L’Afrique, un BRIC à elle toute seule ?
▪ L’Afrique du Sud fait depuis peu partie des BRICS, le « S » ayant été ajouté au « BRIC » pour l’inclure. Mais l’Afrique toute entière ne serait-elle pas elle-même un simple BRIC ?
▪ L’Afrique du Sud fait depuis peu partie des BRICS, le « S » ayant été ajouté au « BRIC » pour l’inclure. Mais l’Afrique toute entière ne serait-elle pas elle-même un simple BRIC ?
▪ Crime contre l’humanité au Darfour, guerre civile permanente en Somalie, épidémies, pandémies, pauvreté endémique… il faut bien avouer qu’il y a de quoi vous décourager et vous dissuader pour tout investissement en Afrique ! C’est pourtant dans cette situation qu’il faut investir pour le long terme. D’ailleurs, rassurez-vous : les éclaircies sont néanmoins nombreuses, avec à la base une croissance économique supérieure à 5%.
▪ Non, ne vendez pas tout de suite votre Range Rover, pas avant d’avoir lu ces quelques lignes. Depuis maintenant plusieurs années, le secteur du pétrole est sous haute tension. La flambée des prix du pétrole que nous avons tous subi en 2008 nous avait donné un avant-goût de ce qui pouvait nous attendre.
L’Afrique reste à la traîne pour ce qui est de sa place dans le commerce mondial. Mais le commerce entre la Chine et l’Afrique a atteint 100 milliards de dollars en 2008 et a dépassé le commerce entre l’Afrique et les Etats-Unis, tandis que l’Europe reste son premier partenaire. Toutefois, les autres pays émergents augmentent leurs échanges avec le continent noir.
Aujourd’hui, je ne vous le cache pas, je vais vous parler d’investissement de long terme. De très long terme, même, puisqu’il s’agit de l’Afrique. Mais ne tournez pas les talons tout de suite — nous allons voir dans quelques lignes que ce continent présente un magnifique potentiel pour l’investisseur…
▪ La Chine est incontestablement l’économie la plus dépendante du charbon au monde. Le charbon produit 70% de l’électricité du pays. Cette dépendance oblige la Chine à produire trois fois plus de charbon que les Etats-Unis, alors que Washington est déjà le deuxième producteur de charbon dans le monde.
Moody’s vient de relever sa notation. Si la nouvelle est passée à peu près inaperçue, c’est qu’elle ne concerne pas un pays européen. Ni même américain. Il s’agit de l’Indonésie. C’est en particulier sa note sur la qualité de ses emprunts qui a été relevée mercredi. Désormais, l’Indonésie peut s’enorgueillir d’un Baa3.
▪ Tout le monde sait que, lorsque minuit sonne pour Cendrillon, le carrosse redevient citrouille, le cheval redevient souris et la merveilleuse robe se transforme en haillons. Le charme est rompu et c’est le retour à la réalité. Ce conte me fait penser à la Chine.
Comme vous le savez sans doute, Bangkok a subi de fortes inondations. Des tonnes d’eau ont englouti la ville et de fait, la vie quotidienne et le commerce en ont été perturbés. Un contact local à Bangkok m’avait prévenu de ne pas venir. J’ai décidé de ne pas suivre son conseil…
Les entreprises occidentales, à la recherche d’un surcroît de rentabilité, ont massivement délocalisé leur production vers les émergents. En parallèle, ces pays ont mis en place une industrie essentiellement orientée vers la production de biens de consommation à notre destination. Notre consommation dépend donc de plus en plus des exportations de ces pays.
▪ L’explosion démographique… Voilà un terme utilisé couramment sans que l’on y prenne garde. Pourtant les mots ont un sens : le terme « explosion » dévoile l’idée d’une bombe, peut-être à retardement, qui aurait une conséquence dévastatrice. Une menace qu’il faut prendre au sérieux. Paradoxalement, et contrairement à ses homologues militaires, cette explosion est insidieuse.
▪ Loin du chaos athénien, loin de la folie de ses foules et des bâtons de ses policiers, il y a une autre Athènes, qui bouge, avec une force presque égale, dans la direction opposée. Grâce à ses nombreuses bibliothèques et à ses universités, Bogotà, ancienne capitale de la Vice-Royauté de Nouvelle-Grenade et capitale actuelle de la Colombie, est parfois surnommée « l’Athènes sud-américaine ».
La semaine dernière, un titre a accroché mon regard, au-delà de toute l’encre versée sur les malheurs de la dette européenne. On lisait : « la Chine affamée fait ses courses en Argentine ». La Chine achète déjà la quasi-totalité des exportations de soja d’Argentine. A présent, la plus grande entreprise agricole chinoise essaie de mettre la main sur des superficies pour acquérir encore plus de soja.
Il y a environ cinq ans, j’ai lancé mon service en investissement, Mayer’s Special Situations avec un rapport spécial intitulé « Blue Gold ». Le rapport expliquait pourquoi investir dans des titres liés à l’eau s’imposait sur le long terme de façon impérieuse. Les actions que je conseillais dans ce rapport ont extrêmement bien performé, surpassant de loin l’indice S&P 500. Mais le contexte d’investissement du secteur de l’eau est encore plus fascinant aujourd’hui qu’il y a cinq ans.
Ca va mal sur le front de la Chine — ce qui est très dangereux pour la croissance mondiale aujourd’hui essentiellement tirée par les pays émergents. Ceci tombe à un très mauvais moment puisque l’Europe et les Etats-Unis sont simultanément dans de sales draps.
. On a obtenu d’importants gains de productivité et de richesse grâce aux premières avancées basées sur le pétrole. On finit ensuite par atteindre un point où les rendements diminuent, où les gains sont rares. On devient plus efficace. On utilise mieux l’énergie. Mais la ‘croissance’ atteint un plateau aussi ».
La Chine est la principale raison de la disparition des matières premières et ressources naturelles bon marché. La devise chinoise est presque assurée de grimper à mesure que le système financier mondial basé sur le dollar se délite.
▪ Nous avons appris que l’excédent commercial de la Chine a atteint 11,4 milliards de dollars le mois dernier. Ce chiffre est supérieur à tout ce qui avait été pressenti à Wall Street. Les exportations de l’Empire Céleste ont atteint un plus haut record.
