Paris a clôturé parfaitement inchangé vendredi à 3 916 points, soit +2,2% sur la semaine écoulée. Il avait renoué en fin d’après-midi avec ses niveaux du 1er janvier malgré un repli initial de 0,2% pour le Dow Jones et le Nasdaq. Le CAC 40 a oscillé sans désemparer entre 3 910 et 3 930 points, hormis deux ou trois brèves incursions vers 3 933/3 936. Cela fait donc un cumul de 17 heures passées au sein d’un corridor d’une vingtaine de points seulement : le contrôle des fluctuations de cours par les logiciels algorithmiques est bluffant
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L’Oncle Sam a droit à une piqûre de 600 milliards de dollars d’adrénaline de type "QE" : le coeur tiendra-t-il ?
par Philippe Béchade 4 novembre 2010Le verdict de la Fed est tombé ; le dollar a replongé initialement sous les 1,4180/euro, avant de rebondir vers 1,4030/euro. Soixante-quinze milliards de dollars par mois, c’est un montant qui peut donner le vertige — c’est trois fois le "trou de la Sécu"… mais sera-t-il suffisant pour propulser Wall Street au-delà de ses sommets annuels ? Les réactions initiales permettaient d’en douter
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Epargne
La Chine, bientôt vainqueur sur un tapis rouge de cuivre ?
par Philippe Béchade 2 novembre 2010Pékin remet ça. A 48 heures du communiqué final du FOMC de la Fed, un ministre de haut rang de l’Empire du Milieu dénonce la campagne de destruction ordonnée du dollar par les Etats-Unis. La Chine considère — et elle n’est pas la seule — que la création monétaire américaine est hors de contrôle. Toujours selon la Chine, les appels américains visant à obtenir une politique des changes plus volontariste, qui viserait à une réévaluation plus rapide du yuan, ne sont que des gesticulations dictées par le calendrier politique en cette veille de législatives
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"Les ventes de dette soulignent des conditions anormales", titrait le Financial Times cette semaine. Anormales ? Farfelues. Bizarres. Etranges. La dernière vente aux enchères de TIPS — de la dette du Trésor US protégée contre l’inflation — a produit une curiosité. Les investisseurs étaient prêts à payer 105 $ pour 100 $ de notes protégées contre l’inflation. Qu’est-ce que ça signifie ? De quoi s’inquiètent les investisseurs ? A vue de nez, ils se préparent à une perte intégrée au produit
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Il ne vous a pas échappé que les interventions monétaires dites compétitives se multipliaient. En pratique, il ne s’agit que de destruction monétaire en règle. Un banquier central soutient une monnaie étrangère en en achetant suffisamment sur le marché pour faire monter son cours et donc faire baisser sa propre monnaie. Seul problème : ce qu’il achète se crée — s’imprime — à volonté. Ce ne sera donc jamais assez
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La bulle actuelle est en train de rebondir dans une pièce remplie de piques. Il y a l’épineuse Chine — elle pourrait crever la bulle des marchés boursiers américains à tout moment. Les grandes banques et les gouvernements étrangers sont autant de clous dangereux. N’importe lequel d’entre eux pourrait faire éclater la bulle en quelques heures. Et qu’en est-il de l’aiguille la plus aiguisée… le dollar lui-même
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A 1 353 $ et 967 euros l’once, l’or est certainement rentré dans la troisième phase de son grand marché haussier, celle qui verra son sommet et son déclin, jusqu’à la prochaine crise. Mais cette troisième phase devrait durer quelques années. En 1980, les progressions de l’or et de l’argent furent respectivement de 2 276% et 3 099% avant la traversée du désert. Nous n’en sommes qu’à 412% et 419%
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Ce week-end, le secrétaire au Trésor US, Tim Geithner, a proposé aux ministres des finances du monde entier de limiter leurs excédents budgétaires à un pourcentage fixe du PIB. Comment est-ce que ça fonctionnerait ? Pourquoi faire une chose pareille ? A quoi est-ce que ça servirait ? Oh, nous avions la ferme intention de répondre à ces questions. Et puis nous nous sommes dit : "pourquoi se donner tant de mal"
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Epargne
Pourquoi l'inflation est toujours Une Très Mauvaise Nouvelle (UTMN)
par lemogamboguru 25 octobre 2010Bloomberg a annoncé que le département du Travail US avait publié son nouveau rapport. Ce dernier démontre que "si on inclus les coûts volatils de l’alimentation et de l’énergie, les prix de gros ont augmenté de 0,4%" par rapport au mois précédent, ce qui est assez mauvais. Le document contenait aussi un encart disant que "le prix de l’alimentation avait augmenté de 1,2% en septembre par rapport au mois précédent, sa plus grosse augmentation depuis le mois de mars"
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Quand 15 000 sociologues étudient le comportement d'une poignée d'épargnants
par Philippe Béchade 22 octobre 2010Le cycle boursier qui a démarré fin août, c’est un peu comme le Concorde qui prend son élan avec un réacteur en flammes. Il est arrivé un moment — le fameux point de non-retour — où le pilote a dû opter pour le décollage bien que ses ordinateurs lui signalaient une perte de poussée sur l’un des moteurs
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Les amateurs d’idées toutes simples se régalent : le dollar rebondit vers 1,37/euro, il faut prendre des bénéfices sur les actions. Il replonge vers les 1,40/euro à peine 24 heures plus tard ? Il faut se ruer à Wall Street, faire le plein de matières premières et de denrées agricoles puis s’arracher de nouveau les valeurs cycliques cotées sur les places européennes. Rarement la gestion des actifs ne se sera résumée à des principes dont l’énoncé tient sur un timbre poste
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Ben Bernanke sait faire plaisir à ses amis de la finance. Fin août, le président de la Réserve fédérale a décrété une nouvelle vague d’assouplissement quantitatif. Tout le monde sait maintenant à qui profite le crime… Depuis cette annonce, la valeur de l’ensemble des actions cotées sur les marchés américains a progressé de 10%, soit près de 1,3 milliard de dollars
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"Les traders ont fait grimper les cours mardi", a expliqué l’agence Associated Press, "après que le compte rendu de la réunion de la Fed du 21 septembre leur ait redonné espoir, en leur laissant penser que la banque centrale prendrait de nouvelles mesures pour relancer l’économie
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Epargne
Non, ceci n’est pas un pain de dynamite… c’est juste de la pâte à modeler pour faire joli sur le bureau de Ben Bernanke
par Philippe Béchade 15 octobre 2010Nous ne comprenons toujours pas précisément comment l’évolution des indices boursiers est programmée (doutiez-vous qu’elle le soit de manière très précise ?). Toutefois, nous avons bien compris hier que le quota de volatilité hebdomadaire avait été épuisé mercredi, au lendemain de la publication du compte-rendu de la Fed. Mais au fait, le communiqué de la dernière réunion contresigné par Ben Bernanke explique-t-il vraiment la bouffée d’euphorie qui a propulsé les indices européens au-delà de leurs résistances estivales ?
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La reprise sera plus lente que prévu, en admettant que reprise il y ait, surtout aux Etats-Unis. Le dollar est lâché par ses créanciers, et maintenu sous pression par les discours laxistes des autorités monétaires américaines. Ces mêmes discours alimentent une hausse orchestrée des marchés actions. En effet, quoi de plus illusoire qu’un marché qui monte sur l’unique pari que l’économie ira assez mal pour assurer la pérennité des subventions qui la font tourner artificiellement !
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Le 13 octobre 1987, la bulle boursière éclatait suite à la décision allemande de durcir sa politique monétaire. Dans le même temps, la Fed — avec à sa tête un tout nouveau président dénommé Alan Greenspan — regardait sans émotion le déficit commercial américain se creuser dans des proportions historiques, entraînant le dollar dans une spirale baissière qui risquait de replonger la planète, et l’Allemagne, dans un contexte inflationniste dont la Bundesbank ne voulait à aucun prix. Le 13 octobre 2010, les marchés s’abandonnaient à une euphorie débridé
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Il faut s’attendre à un miracle. Ou à une fraude. Pour de l’argent imprimé — de l’argent créé à partir de rien –, il est impossible de générer de la richesse réelle. Ce n’est que du papier. Ou même moins. Ces jours-ci, ce n’est rien de plus qu’une bribe de l’imagination d’internet. Un guichetier tape un chiffre sur son clavier. Et hop ! Une banque à des milliers de kilomètres de là reçoit un milliard de dollars. Le monde en est-il un centime plus riche ? Bien sûr que non
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Epargne
Dormez braves gens, circulez y’a rien à voir, mais qu’est-ce que vous espériez ?
par Philippe Béchade 12 octobre 2010Si vous espériez encore que les politiques et les banques centrales — saisis d’une prise de conscience admirable des vrais problèmes — allaient se résoudre à conjuguer leurs efforts pour sortir nos économies du pétrin… c’est bien vous qui n’allez pas être déçu ! Les Etats-Unis vont donc pouvoir continuer de détruire avec application le billet vert, les Japonais de créer de la dette, les Chinois de se hâter avec lenteur… et nous, les Européens, de boire le calice jusqu’à la lie
