Il fallait se rendre à l’évidence : aucune solution satisfaisante ne pourrait émerger, même en discutant jusqu’aux élections de novembre aux Etats-Unis. Les participants au sommet de Toronto ont donc décidé à l’unanimité que chacun ferait comme il voudrait ! Les dernières scories du sommet de Pittsburgh (qui voulait changer le monde, moraliser et réguler la finance) sont maintenant bien éteintes
Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en chef de « La Chronique Agora » et de « La Lettre des Affranchis », Philippe Béchade rédige depuis 2002 des chroniques macroéconomiques et boursières. Il est également l’auteur d’un essai, Fake News, qui fait office de manuel de réinformation sur les marchés financiers. Arbitragiste de formation, analyste technique, il fut en France dès 1986 l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Intervenant régulier sur BFM Business depuis 1995, rédacteur et analyste contrarien, il s'efforce de promouvoir une analyse humaniste, impertinente et prospective de l’actualité économique et géopolitique.
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Epargne
Les marchés jouent-ils à se faire peur, ou la réalité est-elle si terrible?
par Philippe Béchade 28 juin 2010Une forte baisse des indices boursiers, même dans le vide, à la veille d’un week-end, cela fait plutôt mauvaise impression. Une chute de 6% des places européennes par rapport aux meilleurs niveaux testés en début de séance lundi, c’est a priori franchement alarmant. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les marchés se sont littéralement emballés à la hausse lorsque la Chine a fait savoir qu’elle rétablissait un système de change flottant, ce qui devrait se traduire par une réappréciation du yuan
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Epargne
Si Bernanke lui même n’y croit plus, l’euro est proche d’un rebond
par Philippe Béchade 25 juin 2010Le niveau actuel du dollar devrait donc constituer un avantage pour les valeurs françaises — mais l’évolution du CAC 40 ne confirme pas cette hypothèse. Les investisseurs ont de bonnes raisons de penser que les marchés sont correctement valorisés. Vous ne trouverez plus que quelques incorrigibles optimistes pour penser que les anticipations de croissance économique formulées au début de l’été 2009 concernant 2010 et 2011 ont encore des chances de se matérialiser. Pourtant au moins un argument auquel nous ne pouvons rester insensibles : le plan de relance de Barack Obama, d’un montant de 750 milliards de dollars […] mais s’il est bien quelqu’un qui n’envisage aucune embellie de l’économie américaine dans un avenir prévisible, c’est Ben Bernanke
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L’économie américaine ressemble de plus en plus à un véhicule supposé en panne de batterie et qui, lorsque l’on branche les cosses sur la dépanneuse, parvient effectivement à redémarrer en toussotant… mais dont il apparaît rapidement évident que les bougies sont mortes, que le carburateur est engorgé d’impuretés et que les cylindres sont cuits après avoir surchauffé depuis 2005 et manqué de lubrifiant à partir de fin février 2007. Face à de tels symptômes, des mécanos diagnostiqueraient sobrement que le moteur a "serré"
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Epargne
Tout le monde a horreur des Bleus… et surtout du bleu pétrole !
par Philippe Béchade 23 juin 2010Les médias n’en font plus leur Une, mais des dizaines de milliers de barils de pétrole continuent de s’échapper chaque jour du fond du golfe du Mexique. Ils vont venir pendant des mois, et même probablement des années, souiller les côtes américaines. Le calvaire de l’équipe de France, de ses supporters et de ses sponsors s’est achevé par une ultime humiliation. Le calvaire des riverains de la Louisiane et de la Floride, en revanche, est loin d’être terminé
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Au 21ème siècle, le Mondial 2010 survient en pleine crise économique — et désormais également en pleine crise de confiance pour le plus petit dénominateur commun des habitants d’une partie du Vieux Continent, à savoir l’euro. Les héros chaussés de crampons de chaque pays qualifié étaient censés faire oublier au peuple un peu de sa frustration, apporter du rêve, montrer de la bravoure, faire rejaillir un peu de leur gloire sur leurs supporters. Et voilà que les gladiateurs français, que les médias présentent corrompus par l’argent, sont victimes d’une rupture avec le réel et les attentes du public
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Grâce au coup de reins providentiel de jeudi soir, les deux indices historiques (Dow et S&P), encore dans le rouge à cinq minutes du coup de cloche final, affichaient en clôture un gain de 0,15% en moyenne et une performance annuelle "positive" de 0,06% et 0,09% respectivement. Les cours ont continué de progresser vendredi à l’ouverture mais les ficelles sont tellement grosses que l’on pourrait y suspendre un taureau reproducteur charolais par les cornes
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En France, les chiffres du chômage réel sont tout aussi tabous mais le "filet social" empêchait que le ressenti de la population soit trop anxiogène. L’éloignement des perspectives de départ en retraite (alors que le taux d’activité des seniors est d’à peine 50%) pourrait gâter l’humeur des consommateurs : un redoutable effet de ciseaux se profile
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Epargne
Entre la magie du 7 et la fin tragi-cosmique de Fannie Mae
par Philippe Béchade 17 juin 2010Nous ne sommes pas surpris d’avoir vu le CAC 40 plafonner sous les 3 690 points : l’indice parisien vient d’effacer très précisément 50% du terrain perdu entre 4 090 et 3 290 points — la correction ayant atteint -19% du 16 avril au 25 mai. Le même constat peut être établi au niveau des indices américains. L’espoir de hausse supplémentaire des investisseurs repose presque tout entier sur la capacité de l’euro à déborder les 1,2350 $ d’ici ce vendredi 18 juin, journée des "Quatre sorcières"
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De nombreuses sources concordantes affirment que l’Allemagne étudie tous les scénarios pouvant mener à une reconfiguration de la Zone euro. Cela comprend son propre retour au deutschemark après une année d’adaptation incluant la double circulation de l’euro et du DM… avant que le premier ne disparaisse complètement des comptes et des porte-monnaie germaniques
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Epargne
Comment gâcher au bon moment un dîner de gala franco-allemand ?
par Philippe Béchade 15 juin 2010L’agence de notation Moody’s a brutalement balayé les espoirs dorés sur tranche des haussiers en annonçant lundi soir une dégradation massive — quatre crans d’un coup, de "A3" à "Ba1" — de la note de la dette souveraine grecque. Cette dernière se retrouve ainsi en catégorie "junk" (spéculative avec fort risque de défaut de paiement)
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Epargne
Quand le GM chinois se transforme en GI (gentil investisseur)
par Philippe Béchade 14 juin 2010Chaque trimestre, nous jetons un oeil attentif aux statistiques publiées par la Fed concernant les principaux flux financiers qu’elle supervise. L’endettement total des agents économiques américains (particuliers et institutionnels) a progressé de 3,5% en rythme annuel au premier trimestre 2010
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Epargne
Si les actions remontent, ça vaudra de l’or… mais rien que de l’or
par Philippe Béchade 11 juin 2010Les propos tenus par Jean-Claude Trichet ont d’abord été sanctionnés par un net fléchissement des indices européens, leur avance se réduisant des deux tiers en quelques minutes (Paris passant de +0,95% à +0,35%). Les marchés ont mal accueilli l’annonce du maintien des mesures exceptionnelles de rachats de dettes souveraines à titre temporaire (sans injection de liquidités supplémentaires
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Une enquête démontre que les documents fournis par BP aux autorités compétentes américaines sont bourrés d’inexactitudes s’agissant des mesures de sécurité en vigueur sur la plate-forme Deepwater Horizon. Les prévisions en cas de marée noire (impact sur les fonds marins et les côtes américaines, la flore et la faune, simulations de dérive des galettes et des nappes de pétrole, moyens de récupération ou de dispersion) étaient au mieux totalement fantaisistes et au pire carrément fallacieuses… Sans oublier que le débit du puits accidenté avait été minoré de 80% au cours de la première quinzaine
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Le Royaume-Uni affiche lui aussi des performances économiques calamiteuses. Mais Fitch n’est pas dupe et juge les récentes mesures d’économies largement insuffisantes (elles représentent à peine 1% du PIB britannique). L’agence estime également qu’elles sont mal définies : il n’y a eu aucun engagement précis en matière de réduction des programmes sociaux. Enfin, elle s’étonne d’un budget basé sur des hypothèses de hausse du PIB irréalisables ("les défis fiscaux sont immenses")
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Nous avons été surpris de voir l’euro dévisser vendredi dernier sous les 1,20 $ puis les 1,19 $. Les mauvaises nouvelles du jour provenaient pourtant essentiellement des Etats-Unis, avec la publication de statistiques de l’emploi proprement consternantes
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Les statistiques publiées par le département du Travail US à 14h30 auraient dû assommer le dollar. Cependant, c’est le phénomène d’aversion au risque — et de fuite vers la qualité — qui a nettement pris le dessus : l’euro coulait à pic, établissant un nouveau plancher annuel à 1,1990 $, et s’avérait ensuite incapable de se redresser à la veille du week-end
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Warren Buffett lui-même juge les actions "bon marché". Il avait profité d’une interview sur CNBC mercredi pour le réaffirmer… mais les marchés n’avaient d’yeux et d’oreilles que pour sa prestation devant la Commission d’enquête sur la crise financière. Invité à présenter sa version des faits en tant qu’actionnaire influent de Moody’s (Berkshire Hathaway a détenu jusqu’à 20% du capital), le sage d’Omaha a tenté de se défiler. La Financial Crisis Inquiry Commission (FCIC) a donc émis une assignation pour l’obliger à comparaître mercredi. Cette procédure s’apparente presque à une disgrâce, et ses déboires ne s’arrêtent pas là
