Les amateurs d’idées toutes simples se régalent : le dollar rebondit vers 1,37/euro, il faut prendre des bénéfices sur les actions. Il replonge vers les 1,40/euro à peine 24 heures plus tard ? Il faut se ruer à Wall Street, faire le plein de matières premières et de denrées agricoles puis s’arracher de nouveau les valeurs cycliques cotées sur les places européennes. Rarement la gestion des actifs ne se sera résumée à des principes dont l’énoncé tient sur un timbre poste
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Nous venions tout juste d’arriver à l’aéroport de Salta. Nous étions prêt à entendre de mauvaises nouvelles. Les mauvaises nouvelles, c’est toujours ce qui attend les propriétaires absents. Surtout là où nous nous trouvons en ce moment. Un camion est tombé en panne. L’un des employés a eu un accident. Il n’a pas plu. Le gel a tué toutes les pommes, les prunes, les raisins… Un puma a tué des veaux
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Epargne
3 280 personnes de plus sur Terre d'ici la fin de votre lecture. Comment les nourrit-on ? (1)
par fredericlaurent 20 octobre 2010A l’heure où je finalise ces lignes, le compteur du site http://www.populationmondiale.com/ affiche 6 897 366 790 personnes sur Terre. Si j’actualise la page du site, elle est de 6 897 367 118 personnes. Hop ! 328 personnes de plus en deux minutes ! Autant vous dire que quand vous aurez fini de lire cette chronique, dans 20 minutes environ, il y aura donc 3 280 personnes de plus sur Terre. Vertigineux
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Epargne
Et si Pékin décidait de vider le bain de mousse spéculative ?
par Philippe Béchade 20 octobre 2010Même les manipulations indicielles les mieux ficelées peuvent mal tourner lorsque l’impensable se produit. En l’occurrence, il s’agit d’un relèvement de 0,25% des taux d’intérêt en Chine. Cette annonce est survenue en pleine nuit depuis Pékin, quelques heures seulement après que l’indice SSE de Shanghai se soit hissé au-dessus de la barre symbolique des 3 000 points
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Le maïs a fait parler de lui sur les marchés, ces derniers temps. Ce que certains ont appelé "un choc de récoltes" l’a fait grimper de 6% en un jour : le département de l’Agriculture US a abaissé ses projections de récolte de près de 4%, ce qui a pris le marché par surprise. Et c’est là seulement l’une des raisons pour lesquelles le prix du maïs est passé de 3,30 $ le boisseau en juillet dernier… à 5,30 $ le boisseau actuellement
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Ben Bernanke sait faire plaisir à ses amis de la finance. Fin août, le président de la Réserve fédérale a décrété une nouvelle vague d’assouplissement quantitatif. Tout le monde sait maintenant à qui profite le crime… Depuis cette annonce, la valeur de l’ensemble des actions cotées sur les marchés américains a progressé de 10%, soit près de 1,3 milliard de dollars
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Soit la naïveté des analystes est confondante… Soit ils alimentent en toute connaissance de cause une hausse boursière factice destinée à endormir l’opinion alors que de nouveaux risques de krach boursier et monétaire menacent directement le système financier américain
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George Soros, dans le Financial Times : "Ce dont les Etats-Unis ont besoin, c’est de stimulants"… "Sans renflouage", dit-il, revenant sur un terrain familier, "le système financier serait resté paralysé". Vraiment ? Pourquoi pense-t-il une telle chose ? A notre avis, les renflouages eux-mêmes sont la source de la paralysie
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Epargne
La Fed va-t-elle nous expédier cinq rubans de 100 $ vers la Lune ?
par Philippe Béchade 18 octobre 2010La flambée de Google et de Seagate sur des rumeurs de rachat par des fonds d’investissement qui laissent pourtant sceptiques de nombreux analystes. Seagate n’est ni une machine à cash, ni un groupe diversifié dont certains actifs seraient sous valorisés et "bankables" en cas de cession. Mais dans le climat actuel, n’importe quelle idée d’achat semble bienvenue
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"Les traders ont fait grimper les cours mardi", a expliqué l’agence Associated Press, "après que le compte rendu de la réunion de la Fed du 21 septembre leur ait redonné espoir, en leur laissant penser que la banque centrale prendrait de nouvelles mesures pour relancer l’économie
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Stockez les barils ! Ou plutôt, préparez-vous à jouer le pétrole et l’industrie pétrolière. Déjà, la semaine dernière, je vous parlais du pétrole et de mes anticipations en ce qui concerne le prix du baril. Au moment même où je vous écrivais, celui-ci franchissait allègrement la barre des 80 $
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Les actions, les matières premières — bref, tout ou presque bave… souffle… fume et s’excite. Pourquoi ? Parce que tout concorde à indiquer à plus d’argent facile de la part de la Fed. Et tout le monde sait ce que fait l’argent facile. Il met les prix en ébullition. Les prix des actifs. Il ne fait pas grand’chose pour l’économie — pas quand cette dernière est en plein désendettement. Mais il peut causer des dommages considérables sur les marchés financiers. Youpi ! Quel plaisir de penser à tout ce nouvel argent créé par la Fed en train d’inonder les marchés… faisant grimper tout ce qui se trouve sur son chemin…
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Epargne
Non, ceci n’est pas un pain de dynamite… c’est juste de la pâte à modeler pour faire joli sur le bureau de Ben Bernanke
par Philippe Béchade 15 octobre 2010Nous ne comprenons toujours pas précisément comment l’évolution des indices boursiers est programmée (doutiez-vous qu’elle le soit de manière très précise ?). Toutefois, nous avons bien compris hier que le quota de volatilité hebdomadaire avait été épuisé mercredi, au lendemain de la publication du compte-rendu de la Fed. Mais au fait, le communiqué de la dernière réunion contresigné par Ben Bernanke explique-t-il vraiment la bouffée d’euphorie qui a propulsé les indices européens au-delà de leurs résistances estivales ?
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Depuis le début de l’année, le parcours des valeurs pétrolières et gazières est laborieux : l’indice sectoriel DJ Stoxx 600 Oil & Gas composé des plus importants acteurs cède 7,5% tandis que l’indice européen généraliste DJ Stoxx 600 progresse de 3,6%. Faut-il parier sur un rattrapage ou bien, au contraire, sur une aggravation de la situation ?
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L’indice CRB, une référence assez large dans le secteur des matières premières, a dépassé les 300 à l’ouverture de jeudi. La Chine a publié des données de douane pour septembre qui révèlent une augmentation des importations de matières premières en général, mais surtout des importations de pétrole brut. La dernière fois que le CRB avait atteint les 300, c’était en octobre 2008 — quand toutes les catégories de capitaux étaient en vente, pour lever des liquidités
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La reprise sera plus lente que prévu, en admettant que reprise il y ait, surtout aux Etats-Unis. Le dollar est lâché par ses créanciers, et maintenu sous pression par les discours laxistes des autorités monétaires américaines. Ces mêmes discours alimentent une hausse orchestrée des marchés actions. En effet, quoi de plus illusoire qu’un marché qui monte sur l’unique pari que l’économie ira assez mal pour assurer la pérennité des subventions qui la font tourner artificiellement !
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Le 13 octobre 1987, la bulle boursière éclatait suite à la décision allemande de durcir sa politique monétaire. Dans le même temps, la Fed — avec à sa tête un tout nouveau président dénommé Alan Greenspan — regardait sans émotion le déficit commercial américain se creuser dans des proportions historiques, entraînant le dollar dans une spirale baissière qui risquait de replonger la planète, et l’Allemagne, dans un contexte inflationniste dont la Bundesbank ne voulait à aucun prix. Le 13 octobre 2010, les marchés s’abandonnaient à une euphorie débridé
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Il faut s’attendre à un miracle. Ou à une fraude. Pour de l’argent imprimé — de l’argent créé à partir de rien –, il est impossible de générer de la richesse réelle. Ce n’est que du papier. Ou même moins. Ces jours-ci, ce n’est rien de plus qu’une bribe de l’imagination d’internet. Un guichetier tape un chiffre sur son clavier. Et hop ! Une banque à des milliers de kilomètres de là reçoit un milliard de dollars. Le monde en est-il un centime plus riche ? Bien sûr que non
