Partons d’une hypothèse de travail : donnez à un homme la permission de contrefaire de la devise, et il passera ses nuits à imprimer de nouveaux billets. Dans les faits, lorsque l’administration Nixon a coupé le dernier lien entre l’or et le dollar, en 1971, les autorités US pouvaient imprimer toute la fausse monnaie qu’elles voulaient. Normalement, le dollar aurait dû perdre toute sa valeur. C’est exactement ce que nous attendions dans les années 70. Mais quelques petites choses se sont produites qui ont sauvé le dollar
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
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Les Américains devraient sortir plus souvent. Nous vivons et voyageons en dehors des Etats-Unis depuis 14 ans. Le monde est vaste… il y a beaucoup à voir. Et ce que nous voyons, c’est un monde qui change rapidement… se développe… évolue… fait des expériences… et laisse les Etats-Unis à la traîne
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Par certains aspects, la Chine est la plus grosse bulle que le monde ait jamais vue — plus grosse que les dot.com… plus grosse que l’immobilier US… plus grosse que le crédit, la finance et les produits dérivés. Non seulement elle s’étend rapidement — mais elle DOIT s’étendre… ou elle explose. Comme une bulle de crédit, elle ne peut pas faire de pause. Si elle cesse de gonfler… des choses désagréables se produisent
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Le Japon est le pays des enfants en voie de disparition et d’une catastrophe démographique au ralenti sans précédent dans le monde développé. "Le nombre d’enfant décline depuis 27 années consécutives", annonçait un rapport gouvernemental. Le Japon compte désormais moins d’enfants âgés de 14 ans ou moins qu’à aucun moment depuis 1908
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Examinons le cas du Consommateuris Americanus, une espèce qui a eu son lot de problèmes ces derniers temps. Son habitat est menacé par la chute des prix des maisons… sa nourriture est devenue plus chère. Quelles sont ses perspectives ?
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La hausse des prix de l’alimentation génère des conditions de famine pour bon nombre de ces gens. Pour d’autres, elle élimine des années de progrès financiers, créant ce que Reuters appelle "une bombe à retardement de la pauvreté". Et qui devrions-nous remercier pour ces remarquables événements — une famine causée par les prix… une "bombe à retardement" de la pauvreté ?
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Aucune politique gouvernementale n’est stupide au point que les Romains n’y avaient pas pensé auparavant. Dans la Ville éternelle, le visiteur, même s’il est déjà venu de nombreuses fois, reste toujours bouche bée, le coeur battant. La cité est une ruine magnifique… un vaste memento mori rappelant toutes les absurdités et toute la corruption connues de l’homme. Nous commençons ab ovo, comme disaient les Romains — depuis l’oeuf
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Une autre chose extraordinaire s’est produite : le gouvernement fédéral américain a commencé à envoyer des "réductions d’impôts" à ses citoyens. Bien entendu, ce ne sont pas du tout des réductions. Tout Américain ayant renvoyé une déclaration d’impôts recevra 300 $, qu’il doive payer des taxes ou non. Une personne payant effectivement des impôts recevra 300 $. Les enfants et personnes à charge recevront 300 $ chacun
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L’or baisse. Les actions grimpent. Le lecteur remarquera que ces tendances vont dans la direction opposée à celle que nous pensions les voir prendre. Depuis le début de la décennie, nous achetons l’or et nous vendons les actions. Nous ne modifierons pas notre tactique avant la fin de la décennie — sauf si nous perdons tout notre argent ou si nous trouvons une raison convaincante de changer
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Pour autant que nous puissions en juger, la plupart des investisseurs pensent que le pire est passé. Après une correction, les actions grimpent. Idem pour le dollar. L’or, pendant ce temps, baisse. Bernanke, Bush et toute l’armée d’anges et d’archanges qui veillent sur l’économie mondiale gagnent, pensent-ils. Mais plus ils gagnent… plus vous perdez, cher lecteur
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"Ce qui semblait toujours mal tourner", déclarait notre guide dimanche, "était qu’ils se retrouvaient à court d’argent". Elle parlait des empereurs romains. Elle aurait aussi bien pu parler de présidents élus ou de dictateurs. Lorsqu’ils se retrouvent désargentés, les ennuis ne tardent pas à suivre. Cette semaine, les Etats-Unis ont ouvert l’ambassade la plus grande et la plus chère de leur histoire — en Irak. On dirait le Vatican, déclarent les articles, un pays dans un pays… à la fois lourdement fortifiée et luxueuse… prête pour un siège ou une fête
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L’époque actuelle met nos certitudes à mal. Les actions et l’or vont dans des directions opposées — opposées à celles que nous pensions leur voir prendre. Les actions semblent vouloir grimper. L’or voulait baisser depuis longtemps ; il est passé à l’acte. Mais si nous avons raison, la ‘flation est inévitable dans le système financier
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Vous aurez remarqué, cher lecteur, que les marchés émergents ont été mis à mal. Shanghai traversait une bulle — comme nous l’avions signalé il y a un an de ça ; le marché a baissé de 50%. Le Vietnam a perdu 53%. De nombreux autres ont souffert — même si le marché latino-américain a bien tenu
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Il y a tant de "bruit" dans le système financier qu’on ne s’entend plus penser. Les journaux sont pleins de distractions et d’absurdités. On peut trouver quasiment tous les points de vue qu’on veut. Certains affirment que les banques centrales gagnent le combat… que les marchés actions n’ont pas baissé parce qu’ils se préparent à grimper… et que le marché de l’immobilier ne va pas tarder à faire de même
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De plus en plus d’indicateurs suggèrent qu’une sorte de découplage est en train de se produire. En d’autres termes, la nouvelle économie d’Extrême-Orient (et, dans une moindre mesure d’Amérique Latine et d’Afrique) se sépare de la vieille économie de l’Europe et d’Amérique du Nord
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Selon notre théorie, la guerre entre l’inflation et la déflation laisse des millions de victimes, mais aucun gagnant clair — du moins pas pendant quelque temps. Au lieu de cela, les prix des actions, des maisons et de la main d’oeuvre américaines sont à la baisse… tandis que les matières premières, le pétrole, l’or (et certains marchés émergents) grimpent. Mais nous pourrions nous tromper dans les deux directions
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On récolte ce qu’on a semé, déclare la Bible. Mais entre 1997 et 2007, les Américains ont pu récolter sans semer. Ils pouvaient consommer sans rien gagner. Ils pouvaient investir sans épargner, et dépenser autant qu’ils le voulaient sans se trouver à court d’argent. Ils étaient les gens les plus veinards de la terre — ils avaient la devise de réserve mondiale… et l’accès à tout le crédit planétaire
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Comme nous l’avons mentionné récemment, il y a beaucoup de ‘flation. Nous supposons que ça aura pour effet d’augmenter les cours des matières premières et de l’or… et de diminuer (ne serait-ce que relativement) les prix des actions et des maisons. Mais on n’aurait pas pu s’en rendre compte en regardant l’évolution des marchés ces derniers jours
