Même si le spectre d’un krach systémique terrassant le monde financier s’est éloigné, il faut s’habituer à une année ponctuée de chutes et de rechutes… dues à de mauvaises nouvelles qui s’accumulent sur le secteur financier — et bancaire notamment.
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Aux Etats-Unis, les informations financières continuent de décevoir, mais la bourse continue d’éblouir… sinon de surprendre, de dérouter et de laisser perplexe. Avant-hier, tandis que des histoires plus pathétiques les unes que les autres se succédaient dans les médias, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a enregistré un record de deux mois, en termes de gains en une journée — 214 points. Pourquoi cette jubilation soudaine à Wall Street ?
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Le magazine Fortune rapporte que Warren Buffett a parié avec une société de gestion de hedge fund qu’elle ne ferait pas mieux que le S&P 500 au cours des 10 prochaines années. La société, du nom de Protégé, a pour principale activité de gérer des hedge funds, et s’en sort bien. Depuis 2002, elle a rapporté à ses investisseurs 95% — après les frais. En comparaison, le S&P 500 n’a grimpé que de 64%.
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Je sais parfaitement ce que voir son revenu disparaître implique — en grande partie à cause de ma pathétique tendance à lancer des "appels à l’aide" en dépensant stupidement l’intégralité de mon salaire en boisson et en jeu durant un court week-end qui n’a laissé aucune trace dans ma mémoire. Lorsque je suis rentré à la maison en réalisant que nous n’avions plus de nourriture ni d’argent pour en acheter, les insanités que j’ai dû écouter de la part de ma famille durant les mois qui suivirent — et qu’on me rappelle encore aujourd’hui — étaient mémorable, c’est le moins qu’on puisse dire, si bien que je ne peux qu’imaginer les cris, les hurlements et les sanglots lorsque "40% du total des revenus américains" disparaissent. Ouille
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Les indices ont fait la moitié du chemin… mais dans quelle direction ?
par Philippe Béchade 10 juin 2008La débâcle de vendredi semble enrayée. Même si d’importants supports ont été cassés (notamment sur l’EuroStoxx 50, stable en clôture), les opérateurs n’ont pas déclenché de vague de ventes de précaution comme cela s’était produit mi-janvier puis mi-mars, les indices boursiers enchaînant les séances de repli dans une ambiance de plomb. Pour autant, l’enfoncement des 4 880 points (MM100) survenu vendredi — et largement commenté ce week-end — n’était pas accidentel. Il était cependant logique de se demander si les circonstances exceptionnelles ayant entraîné une chute de 2,3% du CAC 40 pouvaient à leur tour susciter une contre-réaction sur les marchés pétroliers et délivrer les opérateurs de la peur de voir le baril tester les 150 $ avant fin juin (comme le prévoit une étude récente de Morgan Stanley)
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Dans la guerre entre l’inflation et la déflation, vendredi dernier a été un jour sanglant. Ca a commencé par un tir du département de l’Emploi US ; le chômage a enregistré sa plus grande augmentation depuis 1986 — de 5% à 5,5%. Puis l’enfer s’est déchaîné. Les investisseurs ont immédiatement compris que la Fed de Bernanke n’aurait aucun moyen de tenir sa demi-promesse d’abandonner le combat contre la déflation et de commencer à lutter contre l’inflation, aux côtés de la Banque centrale européenne. Les banques centrales n’augmentent pas les taux lorsque le chômage grimpe. C’est du moins ce qui se passe depuis longtemps
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Aam Hamilton, de ZealLLC.com, nous rappelle que "l’inflation est purement et exclusivement un phénomène monétaire", ce qui ne signifie pas grand’chose en soi, mais devient bien plus effrayant lorsqu’il ajoute que la Monnaie à Maturité Zéro se rapproche à la vitesse grand V. Au cas où vous vous poseriez la question, la Monnaie à Maturité Zéro (MMZ) est considérée comme étant un équivalent raisonnable de l’évolution du M3 — la mesure la plus large de la masse monétaire, qui est importante car l’inflation de la masse monétaire signifie que l’inflation des prix à la consommation n’est pas loin
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Vous avez déjà regardé CNBC ou toute autre chaîne à thème économique et financier ? Heure après heure, des gros titres sinistres défilent sur la bande qui se déroule en bas de l’écran tandis que, heure après heure, des "analystes" mécaniquement optimistes poussent les spectateurs à acheter des actions. Aussi incroyable que cela puisse paraître, M. le Marché fait souvent confiance aux analystes
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Quelque chose a mal tourné le vendredi 6 juin… et les mauvais chiffres de l’emploi américain n’expliquent pas tout. Il y a eu des précédents — et des sévères — sans que les gérants jugent bon de balancer leurs portefeuilles boursiers par dessus bord. Et surtout, a-t-on jamais vu un signal clairement récessionniste aux Etats-Unis provoquer une flambée de plus de 10% du baril de pétrole en quelques heures
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Le retour à la moyenne est l’un des paris les plus sûrs que peut faire un investisseur. Laissez les prix atteindre des niveaux extraordinaires, vous êtes quasiment assuré de les voir revenir à la normale. Sur les marchés, le retour à la moyenne est encore plus certain qu’il l’est dans la nature. Parce que les prix extraordinaires mettent en branle une série d’actions et de réactions qui les ramènent presque toujours à l’ordre. Les prix record du pétrole, par exemple, ont déjà enclenché une série de tendances et d’événements qui ne pourront que les faire baisser d’un cran
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L’événement de la semaine écoulée tenait en une phrase : "Nous sommes attentifs aux implications des changements de la valeur du dollar pour l’inflation et pour les attentes d’inflation, et nous continuerons à formuler notre politique pour contrer ces risques". L’événement n’est pas tant la phrase en elle-même, d’ailleurs, que celui qui l’a prononcée — c’est-à-dire Ben Bernanke, président de la Fed. Après des années de "douce négligence", voire de tentatives de destruction pure et simple, la Réserve fédérale s’inquiète du sort du billet vert. C’est historique, rappelons-le — parce que d’ordinaire, ce n’est pas le rôle de la Fed, mais bien celui du secrétaire au Trésor US
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La grande question qui nous taraude aujourd’hui est donc la suivante : J.C. Trichet vient-il de pousser un nouveau pion de manière particulièrement offensive, confirmant ainsi une stratégie de longue haleine visant à renforcer la suprématie de l’euro sur le dollar
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Tendances et perspectives de la production d'argent dans le monde (2)
par Thomas Chaize 6 juin 2008Si les plus gros pays producteurs sauvent la croissance de la production mondiale d’argent depuis quelques années, les cinq premiers producteurs produisant de plus en plus, leur production compense de moins en moins la baisse de production d’argent des petits pays
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Pour le pétrole, la correction a commencé. Le pétrole a chuté sur le marché américain, il tourne désormais autour des 123 $. Et ce n’est pas la colère noire de George Soros face au Congrès qui a effrayé les spéculateurs. Les prix élevés, dit le proverbe, sont un remède aux prix élevés. "Remède" n’est peut-être pas le mot le plus approprié, surtout si vous êtes une compagnie aérienne ou un constructeur automobile
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Tôt chaque matin, votre correspondant se joint à un groupe d’analystes et de journalistes financiers pour discuter des nouvelles du jour. "Qu’arrive-t-il au prix du cuivre ? Pourquoi les actions asiatiques chutent-elles ? Vont-ils vraiment baisser les taux aujourd’hui ?" Les réponses ne sont pas toujours satisfaisantes, mais les questions continuent d’arriver. Et la question du jour, c’était : qu’est-ce qui a vraiment changé ?
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Beaucoup d’ingrédients plutôt appétissants — pour les amateurs de saveurs corsées — mijotaient dans la marmite baissière depuis lundi ; il y avait notamment la résurgence du syndrome des subprime frappant le secteur bancaire aux Etats-Unis… les dernières déclarations de J.C. Trichet évoquant la contagion de la crise du crédit à des secteurs d’activité "non reliés au secteur initialement touché"… la chute des ventes de détail (-0,6%) dans l’Euroland au mois d’avril… les anticipations de resserrement du loyer de l’argent (+50 points en moyenne) de part et d’autre de l’Atlantique avant la fin de l’année 2008
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Tendances et perspectives de la production d'argent dans le monde (1)
par Thomas Chaize 5 juin 2008La production des mines d’argent dans le monde est complexe à étudier du fait de la variété et du nombre de pays où se situent les mines d’argent (sur cinq continents et dans plus de 30 pays). La production mondiale d’argent est une sorte de super puzzle géant que l’on doit reconstruire les yeux fermés
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Ces derniers temps, c’est Ben Bernanke, chef de la Fed, qui fait les gros titres. Selon le Financial Times, il a brisé une longue tradition en s’exprimant sur le dollar cette semaine. Hélas, la chute du billet vert "a contribué à une hausse malvenue des prix à l’importation et de l’inflation des prix à la consommation", déclarait-il lors d’un forum bancaire international. Le président de la Fed veut peut-être un dollar plus fort… ou un dollar plus faible ; ce n’est généralement pas à lui de le dire
