La crise immobilière fait rage, l’endettement est massif à tous les échelons (ménages compris) et la crise hypothécaire bat son plein. Dans ces conditions, un relèvement rapide des taux serait suicidaire. Faire imploser le système financier ou accepter un minimum d’inflation, il faut choisir. La Fed a déjà tranché. Elle devrait garder le cap. Je suis même prête à affirmer que la Fed a délibérément fait le choix de l’inflation
BCE
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Pourquoi le dollar s’envole-t-il ? Quand trop d’investisseurs pensent et parient dans le même sens, les marchés se déséquilibrent dangereusement. Et quand les excès sont exacerbés, les réajustements sont violents. Ce qui s’est produit cet été pourrait bien être un cas d’école
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Un courant d’air glacial a soufflé lundi sur les bourses occidentales. Avec la canicule orageuse qui régnait sur pratiquement toute la façade ouest de l’Europe, un peu de fraîcheur pouvait sembler la bienvenue… mais le contraste thermique entre l’optimisme renaissant et la faillite de deux banques américaines ce week-end du 26/27 juillet a provoqué une méchante quinte de toux indicielle qui s’est soldée, à Wall Street, par une rechute de 5% du Dow Jones en moins de 72 heures de cotations
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Les marchés ont grappillé quelques points. Mais le marché obligataire s’est enfin donné la peine de regarder plus loin que le bout de son nez… et n’a pas aimé ce qu’il a vu
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Epargne
La BCE fait ce que les autres auraient dû faire depuis longtemps ! (2)
par Isabelle Mouilleseaux 11 juillet 2008Les pays émergents doivent remonter leurs taux significativement. Tant que les taux réels resteront négatifs, l’activité économique tournera en surchauffe, la demande de matières restera très forte et nous ne sortirons pas de la crise inflationniste
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Epargne
La BCE fait ce que les autres auraient dû faire depuis longtemps ! (1)
par Isabelle Mouilleseaux 10 juillet 2008Chute des marchés actions, retournement de l’immobilier, baisse des exportations du fait d’un euro fort, contraction du crédit… nous n’échapperons pas à un sérieux ralentissement économique, même en Europe
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Le CAC 40 retrouve ses niveaux du 8 juillet 2005 — c’était donc il y a trois ans jour pour jour — et inscrit en séance un nouveau plancher annuel à 4 224,08 points
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La dégringolade du billet vert n’incite pas vraiment à investir sur le dollar. Que tous les créanciers détenant cette devise se mettent à la vendre car elle vaut de moins en moins, et l’effondrement sera total ! Investir sur l’euro ? Pour le moment, le potentiel me paraît limité
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Le pouvoir d’achat des citoyens européens s’est effondré dans le compartiment immobilier ces dix dernières années. A peine les prix des logements commencent-ils à baisser que la hausse des taux désolvabilise des centaines de milliers de ménages, lesquels prennent de surcroît de plein fouet la flambée des carburants (peu compressible) et des denrées alimentaires (dépense incompressible)
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Le marché boursier britannique a baissé de près de 20% ces 12 derniers mois. La confiance des consommateurs est à son plus bas en 18 ans. Les prix des maisons chutent. Les banques vacillent. Les constructeurs immobiliers enregistrent perte sur perte
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Le pétrole est à 145 $, un petit goût de panique commençait à s’étendre sur les marchés cette semaine, et les consommateurs, quant à eux, font une figure longue comme un jour sans pain. Ce n’est pas étonnant : les chiffres de la croissance sont eux aussi en berne, le pouvoir d’achat — on ne se lasse pas de nous le répéter — recule, et ainsi de suite. Jusque là, tout va bien, je suis à peu près
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La semaine n’a pas été terriblement gratifiante pour les investisseurs… et elle suivait l’un des pires semestres de l’histoire boursière. Si l’on en croit l’indice mondial MSCI, les investisseurs n’ont pas pris une telle raclée depuis 26 ans
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Les bulls n’ont peut-être pas encore gagné la partie… mais les bears qui abusent du champagne depuis une bonne semaine se sont montrés moins efficaces hier. Ils semblent devenus plus patauds, leurs coups de griffe sont moins précis, ils laissent certaines de leurs victimes préférées s’échapper par des brèches dans la clôture
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Epargne
Laxiste avec les puissants, impitoyable avec les faibles…
par Philippe Béchade 3 juillet 2008Aux Etats-Unis, le marché du travail se dégrade. Le secteur privé américain a détruit 79 000 emplois au mois de juin, selon le cabinet Automatic Data Processing (ADP), quand les économistes tablaient seulement sur 20 000 destructions
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Dans l’état d’esprit où évoluent les marchés depuis le 2 juin dernier, n’importe quel concept économique teinté de pessimisme… n’importe quelle rumeur touchant une valeur financière… n’importe quelle évocation d’une hausse du loyer de l’argent… suffit à plonger les marchés dans des abîmes de neurasthénie.
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Il ne se passe pas une semaine sans que des rumeurs de fermeture de fonds ou de reprises d’actifs dans les bilans — comprenez, le remboursement d’une partie de leur argent à de gros clients qui sans cela auraient tout perdu — ne circulent dans les salles de marché
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Le ressort est cassé, les marchés n’y croient plus. La capitulation du vendredi 20 juin ne suscite pas la moindre vaguelette de rachats à bon compte, les investisseurs sont désormais convaincus que toute initiative allant dans ce sens se retrouvera contrariée par un tsunami de mauvaises nouvelles
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Aujourd’hui, nous nous tournons vers nos correspondants de guerre pour des nouvelles du front — et ils nous apprennent un principe important : "Apprenez à vivre avec l’inflation", commence un titre du Financial Times. Le FT fait allusion au banquier central d’Angleterre, Mervyn King, selon qui l’inflation — déjà plus forte qu’à aucun autre moment de ces dix dernières années — va encore grimper
