Jusqu’à présent, nous avons assisté à un krach boursier et à ce qui ressemble aux débuts d’une nouvelle dépression, déjà marquée par les renflouages et les nationalisations […] Richard Russell nous annonce que le Transport Index, l’indice des transports, n’a pas encore confirmé de nouveau marché haussier — c’est bon signe — mais que le Coppock Index, généralement fiable, signale la fin de la récession et une future hausse des prix.
-
-
La Californie peut s’enorgueillir de détenir trois des cinq premières places du pays en matière de chute des prix de l’immobilier en l’espace de deux ans. Et ce sont -51,1% à Stockton, avec en prime le second plus fort taux de negative equity des Etats-Unis puisque 57,5% des acheteurs perdent de l’argent par rapport à leur prix d’acquisition. Le numéro un toutes catégories confondues reste toutefois, Las Vegas, dans le Nevada. On y enregistre une chute de moitié du prix des biens immobiliers
-
Les Chinois demandent aux Américains de leur donner des chiffres, de "l’arithmétique". Les Américains ont beau tirer ça dans tous les sens, refaire les équations avec leurs ordinateurs, les chiffres en sortent toujours de la même façon : précédés par le signe "moins". Mais parfois, les mauvais chiffres peuvent être bons — c’est du moins ce que le marché essaye de nous faire croire
-
Epargne
+50% : la hausse des matières premières est-elle pérenne ?
par Isabelle Mouilleseaux 10 juin 2009La Chine qui achète à tour de bras des matières premières pour se débarrasser des montagnes de dollars dont elle dispose et qui se déprécient un peu plus chaque jour. Cuivre, zinc, pétrole, soja, maïs, blé… tout est bon. La Chine reconstitue ses stocks et compte sur son plan de relance "infrastructures" pour les absorber
-
L’argent idiot est relativement facile à détecter. C’est l’argent qui arrive toujours en retard à la fête, habillé à la mode d’hier. Il regarde la télévision et pense que les émissions de télé-réalité montrent la vraie vie… il pense que Ben Bernanke est un grand économiste… et que Tim Geithner s’assure que l’économie continue de tourner correctement. C’est l’argent idiot qui pense qu’on peut corriger toute une génération de croissance du crédit en 24 mois… avec moins de 10% de chômage
-
Epargne
Non-conventionnel… M. Bernanke, les marchés vous ont pris au mot !
par Philippe Béchade 9 juin 2009La Bourse de Paris a clôturé en repli de 1,5%. Le CAC 40 s’est enfoncé sous les 3 300 points et revient pratiquement au contact de ses niveaux du 29 mai dernier. Le seuil des 3 277 points a été testé à cinq reprises entre 10h et 16h30 et il n’a pas craqué. Mais la pression baissière restait peu vigoureuse avec moins de 2,5 milliards d’euros échangés sur le CAC 40
-
Dans la mode, des groupes comme PPR ou LVMH enregistrent des déboires, y compris sur leurs marques phares, comme Gucci. Quant aux ventes d’Hermès de vêtements et d’accessoires, elles ont reculé de 5,4% au premier trimestre 2009. Son chiffre d’affaires a baissé partout, sauf en Asie (hors Japon). Selon une étude du cabinet de conseil Bain & Company, réalisée mi-avril, le secteur du luxe devrait perdre 10% sur l’année 2009
-
Que se passe-t-il pour l’or et l’argent ? Et, plus important encore, que va-t-il se passer avec l’or et l’argent dans les prochains mois ? L’or a fait un excellent mois de mai, avec une augmentation de près de 9%. Et l’argent-métal a fait encore mieux, avec une hausse de plus de 26%. C’est l’effet "lance-pierre" de l’argent ; il rattrape le temps qu’il a passé dans l’ombre de l’or
-
Il y a trois sortes d’argent sur les marchés. L’argent intelligent qui suit la tendance. L’argent idiot qui parie contre la tendance. Et l’argent qui ne sait pas où il va. Le problème, c’est de déterminer qui est qui. Les marchés sont clairement dans une phase de ralentissement déflationniste. Ca ne fait aucun doute. Après une longue période d’expansion, le crédit se contracte enfin. L’argent intelligent parie probablement sur une baisse des prix des actifs
-
L’enquête mensuelle d’ADP avait recensé 520 000 destructions de postes dans le secteur privé et une dégradation tendancielle par rapport au mois d’avril aux Etats-Unis. Si tel n’est pas le cas au vu de la comptabilité nationale, c’est que l’embellie du mois de mai résulte d’un plus grand nombre de créations d’emplois dans le secteur public. Mais il est une réalité que ne peut masquer l’augmentation du nombre des fonctionnaires : le recul du nombre d’heures travaillées par salarié. Cela signifie que les entreprises continuent de voir diminuer leur charge de travail, ce qui n’est pas un signe de reprise
-
L’Iran est le quatrième producteur de brut au monde, le deuxième plus gros exportateur de brut de l’OPEP. Dans ses sous-sols : 125 milliards de barils, soit 9% des réserves mondiales connues. L’Iran, c’est aussi la deuxième plus grande réserve en gaz naturel qui soit. De quoi attiser les convoitises… Forcément, la Chine est sur le coup
-
D’où vient tout l’argent nécessaire aux plans de relance ? Les Etats-Unis vont-ils l’emprunter ? A qui ? Aux Chinois ? J’en doute. Ils ont d’autres idées. Et si les Etats-Unis l’empruntent, combien d’intérêts le pays peut-il se permettre de payer sur la dette nationale ? Nous en sommes presque arrivés au point où payer des intérêts sur la dette et devenu le nouveau business des Etats-Unis
-
Monétiser la dette, c’est précisément ce que la Fed fera. Mais elle ne le fera pas précisément. Non, elle agira de manière maladroite… hésitante… incompétente… accidentelle, et, en fin de compte, catastrophique. Telle est notre prédiction, à la Chronique Agora. Prouvez que nous avons tort ! Aujourd’hui, nous vous expliquons pourquoi il est inutile d’être astrologue ou économiste pour prévoir ce qui va arriver
-
Dans les bureaux de la Chronique Agora, on se sent face au rebond boursier comme des invités dans la cuisine de leurs hôtes, et qui regarderaient le soufflé monter dans le four, monter, monter et monter encore… sans que les maîtres de maison fassent quoi que ce soit
-
Alors que le dollar tente de se stabiliser autour de 1,42/euro et 96,5 yens, le pétrole poursuit son envol : le baril grimpait jeudi soir de 3,6% à 68,4 $. Il gagne ainsi 20% depuis la mi-avril et il a plus que doublé de valeur depuis ses planchers de février, vers 34 $. Une équation que Wall Street a fini par trouver rassurante — le rally de l’or noir s’apparenterait donc à un de ces signes de reprise économique baptisés green shoots, "pousses vertes"
-
Dans la matinée du 18 juillet dernier, je proposais dans un rapport spécial à l’intention de mes lecteurs de vendre à découvert l’action GTX Corporation, qui valait plus de deux dollars au moment de la rédaction. Ceux qui ont agi promptement ont obtenu un prix de vente de 1,95 $ à l’ouverture du 18 juillet 2009. Je flairai là l’escroquerie
-
Pour autant que nous puissions en juger, le voyage de Tim Geithner à Pékin était — au mieux — un match nul. Il a débité ses mensonges apaisants. La Chine a écouté. Les marchés ont réagi favorablement. Son but était de bluffer et berner les investisseurs du monde — et notamment de la Chine –, pour les pousser à croire que les Etats-Unis gardaient le contrôle de leurs finances
-
La journée de mercredi a été ponctuée d’une abondante série de statistiques peu susceptibles d’engendrer le type d’euphorie auquel nous avions eu droit lundi. L’enquête du cabinet américain ADP-National Employment, qui précède toujours de deux jours le rapport mensuel sur l’emploi, a fait apparaître une dégradation du marché du travail. Mais la vraie mauvaise surprise, c’est que l’embellie d’avril était largement factice : les destructions d’emplois, initialement estimées à 491 000, ont été révisées à 545 000
