Cette semaine, le pétrole a grimpé. Les marchés asiatiques ont chuté, le Japon enregistrant hier sa plus grande baisse en six semaines. Et le dollar a faibli. Les spéculateurs commencent à parier que la Fed baissera ses taux une huitième fois ; telle est la rumeur qui circule. Comme nous l’avions prévu, les sept premières baisses ont fait des merveilles pour les prix du pétrole, de l’or et des matières premières… mais pas grand’chose pour l’économie. Le pétrole a grimpé de 60% en six mois… mettant sous pression le budget des ménages
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
-
-
Warren Buffett est né en 1930. Il doit donc se souvenir des Etats-Unis lorsqu’ils étaient encore en pleine croissance, et authentiquement prospères. "J’aime bien 1929", déclarait-il il y a quelques mois de ça. "J’ai été conçu cette année-là, et j’ai toujours entretenu d’agréables sentiments envers le krach". A présent qu’il est l’homme le plus riche au monde, Buffett est venu en Europe pour chercher de meilleurs investissements
-
Cette semaine, les obligations américaines ont chuté, étrangement. Cela pourrait être très important. En général, lorsque les actions chutent, les obligations grimpent. Les investisseurs anticipent une baisse des rendements alors que l’économie ralentit et qu’on trouve moins d’emprunteurs à la recherche de fonds. Mais voilà que le marché obligataire semble s’inquiéter d’autre chose… et nous pensons savoir quoi
-
Si le boom des Etats-Unis est un boom d’hier, comme nous le disions la semaine dernière… quel est le boom d’aujourd’hui, et qu’est-ce qui sera le boom de demain ? Quelle sera notre Transaction de la Prochaine Décennie ? Eh bien, nous n’en savons rien. Mais nous commençons à penser que notre collègue, Manraaj Singh, a raison. Nous sommes dans le Siècle des Marchés Emergents
-
Tout le monde se satisfait de laisser le capitalisme suivre son cours — tant qu’on aime le résultat. Mais qu’une correction arrive, et voilà que la presse est pleine d’experts s’arrachant les cheveux et de politiciens se mêlant de ce qui ne les regarde pas. Chaque correction apporte de nouvelles améliorations, jusqu’à ce qu’il y en ait tant que le système s’effondre sous leur poids. Voilà pourquoi il y a des révolutions et des faillites, après tout : pour éliminer les entraves qui s’étaient accumulées
-
L’or est repassé au-dessus des 900 $. La correction du métal jaune est-elle terminée ? Il le semble bien… La fièvre de l’or va-t-elle bientôt prendre le dessus ? Nous nous interrompons pour diffuser un petit extrait d’une chanson des Rolling Stones : "Qui veut le journal d’hier ? / Qui veut la fille d’hier ? / Qui veut le journal d’hier ? / Personne au monde." Cet interlude musical est dû à une pensée qui nous est venue : les actions américaines sont les nouvelles d’hier. Peut-être que l’économie américaine aussi. Peut-être que les Etats-Unis eux-mêmes sont les nouvelles d’hier
-
Le pétrole a atteint les 127 $ le baril. Les importations pétrolières des Etats-Unis coûtent 67% plus cher cette année que l’an passé. Les importations hors pétrole ont grimpé de 6% — soit trois fois le taux directeur de la Fed. L’acier a lui aussi grimpé en flèche — de près de 50% au cours des 12 derniers mois. Et l’or a presque franchi les 900 $.
-
Voilà de bonnes nouvelles : le mois dernier, les prix du carburant ont baissé de 2%, annonce le département du Travail US. Une seconde… Nous ne nous rappelons pas voir vu les prix du carburant chuter en avril. En fait, nous nous souvenons que les prix du pétrole ont grimpé… tout comme ceux du carburant. Nous commençons à sentir une odeur bizarre dans l’air… une odeur de rat
-
Une bulle boursière peut être un accident", commence un article du Financial Times. "Deux en une décennie, ça commence à ressembler à de la négligence". Selon nous, les bulles de l’immobilier et de la dette n’étaient le résultat ni d’un accident ni de négligence. Elles résultaient des politiques de la Fed
-
Partons d’une hypothèse de travail : donnez à un homme la permission de contrefaire de la devise, et il passera ses nuits à imprimer de nouveaux billets. Dans les faits, lorsque l’administration Nixon a coupé le dernier lien entre l’or et le dollar, en 1971, les autorités US pouvaient imprimer toute la fausse monnaie qu’elles voulaient. Normalement, le dollar aurait dû perdre toute sa valeur. C’est exactement ce que nous attendions dans les années 70. Mais quelques petites choses se sont produites qui ont sauvé le dollar
-
Les Américains devraient sortir plus souvent. Nous vivons et voyageons en dehors des Etats-Unis depuis 14 ans. Le monde est vaste… il y a beaucoup à voir. Et ce que nous voyons, c’est un monde qui change rapidement… se développe… évolue… fait des expériences… et laisse les Etats-Unis à la traîne
-
Par certains aspects, la Chine est la plus grosse bulle que le monde ait jamais vue — plus grosse que les dot.com… plus grosse que l’immobilier US… plus grosse que le crédit, la finance et les produits dérivés. Non seulement elle s’étend rapidement — mais elle DOIT s’étendre… ou elle explose. Comme une bulle de crédit, elle ne peut pas faire de pause. Si elle cesse de gonfler… des choses désagréables se produisent
-
Le Japon est le pays des enfants en voie de disparition et d’une catastrophe démographique au ralenti sans précédent dans le monde développé. "Le nombre d’enfant décline depuis 27 années consécutives", annonçait un rapport gouvernemental. Le Japon compte désormais moins d’enfants âgés de 14 ans ou moins qu’à aucun moment depuis 1908
-
Examinons le cas du Consommateuris Americanus, une espèce qui a eu son lot de problèmes ces derniers temps. Son habitat est menacé par la chute des prix des maisons… sa nourriture est devenue plus chère. Quelles sont ses perspectives ?
-
La hausse des prix de l’alimentation génère des conditions de famine pour bon nombre de ces gens. Pour d’autres, elle élimine des années de progrès financiers, créant ce que Reuters appelle "une bombe à retardement de la pauvreté". Et qui devrions-nous remercier pour ces remarquables événements — une famine causée par les prix… une "bombe à retardement" de la pauvreté ?
-
Aucune politique gouvernementale n’est stupide au point que les Romains n’y avaient pas pensé auparavant. Dans la Ville éternelle, le visiteur, même s’il est déjà venu de nombreuses fois, reste toujours bouche bée, le coeur battant. La cité est une ruine magnifique… un vaste memento mori rappelant toutes les absurdités et toute la corruption connues de l’homme. Nous commençons ab ovo, comme disaient les Romains — depuis l’oeuf
-
Une autre chose extraordinaire s’est produite : le gouvernement fédéral américain a commencé à envoyer des "réductions d’impôts" à ses citoyens. Bien entendu, ce ne sont pas du tout des réductions. Tout Américain ayant renvoyé une déclaration d’impôts recevra 300 $, qu’il doive payer des taxes ou non. Une personne payant effectivement des impôts recevra 300 $. Les enfants et personnes à charge recevront 300 $ chacun
-
L’or baisse. Les actions grimpent. Le lecteur remarquera que ces tendances vont dans la direction opposée à celle que nous pensions les voir prendre. Depuis le début de la décennie, nous achetons l’or et nous vendons les actions. Nous ne modifierons pas notre tactique avant la fin de la décennie — sauf si nous perdons tout notre argent ou si nous trouvons une raison convaincante de changer
