C’est Noël. Aujourd’hui, votre correspondante a décidé d’éviter soigneusement le sujet de la finance. Les marchés boursiers, la crise économique, la dette des Etats et autres quantitative easing peuvent attendre 2011. Il sera bien temps de s’en soucier avec la nouvelle année
Françoise Garteiser
-
-
Lorsque j’étais petite, je me livrais à d’interminables parties d’un jeu de société appelé Richesses du Monde. Une sorte de Monopoly à l’échelle planétaire, où, au lieu d’acquérir Rue de la Paix et Gare de Lyon, le but était de piller avec allégresse les ressources mondiales : blé en Russie, diamants en Afrique du Sud, houille en Chine, pétrole en Arabie Saoudite, etc
-
Votre correspondante se prépare à affronter les frimas parisiens pour ses courses de Noël… ce qui me permettra par la même occasion de sonder un peu les conditions économiques du moment : y a-t-il du monde dans les boutiques ? 2010 se terminera-t-elle dans une orgie de consommation… ou bien cette saison de fêtes annoncera-t-elle l’austérité de 2011
-
Regardez le chemin stupéfiant parcouru depuis l’effondrement de la bulle des dot.com. Selon certaines estimations, 148 milliards de dollars auraient disparu durant la crise de 2000-2001. On aurait pu en prendre son parti ; laisser les start-up trop faibles faire faillite, redéployer celles qui restaient, serrer les dents et attendre que la crise passe. Car elle est passée… et internet ne s’en porte pas beaucoup plus mal aujourd’hui. Mais non. Les autorités ont décidé d’intervenir
-
Aujourd’hui, votre correspondante se jette quelques fleurs (de cerisier, bien que ce ne soit pas la saison — mais après tout, on a bien le droit de s’accorder un peu de licence poétique, de temps en temps, non ?) La raison ? L’effet boule de neige, d’Alice Schroeder, la première et seule biographie officielle et autorisée de Warren Buffett est en librairie. Votre correspondante a participé à la traduction de cet ouvrage, qui a pris près d’un an
-
Tous les matins, en se penchant un peu à son balcon qui surplombe Gojô, votre correspondante fait l’inventaire des momiji sur les collines environnantes. Momiji, c’est le petit nom de l’érable japonais… mais aussi de la couleur rouge qu’il prend à l’automne. On entend beaucoup parler de la saison des fleurs de cerisier — eh bien, l’automne et la "chasse aux feuilles rouges", momiji-gari, sont presque aussi importants. Il me vient à l’esprit qu’une autre sorte de rouge s’étend de jour en jour en ce moment : celui qui teinte de plus en plus intensément les finances américaines
-
Pas encore d’érables d’un rouge flamboyant ni de gingko aux feuilles d’or dans les jardins de Kyôto… mais un peu partout fleurissent les signes et les publicités pour le shichi-go-san — littéralement le "sept-cinq-trois". Il ne s’agit ni d’un jeu de dés ni de la forme nippone de la sieste crapuleuse… mais d’une fête shintô destinée à honorer les enfants de sept, trois et cinq ans. Les enfants ont une importance particulière, au Japon — évidemment. Le pays du Soleil Levant est aussi considéré comme "la nation la plus vieille du monde"… et de la démographie à l’alimentation, il n’y a qu’un pas
-
Stockez les barils ! Ou plutôt, préparez-vous à jouer le pétrole et l’industrie pétrolière. Déjà, la semaine dernière, je vous parlais du pétrole et de mes anticipations en ce qui concerne le prix du baril. Au moment même où je vous écrivais, celui-ci franchissait allègrement la barre des 80 $
-
Cette fois-ci, c’est la guerre. Même Dominique Strauss-Kahn en parle — les devises montent au front. Les grands intervenants économiques sont engagés dans une "course à la dévaluation" qui pourrait faire de nombreuses victimes parmi les monnaies fiduciaires. Et, par conséquent, parmi les investisseurs, les épargnants… et à peu près toute personne qui a de l’argent en poche. Pas mal de monde, donc
-
Philippe Béchade abordait le sujet cette semaine : "la thématique de la guerre des devises a cessé d’être un concept abstrait", disait-il. "Le Congrès américain vient en effet de voter une loi qui permet de surtaxer les produits exportés par un pays qui ‘manipule sa devise’. On ne saurait désigner plus explicitement la Chine sans la nommer expressément…" Le problème, c’est que désormais, le pouvoir est en train de passer d’Ouest en Est. Et face aux menaces et protestations verbales des Etats-Unis, l’empire du Milieu peut rétorquer de manière bel et bien concrète
-
Epargne
Nouveaux sommets pour la devise la plus importante du monde
par Françoise Garteiser 24 septembre 2010La devise la plus importante du monde a encore fait parler d’elle cette semaine. Son rôle se fait de plus en plus essentiel dans la marche de l’économie… et son cours est surveillé comme le lait sur le feu par d’éminents spécialistes. Je parle de l’or, bien entendu ; à 1 300 $ l’once, il a atteint cette semaine de nouveaux sommets… Et ce n’est pas près de s’arrêter, si l’on tient compte d’une nouvelle menace qui pèse sur les marchés des changes. Elle trouve son origine dans la géopolitique — Jérôme Revillier, spécialiste du Forex, donnait quelques explications dans L’Edito Matières Premières & Devises
-
L’euro revient… et il n’est pas le seul. Le yen s’envole, grimpe et plane. En cause : l’inversement du carry trade entre le yen et le dollar — mais aussi, plus étonnant, les rachats massifs de yens par la Banque de Chine. La Chine a donc décidé de diversifier le contenu de ses coffres. Elle avait déjà augmenté ses détentions d’euros, maintenant, c’est au tour de la devise nippone
-
Les Publications Agora ont surmonté pas mal de tempêtes, depuis mon arrivée en 2000. De bulles en krachs… de subprime en dot.com… de records de l’or en sommets de l’immobilier… et même des semaines boursières aussi plates que celle que les marchés viennent de vivre. (Mais avez-vous noté que l’or grimpe… grimpe… grimpe ?
-
"L’assouplissement quantitatif est une nouvelle arme", explique Bill aux lecteurs de MoneyWeek. "Elle n’est pas censée tuer les détenteurs ou les acheteurs d’obligations. Elle est simplement conçue pour les effrayer avec un peu d’inflation. Mais avec la mitraillette de l’assouplissement quantitatif sur la tempe, un investisseur peut avoir des doutes quant à la promesse de la Fed d’appuyer ‘juste un peu’ sur la gâchette. Il laissera tomber le dollar et les obligations américaines et s’enfuira. L’inflation grimpera en flèche"
-
Vendredi, les places mondiales attendaient avec impatience le PIB américain. Les investisseurs n’auront pas été déçus ; le PIB a été révisé à la baisse comme prévu… à 1,6% en nouvelle estimation contre 2,4% annoncés à l’origine. Passons sur le fait que ce chiffre a été amputé d’un tiers, ce qui est quand même coquet — et réjouissons-nous : les choses auraient pu être pires ! On attendait 1,4%
-
Je pense qu’une économie fonctionne comme un homme qui marche. Après tout, la marche n’est jamais qu’une succession de déséquilibres — le corps s’incline vers l’avant, on se met en position précaire, on penche… et puis le pied resté en arrière prend le relais, permettant ainsi d’avancer — jusqu’au prochain pas, et au prochain déséquilibre. Essayez d’accélérer le mouvement, et vous vous retrouvez à courir… ce qui est parfait, jusqu’à ce que vous accélériez encore plus… et encore plus… et encore plus… l’essoufflement arrive, puis l’épuisement du système, les palpitations cardiaques, les crampes, le point de côté (sans parler de la possibilité de s’étaler purement et simplement au moindre obstacle se présentant sur votre chemin)
-
Une journée de répit pour les places européennes… et de dégradation sur les marchés américains. Faut-il y voir une plus grande lucidité des investisseurs américains quant à l’état de leur économie ? Ma foi, il est permis de rêver
-
Epargne
Immobilier US et dette irlandaise, un cocktail détonnant
par Françoise Garteiser 25 août 2010Le temps se gâte sur l’Irlande : après l’intervention de la BCE sur le marché obligataire irlandais, c’est au tour de Standard & Poor’s de porter un coup à l’Ile d’Emeraude. L’agence de notation a en effet abaissé la note de la dette souveraine irlandaise d’un cran. Elle passe à AA-, et est placée sous "surveillance négative" — en d’autres termes, un autre abaissement est possible dans les temps qui viennent
