques qui s’ouvrent. Nous avons vu quelques Nano, le nouveau modèle de Tata Motors — de mignonnes petites automobiles qui se vendent seulement 2 500 $. Il y avait aussi des dizaines de variétés de voitures telles qu’on n’en voit jamais sur les routes américaines ou européennes. On ne peut pas s’en empêcher… on commence à se projeter dans l’avenir… et à imaginer ce que ce sera lorsqu’ils finiront tel pont ou telle route… ou lorsqu’ils démoliront tel bidonville… ou trouveront de nouvelles manières de faire les choses… de s’entendre les uns avec les autres… et de nouveaux moyens de gérer le pays
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En Inde, que nous avons quittée hier matin, les prix de la nourriture grimpent en flèche. Partout dans le monde, au niveau des ventes en gros, il y a de l’inflation. Le pétrole a grimpé de 115% depuis janvier 2009. Le WTI est à 85 $ le baril à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le minerai de fer a grimpé de 95% au cours de la même période. Il existe aussi ce qu’on appelle le Rind Index, qui suit les matières premières auxquelles les gens ne prêtent pas attention habituellement — des choses comme la toile de jute et les peaux tannées. Ces choses sont utilisées dans l’industrie pour fabriquer d’autres choses. Il n’y a pas beaucoup d’achats spéculatifs. Mais il y a beaucoup d’inflation. Le Rind Index a grimpé de 50% depuis janvier 2009
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Les prix augmentent en Inde — alimentés par le coût élevé de la nourriture. Grâce en partie à une politique gouvernementale désastreuse consistant à encourager l’utilisation excessive d’engrais chimiques, les prix de l’alimentation grimpent en flèche. Dans un pays pauvre, l’alimentation représente une plus grande part du budget familial que dans un pays riche. L’IPC indien grimpe de 11% environ. Les actions ont elles aussi grimpé la semaine dernière — en grande partie grâce aux bons sentiments inspirés par Ben Bernanke. Le chef de la Fed a fait savoir que si l’économie retombe dans la récession, ce ne sera pas de sa faute
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Nous étions en route vers CNBC, pour une interview. Pour une raison mystérieuse, votre correspondant est une célébrité mineure dans le sous-continent indien. Le présentateur a annoncé au public que nous étions "un économiste occidental vénéré". "En Occident, la situation est très différente", avons-nous expliqué. "Les économies occidentales — plus spécifiquement les économies anglo-saxonnes, et en particulier la Grande-Bretagne et les Etats-Unis — se livrent à une fièvre acheteuse depuis de nombreuses années. Elle a atteint son apogée en 2005-2006 ; à présent, ces économies auront beaucoup de mal à se développer. Elles ne peuvent le faire en augmentant les dépenses et le crédit à la consommation. Pour commencer, les consommateurs ont déjà trop de choses. Ensuite, les consommateurs n’ont ni les revenus ni le nantissement pour justifier plus de dette. L’économie doit donc trouver un nouveau modèle pour avancer
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Nous avons rencontré un groupe de 12 analystes pour essayer de comprendre ce qui se passe en Inde d’une manière générale. Tata Motors était particulièrement sous les feux de la rampe… Notre équipe d’investissement, dans le bureau familial, l’a recommandé l’an dernier. La valeur a grimpé de 468% au cours des 12 derniers mois…On voit le nom Tata un peu partout, en Inde. Voitures (la société possède aussi Jaguar), cafés, hôtels, compagnies d’assurance, lignes aériennes, entreprises de chimie — et ainsi de suite. Tata semble posséder le pays tout entier. A peu près tout semble être une filiale Tata
