Du côté positif, l’indice industriel Dow Jones a gagné 1 400 points depuis sa baisse du 6 mars. Du côté négatif, le Dow a perdu plus de 300 points depuis vendredi 17 avril. Les investisseurs acrophobes ont donc toutes les raisons de se demander si la Bourse avance sur les solides marches de granit des facteurs fondamentaux sous-jacents légitimes, ou s’il s’agit de jouer à "Coyote contre Bip-Bip"
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Dans l’histoire moderne, on ne trouve que deux exemples de dépressions comme celle-ci — les années 30 aux Etats-Unis et les années 90 au Japon. Dans les deux cas, les autorités ont fait des idioties. Mais cette fois-ci, le gouvernement américain les bat toutes. Il a engagé 13 000 milliards de dollars dans des programmes qui n’ont aucun sens en théorie… et n’ont jamais fonctionné en pratique
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Plans de renflouage, injections de crédit, émissions obligataires, mesures fiscales, mise en fonction de la planche à billets… les remèdes ne manquent pas. Mais dans leur hâte à lutter contre la maladie, on dirait bien que les autorités ne se sont pas posé la question des interactions médicamenteuses, du surdosage et des autres effets secondaires indésirables
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Encore une journée qui ressemble fortement à un coup d’épée dans l’eau pour les marchés hier. Les chiffres du jour n’étaient pourtant pas si mauvais du côté de la Zone euro : on apprenait en effet que le moral des industriels français allait mieux ce mois-ci… tandis que l’indice PMI préliminaire d’activité dans le secteur privé de l’Eurozone était lui aussi en voie d’amélioration
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J’ai récemment suivi ce qui se passait dans le secteur de l’agriculture avec plus d’intérêt que d’habitude. Je ne pense pas que les investisseurs aient réellement compris à quel point la sécheresse et la crise financière vont toucher la récolte de cette année dans tous les domaines. Nous en voyons déjà les effets sur certains produits, comme le thé. Le prix du thé devrait dépasser son niveau record atteint l’année dernière. Et la sécheresse en est la cause principale
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Le taux de déclin, c’est la vitesse à laquelle la production d’un puits de pétrole baisse après avoir atteint son maximum de production (pic de production). Le taux de déclin moyen "officiel" est de l’ordre de 4% par an, mais cela semble s’avérer un peu trop optimiste. Pour résumer la situation, les techniques utilisées pour produire plus et plus vite ont eu pour conséquence une baisse beaucoup plus rapide que prévue
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Peut-être les choses vont-elles mieux de l’autre côté de la planète. Comment va la Chine ? Les analystes sont "prudemment optimistes", déclare un article du New York Times. Les ventes au détail, en Chine, serait en hausse de 15%. Parallèlement, un autre article nous dit que la Chine accélère ses achats de dette du Trésor américain
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Hop, la hausse continue sur les marchés… mais l’inquiétude reprend elle aussi quelque peu, comme en témoigne la volatilité qui a animé la séance parisienne hier. Le CAC 40 a en effet connu des dents de scie tout au long de la séance au gré […] Aux Etats-Unis, on était plus mitigé — en accord avec les résultats publiés durant la séance. Les pertes plus importantes que prévu de Morgan Stanley, par exemple, on pesé sur le Dow Jones
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Selon BP, la consommation de pétrole dans le monde en 2007 était de 85,2 millions de barils par jour et la production annuelle de 81,5 millions de barils par jour — ce qui donne une consommation mondiale annuelle de 31,1 milliards de barils par an. Pour vous donner un ordre de grandeur, cela correspond à une fois et demie les réserves de pétrole d’Exxon
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Selon nous, nous ne vivons pas une récession… mais une dépression. Durant une récession, la formule du marché haussier continue de fonctionner. Il lui faut juste un peu de temps pour se reposer… reprendre son souffle… éliminer les stocks… et reconstruire les réserves de liquidités. Dans une récession, en revanche, cette formule ne marche plus
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"Revenez, petits investisseurs", chantonne M. le Marché… "revenez, il n’y a rien à craindre, je vous assure, je serai gentil… Regardez : tout s’apaise… l’indice ZEW, mesurant les attentes des milieux financiers pour l’économie allemande, est revenu dans le vert pour la première fois depuis juillet 2007, avec une hausse de 16,5 points ce mois-ci, à 13 points
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Epargne
Le marché de l'uranium est en pleine effervescence (2)
par Isabelle Mouilleseaux 22 avril 2009La Chine a clairement annoncé vouloir se constituer des "stocks stratégiques d’uranium" et vouloir prendre des participations dans des minières stratégiques. Les autorités chinoises pousseraient actuellement leurs entreprises nationales à acheter la matière radioactive, et à prendre des participations dans des minières d’uranium pour sécuriser les approvisionnements futurs
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Si vous n’avez pas encore vu le "film à gros budget" d’Addison et de Kate, l’intrigue principale repose sur son protagoniste, David Walker, ancien chef du Bureau des responsabilités du gouvernement américain, durant ce qu’on peut appeler sa "tournée de réveil budgétaire". M. Walker parle de la dette, du déficit et des illusions du dollar dans des conseils municipaux à travers tout les Etats-Unis, pour tenter de sensibiliser les gens aux dangers de politiques monétaires et fiscales hasardeuses
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Le gouvernement américain dépense 13 000 milliards de dollars — près d’une année entière de production économique — pour "réparer" les dégâts causés par l’effondrement financier mondial. Bien entendu, il ne peut rien réparer du tout. Les entreprises qui perdent de l’argent vont quand même perdre de l’argent
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Et voilà ! A peine parlions-nous de rebond que les bourses subissaient des dégagements spectaculaires sur la séance d’hier. Le CAC 40 a perdu 3,96% dans la journée et terminé à 2 969,40 points, pendant que le Footsie reculait de 2,8% à Londres ; le DAX n’était pas en reste avec ses -2,65%. Côté américain, c’était plus impressionnant encore
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Epargne
Le marché de l'uranium est en pleine effervescence (1)
par Isabelle Mouilleseaux 21 avril 2009Alors que les matières premières se redressent depuis janvier, le cours de l’uranium est à contre-courant, passant de 55 $ en décembre à 40 $ la livre aujourd’hui. Pourquoi ce reflux ? A cause de rumeurs persistantes depuis quelques semaines, aujourd’hui confirmées : feu Lehman Brothers (LB) détiendrait suffisamment d’uranium pour fabriquer une bombe nucléaire
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On pourrait penser — après 50 000 milliards de dollars de pertes — que les gens seraient un peu plus prudents dans leurs choix. Qui prendrait au sérieux les pensées d’Alan Greenspan, par exemple ? Pourtant, les journaux continuent de rapporter ses remarques avec le plus grand sérieux
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Nous l’attendions avec impatience, nous le prévoyions depuis longtemps, nous nous en sommes languis, nous avons eu quelques faux espoirs… mais le rebond est bien là. Six semaines de hausse à la file pour Wall Street — et une séance flamboyante pour le CAC 40 vendredi — ont signé une vraie remontée des cours, au lieu de quelques poussées hésitantes dans le vert. La prochaine question, c’est… touche-t-il déjà à sa fin
