Que peut réellement faire l’Europe pour réduire sa dépendance énergétique ?
La crise provoquée par les tensions dans le détroit d’Ormuz rappelle brutalement la fragilité énergétique de l’Europe.
La crise provoquée par les tensions dans le détroit d’Ormuz rappelle brutalement la fragilité énergétique de l’Europe.
Installez-vous confortablement cher lecteur. Le spectacle a déjà commencé… Nous en sommes au troisième acte. Le titre du spectacle ? La chute de l’OPEP…
En août dernier, la production américaine de pétrole s’est élevée en moyenne à 8,6 millions de barils par jour. Il s’agit de la plus importante production mensuelle depuis juillet 1986 selon l’Energy Information Administration…
Que nous disent les marchés financiers ? Les actions montent, l’or baisse. MtGox a explosé comme le Krakatoa. Quant à Janet Yellen, elle soutient mordicus que c’est la météo qui ralentit l’économie américaine, rien de plus. Sauf que ce n’est pas nécessairement le cas…
« Alors que le froid sévit dans la plus grande partie des Etats-Unis, le prix du gaz naturel est en train de chauffer », écrivais-je à mes lecteurs début décembre. Depuis, le prix du gaz naturel est devenu brûlant…
Je suis fermement convaincu que tôt ou tard, nous verrons les prix du pétrole passer sous le seuil des 85 $. Et la baisse ira probablement très vite une fois que le retournement se sera produit. La raison de cette future rupture des prix du pétrole est élémentaire…
L’attitude de la France sur les gaz de schiste me fait penser aux personnes qui sont restées au creux de leur lit le 21 juillet 1969 à 3h56 du matin… jour où l’homme a mis le pied sur la lune…
▪ Dernièrement, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié un rapport révélant que l’Amérique du Nord est à la tête d’une « transformation radicale » dans la production mondiale de gaz et de pétrole, et ce grâce au boom de la technique du fracking ou fracturation hydraulique dont nous avons souvent parlé ici.
Récemment, à la Grant’s Investment Conference à New York, Jim Chanos, ce grand vendeur à découvert a donné au public une demi-douzaine d’idées de vente à la baisse. Il les appelle les « pièges à valeurs » parce que superficiellement, ces titres semblent bon marché mais si l’on creuse un peu, ils posent de sérieux problèmes. J’aimerais en détailler deux.
▪ Isaac Newton nous a montré que pour toute action il y a une réaction égale et opposée. C’est pourquoi toute force à la baisse dans le secteur de l’énergie crée des opportunités à la hausse ailleurs. Le défi consiste à trouver ces dernières. Il faut comprendre le mécanisme énergétique mondial dans sa globalité pour deviner quels sont les domaines qui bénéficient du changement de paysage.
▪ Non, ne vendez pas tout de suite votre Range Rover, pas avant d’avoir lu ces quelques lignes. Depuis maintenant plusieurs années, le secteur du pétrole est sous haute tension. La flambée des prix du pétrole que nous avons tous subi en 2008 nous avait donné un avant-goût de ce qui pouvait nous attendre.
Et si une guerre éclatait en 2012 ? Une guerre de l’énergie…
Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l’Europe s’est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Chaque futur belligérant cherchait à créer des alliances, conclure des traités de non-agression, de coopération etc.
Le 15 octobre dernier, le conservateur Times publiait un article sur une guerre qui a déjà commencé à faire rage en Europe, celle du gaz. En effet, depuis la récession, les prix du gaz sont en chute libre. Sur les marchés "spot" (au comptant), les cours ont été divisés par 3,5 en l’espace de 12 mois. Vous me direz que vous n’en avez guère vu la couleur sur votre facture : mais tel est précisément l’argument des gaziers comme GDF.
Le gaz naturel conventionnel, quand il n’est pas issu de l’extraction du pétrole, provient de gisements piégés dans de vastes anfractuosités d’une couche rocheuse, où il est en général mélangé à de l’eau ou de l’huile. Une fois que vous avez trouvé un gisement, il n’y a plus qu’à percer un trou et à extraire. En revanche, le gaz de schiste lui, est réparti en minuscules quantités, sur de vastes et denses massifs rocheux […] Pour le récupérer, il faut casser la roche
La tentative de remise en forme de l’économie américaine entreprise par le gouvernement fédéral va fournir de nombreuses opportunités de faire des profits. Prenez, par exemple, l’avancée inévitable vers la taxation des émissions de carbone. Donner un prix au dioxyde de carbone va forcément augmenter la facture de services publics. Résultat, les consommateurs d’énergie vont essayer d’éviter cette taxation en utilisant des sources d’énergie plus propres
