"La Chine peut donner une leçon à l’Argentine", disent les nouvelles. La Chine est sur le point d’investir 10 milliards de dollars dans les chemins de fer argentins. De toute évidence, si l’Argentine voulait des trains, elle pourrait les financer elle-même — si elle avait de l’argent, ce qui n’est pas le cas. Les Chinois sont donc venus à la rescousse. L’Argentine est une bonne source de matières premières et de nourriture. Le rail facilitera la tâche des Argentins lorsqu’ils voudront mettre leurs produits sur le marché, et celle des Chinois qui viendront les acheter
Argentine
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Pas beaucoup de nouvelles financières. La "reprise" reprend. Aux Etats-Unis, les ventes de maisons sont en hausse et le chômage en baisse. Nous avons encore la tête en Argentine, pleine de souvenirs de la semaine passée au ranch. En voici quelques-uns
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Tout de même, la "reprise" dure depuis si longtemps que nous avons oublié ce qu’était une crise. Vous vous souvenez du krach de 2008… quand les actions s’effondraient et que Lehman a fait faillite ? Des pleurs… et des grincements de dents. Une crainte profonde et terrifiante, c’est ce que les gens ressentaient à l’époque. C’était "la fin du monde". Le jour du jugement était arrivé
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Peu de gens parieraient sur l’avenir financier de l’Argentine. Le pays est un inflationniste en série… qui s’auto-inflige de temps en temps des blessures financières. Il s’est tiré une balle dans le pied si souvent que c’est à peine s’il lui reste des orteils ! La plupart des gens diraient qu’investir en Argentine est "trop risqué". Mais cela ne fait que démontrer que les gens ne comprennent pas le risque
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Les actions grimpent. L’or aussi. Il nous semble que le marché haussier de l’or a repris. Le métal jaune pourrait bientôt repasser le seuil des 1 200 $… et venir chatouiller son record historique. Pourquoi l’or grimpe-t-il ? Généralement, on achète de l’or quand on soupçonne les décideurs financiers de faire des erreurs. Quelles erreurs font-ils en ce moment ?
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Une chute du PIB de 0,3% seulement, voilà l’effet qu’a eu la crise sur le Brésil l’année dernière. C’est la première fois que le gouvernement brésilien est en réelle mesure de réagir face à une crise et de ne pas la subir. Pour preuve, sa maîtrise des taux, ou le budget qu’il a consacré à ses plans de soutien à l’économie. La situation actuelle est le résultat, pour beaucoup, des réformes mises en place à la fois par le président Lula, mais aussi par son prédécesseur, Fernando Henrique Cardoso (1995-2002). Ils ont encouragé la croissance, en soutenant les entreprises. Surtout, ils ont assaini les finances du pays, lui assurant un confortable matelas de devises qui a permis au Brésil de s’adapter dans la crise
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"Ce que nous commençons à observer, ce sont des lueurs d’espoir pour l’économie", a déclaré Barack Obama dans son discours mardi dernier. Obama est donc optimiste. Du moins, il en a l’air. Enfin, c’est ce que tout le monde dit, ce que tout le monde veut croire pour pouvoir être optimiste. Jeu de dupe. Ce qui est sûr, c’est qu’il fait au moins semblant d’y croire
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L’Argentine est pleine de surprises. La première étant que le pays de la pampa a bien résisté à la tempête financière qui a secoué le monde. Le pays semble avoir été épargné. Il est béni par sa mauvaise gestion interne…sauvé par sa propre incompétence. Incompétence… paresse… et médiocrité sont selon nous beaucoup trop sous-estimées
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Nous connaissons aussi les finances de Jorge — puisque nous payons son salaire. Il gagne moins qu’un éboueur américain… moins qu’un serveur de hamburgers… soit 500 $ par mois. Mais nous sommes prêt à parier que sa valeur nette est bien meilleure que celle de la plupart des Américains. Jorge ne peut pas dépenser d’argent — et ne peut pas non plus en emprunter. Il n’y a nulle part où le dépenser. Et aucune banque ne voudrait lui en prêter. Pourtant, il est là — une image vivante de la santé et du bonheur, toujours le sourire aux lèvres, avec toujours un mot gentil pour tout le monde
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Que faire de votre argent maintenant ? Vous avez probablement levé les yeux au ciel, pas vrai, cher lecteur ? Vous pensez que nous encore radoter sur notre Transaction de la Décennie. Eh bien vous avez raison. Achetez de l’or, vendez les actions — telle est notre position de base. Les actions chutent parce que nous sommes dans la phase baissière de l’expansion du crédit. L’or grimpe parce que les personnes responsables des devises papier sont déterminées à en imprimer toujours plus. Nous aimerions pouvoir vous donner des détails plus spécifiques, mais nous n’en avons pas ; personne n’en a
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Ce n’est pas moi qui ai décidé de déménager en Europe… ou d’acheter une maison en France… ou un ranch en Argentine… Ce n’est pas moi la plus extravagante, dans cette famille. Nous vivions très simplement dans notre ferme, dans le Maryland, et tu as décidé de passer à la mondialisation".
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Selon les prédictions des scientifiques, les régions sèches près des tropiques vont devenir plus sèches encore. Nous ne savons pas si nous y croyons. Mais c’est bien ce qui semble se produire ici. A cette époque de l’année, seul un filet d’eau descend des Andes. Le ranch tout entier… les arbres, les gens, le bétail, l’herbe… tous survivent grâce à cette eau
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Aux Etats-Unis, les ventes de maisons existantes ont chuté au taux de 8% au dernier trimestre — le double de ce qu’on attendait. Les ventes de voitures ont chuté aussi, au taux annuel de 15%. Pendant ce temps, en Californie… les prix des maisons chutent… le dollar chute… et des milliards de dollars de richesses partent en fumée — littéralement ! La Californie est en flammes. Cinq personnes sont mortes… et un million a été évacué. "C’est la plus grande mobilisation de l’histoire de cet état", disait La Naciòn hier. Les pauvres Californiens ; nous espérons que nos lecteurs qui y résident sont à l’abri
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"Permettez-moi de souligner l’ironie de la situation", a déclaré Guido Mantegna, ministre des finances brésilien, aux journalistes lors d’un récent pow-wow mondial… "Des pays qui étaient des références en termes de bonne gouvernance, de modèles et de codes pour le système financier" sont désormais des nations où les problèmes menacent de couler la prospérité mondiale. Mais qui donc pouvait-il avoir en tête ? Pas les Etats-Unis, tout de même… le pays qui, depuis 20 ans, pointe un doigt réprobateur sur toutes les économies boiteuses de la planète ?
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Acheter le Dow, c’est parier sur une classe d’actifs toute entière — les grandes valeurs. Vont-elles monter, vont-elles baisser… nous n’en savons rien. Mais si nous avons envie de jouer, nous irons au casino ; là-bas, au moins, il y a de quoi boire — et des jolies filles à regarder. Investir dans une action bien précise, c’est complètement différent. On peut toujours trouver une ou deux valeurs raisonnables — même dans un marché surévalué. Si vous faites vos devoirs — comme Warren Buffett, par exemple — vous ferez un investissement. Nous laissons aux autres le soin d’effectuer les travaux de force. A la Chronique Agora, nous nous contentons de montrer du doigt… et de rire.
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"Cet endroit va connaître un boom, je peux le sentir", a déclaré notre vieil ami Doug Casey lors du dîner hier soir. "Cet endroit", c’est l’Argentine. Nous dînions au Puerto Madero — un quartier de Buenos Aires où les quais et les hangars, au bord de l’eau, ont été rénovés pour devenir des restaurants et des lofts luxueux. Nous avons regardé de l’autre côté de l’eau, où nous apercevions les néons de diverses grandes entreprises… et les immeubles de verre et d’acier qui abritent leurs bureaux.
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En dépit des problèmes de l’immobilier, la plupart des Américains se sentent plutôt gras et insolents. Le niveau de vie — selon les standards actuels, du moins — a grimpé en flèche ces 30 dernières années. En 1950, une nouvelle maison faisait en moyenne 102m2. A présent, elle atteint en moyenne plus de 220m2 — alors que les familles sont beaucoup plus petites. Dans les années 50, la famille typique n’avait qu’une seule voiture. A présent, les garages en sont pleins. Et bien entendu, il y a également la clim’, des jacuzzis, des télévisions grand écran et tous les autres gadgets de la vie moderne.
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La chute du dollar n’est pas là simplement pour amuser les spéculateurs. Le dollar, c’est la devise dans laquelle quasiment tous les espoirs et les rêves des Américains sont calibrés. Si une maison vaut 300 000 $… ces 300 000 morceaux de papier peuvent représenter toute une vie d’efforts passés… ainsi que tous les espoirs de repos futur. Retraites, assurances-vie, portefeuilles boursiers, obligations… Tout ce que les Américains gagnent et tout ce qu’ils dépensent — quasiment tout est en dollars.
