Au-delà des communiqués triomphants dans la presse grand public, les signes de fragilité continuent de se multiplier. La Banque centrale européenne, par exemple, a racheté la semaine pour 338 millions d’euros de dettes… par rapport à 10 millions seulement la semaine précédente. Ce n’est pas tout : il y a une dizaine de jours, le BCE avait racheté pour 60 millions d’euros d’obligations irlandaises… La Guinness a comme un petit goût d’ouzo, ces derniers temps, non
Françoise Garteiser
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Initialement prévue à 2,5%, la croissance du PIB a été révisée à 2% l’an prochain. Sachant quand même — soyons justes — que l’objectif pour cette année, à 1,4%, devrait être respecté. Au moins jusqu’à la prochaine révision, en tout cas. Les investisseurs se trouvent peu à peu à court de branches haussières auxquelles se raccrocher. Croissance US ? Non, dommage, ça ne va pas de ce côté-là. Croissance européenne ? Désolé, là non plus. Croissance française ? Nope, pas là non plus. Emploi ? Immobilier ? Résultats trimestriels
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Voici ce qui me surprend le plus, cher lecteur : c’est le dollar qui semble résister le mieux à l’érosion. Il conserve son statut de valeur refuge contre vents et marées. Le gouvernement américain est insolvable. Du point de vue obligataire, sa prestigieuse notation ne tient plus qu’à un fil. Ses autorités ont prouvé à maintes reprises qu’elles étaient prêtes à détruire leur devise plutôt que de laisser une correction se produire… Bref, toutes les conditions sont réunies pour une fuite loin du billet vert
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Le Dow Jones a perdu 1,39%, à 10 271,21 points. Le Nasdaq perdait quant à lui 1,66%, clôturant à 2 178,95 points. Enfin, le S&P 500 a terminé à 1 075,63 points, soit une chute de 1,69%. En cause ? Surprise surprise… l’emploi américain est en baisse ! On a enregistré 500 000 demandes d’allocations chômage la semaine dernière aux Etats-Unis — alors que le consensus tablait sur une baisse, à 476 000
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Epargne
Pétrole et consommation américaine en disent long sur l'économie mondiale
par Françoise Garteiser 19 août 2010L’une des grandes raisons de la baisse d’hier était le pétrole — un autre indicateur des attentes de crise : l’économie ralentit, elle consomme donc moins de pétrole… Et inversement : si la consommation de pétrole baisse, c’est que l’économie ralentit. Or les stocks de brut américains ont atteint un sommet historique la semaine dernière, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie. Plus précisément, selon le site Investir.fr, "les réserves de brut ont diminué de 800 000 barils la semaine dernière, alors que le marché anticipait un repli d’un million de barils
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Au deuxième trimestre, le PIB chinois a en effet atteint 1 336,9 milliards de dollars contre 1 288,3 milliards pour celui du Japon. Si, sur un semestre le PIB de l’Archipel reste supérieur à celui de son challenger, il y a toutefois peu de chance que le Japon réussisse à conserver sa place. Malgré une baisse de régime, en rythme annuel, la Chine a enregistré une croissance de 10,3% au deuxième trimestre, contre 0,4% pour le Japon"
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"Le ‘présage d’Hindenburg’ (‘Hindenburg Omen’) désigne une conjonction rarissime de facteurs techniques censée être annonciatrice d’un krach boursier", explique le site Investir.fr. "Il s’est déclenché jeudi sur les marchés boursiers, laissant présager une forte correction dans les prochains mois". Cette conjonction de facteurs constitue un signal ‘rare mais concluant’, explique Jay Shartsis, directeur du trading options à R.F. Lafferty & Co". "Pour qu’il soit activé, il faut qu’il y ait au moins 2,2% du marché qui atteigne des nouveaux plus hauts de 52 semaines et des nouveaux plus bas de 52 semaines le même jour à la Bourse de New York, ce qui s’est produit jeudi"
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Cette Chronique du week-end sera un peu plus courte que d’habitude, parce que votre correspondante est… en week-end. Et l’économie, la finance, les marchés tendent à perdre de leur pressante importance lorsqu’on est assise à la terrasse d’un café non loin de la place Sainte-Catherine, à regarder les passants qui vont et viennent sur le pavé bruxellois. Tout de même, je ne peux m’empêcher de me demander ce que nous réserve le mois d’août. Les points de bascule boursiers semblent se produire pendant l’été, ces dernières années — soit à la hausse, soit à la baisse
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Le billet vert n’est plus un refuge. Et l’euro ne monte pas uniquement grâce au retour de l’appétit pour le risque". "Il semble que la mentalité des citoyens américains ait changé ; pénalisant inéluctablement le mode de consommation et de croissance outre-Atlantique. Les Américains qui le peuvent épargnent, c’est nouveau et c’est très inquiétant. 70% du PIB américain venant de la consommation"… "Si les plus gros consommateurs de la planète se mettent à épargner alors même qu’ils gagnent moins, l’impact sur la croissance américaine, et mondiale par ricochet, va être démultiplié
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Il y a comme une odeur de changement dans l’air. "Le temps de l’Asie est venu", déclarait Dominique Strauss-Kahn, cité par Bill dans sa Chronique de jeudi. Bien entendu, ça fait maintenant un petit bout de temps que "le temps de l’Asie est venu", mais il faut avouer que l’Occident était assez occupé, depuis deux-trois ans : crise des subprime, crise du crédit, crise de la dette souveraine, crise économique, récession, dépression, faux rebond, vraie baisse
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"Et si on effaçait toutes les dettes ?" demandait ainsi l’un de nos lecteurs il y a quelques semaines. Après tout pourquoi pas ? Lors d’un G20 où tout le monde est de bonne humeur, on met tous les chefs d’Etat autour de la table, on s’organise un brin (on explique par exemple aux Chinois qu’ils ont bien assez de dollars comme ça, et qu’il est tout dans leur intérêt d’avoir des débiteurs en mesure de dépenser à nouveau de l’argent chez eux…), et hop ! Un système tout beau tout neuf. On remet les compteurs à zéro.
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"Les marchés montent à mesure que les jupes des femmes raccourcissent", affirmait hier Marc Mayor, qui ne recule pas devant des investigations approfondies pour élaborer ses théories d’investissement. "Non, ce n’est pas le résultat de l’excitation ressentie par les traders de Wall Street sur le chemin du travail lorsque le printemps revient", expliquait-il, "c’est la conclusion d’une étude qui a fait de l’ourlet un indicateur fiable de l’évolution des marchés. Cette année, celui-ci se portera bas, très bas même. Pas loin du plancher, en définitive. Pour les marchés, il faut donc craindre le pire"
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D’un côté, les cigales américaines justifient leurs dépenses déficitaires, leurs plans de relance, leurs attaques de la dette avec plus de dette… Elles invoquent Keynes, la nécessité de relancer la demande, les risques d’un effondrement général, etc. De l’autre, les fourmis européennes en appellent à l’austérité, à la rigueur, au besoin d’éponger des années d’irresponsabilité. A la Chronique Agora, les avis sont partagés. Philippe Béchade est d’avis que la rigueur n’aura pas que des conséquences positives
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Il faut en être bien conscient : en ce moment, le système monétaire et économique mondial ne tient plus qu’à des mots. Ceux de Jean-Claude Trichet… de Tim Geithner… de Ben Bernanke… de Wen Jiabao… et de tous les autres. Pour l’instant, les intervenants financiers choisissent de croire aux paroles rassurantes et autres engagements formels — c’est dans leur intérêt, me direz-vous. Mais qu’arrivera-t-il lorsque même cette limite-là sera dépassée
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Certains ont su investir dans l’or. Ils ont résisté à toutes les vicissitudes ; ils ne sont pas descendus à la gare des 800 $, ni à la gare des 900 $, ni à la gare des 1 000 $. Ils ont résisté lorsque, la gare des 1 000 $ passée, le train s’est fourvoyé sur une voie de garage et a été ensuite redirigé par un chef de gare malintentionné en rase campagne entre les gares 700 $ et 800 $"
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Il y a de quoi méditer. La semaine dernière a été riche en événements — moins spectaculaires certes que le "flash krach" du 10 mai… mais intéressant malgré tout. L’or a reculé… les marchés aussi… et surtout, l’Allemagne a pris des mesures visant à empêcher — ou tout au moins limiter — la spéculation contre les actifs en euro
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Bill Bonner en parlait hier : l’or revient… une fois de plus. Sauf que par rapport à son dernier sommet, les choses ont changé. Cette fois-ci, un krach obligataire et une méfiance naissante à l’égard des monnaies fiduciaires font que l’or n’est plus un simple refuge ou objet de spéculation. Cette fois-ci… c’est différent
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La journée d’hier donne à réfléchir. Parce que, comme l’expliquait Philippe Béchade, "les autorités boursières américaines, quoi qu’elles en disent, ont complètement perdu le contrôle de la situation entre 20h40 et 20h45. Les carnets d’ordres ont été totalement purgés en quelques secondes par les programmes informatiques à l’origine d’un déferlement sans précédent de stops vente, rééditant en quelques secondes le scénario du 19 octobre 1987"
