Nous avons abondance de choix ce matin, cher lecteur ; nous ne savons plus où donner de la tête. Par quoi commencer ? Par la plus grande chute de Wall Street depuis le 11 septembre 2001 ? Par la plus grande faillite de l’histoire de Wall Street — Lehman s’est officiellement mis en faillite avec 613 milliards de dollars des dettes ? Par notre vieil adage : "la force d’une correction est égale et opposée à la tromperie qui l’a précédée"
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
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Il y a dix ans, la Réserve fédérale de New York faisait appel à Lehman Bros. et à une poignée d’autres grands acteurs de la finance américaine pour sauver un hedge fund prestigieux. Les sociétés ont râlé et gémi… mais elles ont avancé l’argent — 3,7 milliards de dollars. Le sauvetage fut couronné de succès. Les positions de LTCM ont été dénouées progressivement ; il n’y a pas eu de panique, et le secteur de la finance a pu revenir à son occupation habituelle : séparer les clients de leur argent
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Lorsqu’on ne peut pas quémander, emprunter ou voler l’argent pour rembourser ses obligations nécessaires, on fait faillite. Voilà pourquoi les autorités américaines sont intervenues pour prendre le contrôle de Fannie et Freddie. Les prêteurs hypothécaires avaient besoin de cash. Et au taux d’intérêt demandé par les prêteurs privés — pour se protéger contre la possibilité improbable que Mac et Mae ne puissent jamais les rembourser — il semblait qu’ils ne pourraient jamais se sortir de leur trou de 100/200 milliards de dollars
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Le brouillard de la guerre — c’est-à-dire de la guerre entre l’inflation et la déflation — se dissipe. Nous commençons à voir plus clairement de quel côté penche la bataille. Le Monde de lundi dernier parlait de la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, en la décrivant comme le plus grand sauvetage de l’histoire. Mais qu’est-ce que cela signifie lorsque le gouvernement le plus libéral au monde nationalise son plus grand secteur financier
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La Chronique Agora avait raison depuis le début — c’est du moins l’angle que nous prenons aujourd’hui. Nous avons dit que le marché haussier avait atteint son sommet en 2000 — et qu’il serait suivi par un marché baissier géant de long terme. Mais ces huit dernières années, ce marché baissier a été retardé… et déguisé. Il a été retardé par la plus grosse inondation de liquidités fiscales et monétaires depuis le Déluge
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Epargne
Des milliers de milliards de dollars en plus pour les contribuables américains
par Bill Bonner 10 septembre 2008"Les contribuables [américains] endossent des milliers de milliards de dollars de risque", titrait USA Today cette semaine. "On peut appeler ça un renflouage, on peut appeler ça un filet de sécurité ou on peut appeler ça un sauvetage", déclarait le journal, citant un directeur de recherche chez Argus Research, "mais en fin-de-compte, c’est au contribuable américain de payer la facture"
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USA Today avait le blues vendredi. Un journaliste vient de se rendre compte que la baisse des prix des matières premières n’était pas nécessairement une bonne nouvelle. "Les investisseurs craignent que l’effondrement des prix du pétrole, du charbon et du platine signale une tendance bien plus sinistre : un ralentissement économique sévère à l’étranger qui pourrait freiner l’économie [aux Etats-Unis] et entraver les profits des entreprises américaines"
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Il ne se passe pas grand’chose sur les marchés… ça tombe bien, puisque nous n’avons pas le temps d’en parler. Les marchés peuvent faire ce qu’ils veulent, en ce qui nous concerne. Et si vous avez de l’argent ? Vous devez en faire quelque chose. Mais quoi ? Evitez les valeurs américaines. Le marché américain est en déclin relatif. Achetez de l’or. Nous ne savons pas dans quelle direction il va, mais il ne disparaîtra pas
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Maintenant que l’été se termine, nous sommes de retour dans le monde des trains, des avions et des automobiles… des réunions… des taxis… des contrôles de sécurité… des dates… des discours… bla, bla, bla. * En d’autres termes, nous sommes de retour dans le monde réel. Mais nous faisons une petite pause pour nous souvenir du monde que nous laissons derrière nous
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Le pétrole est redescendu vers les 100 $ après que l’ouragan Gustav s’est détourné de la Nouvelle-Orléans pour se diriger vers la Convention nationale républicaine. A présent, la tempête semble s’apaiser — laissant des centaines de milliers de foyers sans électricité, mais épargnant la ville et les forages pétroliers au large des côtes
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Nous avons pensé à la crise du crédit. Nous nous sommes rappelé nos propres mots (à un ami) : "Appeler ça une crise du crédit est sans doute trompeur. Ce n’est pas quelque chose qui se contente d’arriver — puis prend fin. C’est plus probablement le début d’une tendance
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Nous n’allons pas nous donner la peine de jouer aux devinettes. De notre point de vue, l’or est une bonne chose à avoir lorsque les choses tournent mal. Et les choses sont allées si bien, pendant si longtemps, que nous soupçonnons que l’heure est venue pour elles de mal tourner — considérablement mal
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Dans une bonne partie du monde, l’histoire est la même. Les prêteurs prêtent à contre-coeur ; ils hésitent plus par rapport à l’an dernier. Les acheteurs — qui ne peuvent obtenir du crédit facile — peuvent moins acheter. La demande et les prix baissent."On ne saura jamais ce qui va se produire, ou quand — mais les choses se passent toujours de la même manière"
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Après la fièvre de dépenses et d’emprunts la plus importante de l’histoire, les Américains ont besoin de temps et d’argent. Ils doivent rembourser leurs dettes. Ils doivent construire une épargne pour leur retraite. Ils ont besoin de temps pour se remettre de leurs erreurs
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Epargne
Un atterrissage en douceur pour les investisseurs obligataires ?
par Bill Bonner 27 août 2008"Wall Street, les banques centrales, les économistes, les politiciens — et la majorité des investisseurs — parient sur un atterrissage en douceur", nous disait un ami new-yorkais. "Le ralentissement de la croissance mondiale a allégé la pression pesant sur les prix des matières premières. Une croissance plus lente permettra de freiner l’inflation, dans l’ensemble. Et tant que l’inflation n’est pas un problème, la Fed n’a pas besoin d’augmenter ses taux — ce qui empêchera le ralentissement de faire trop de mal".
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Les Etats-Unis tout entiers semblent suivre la direction de Merced, en Californie – l’épicentre du séisme immobilier. Pauvre Merced ; le New York Times appelle la ville "un désastre". Les prix de l’immobilier ont été divisés par deux. Trois maisons mises en vente sur quatre proviennent de saisies. Si un vendeur n’est pas prêt à baisser son prix au niveau de celui d’une maison saisie, il peut oublier la vente, déclarent les agents immobiliers. Comment la Californie s’est-elle mise dans un tel pétrin
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Epargne
Des gens raisonnables peuvent-ils changer le cours de l'histoire ?
par Bill Bonner 25 août 2008Vous voyez, cher lecteur, les Etats-Unis sont dans le pétrin. Rien d’inhabituel à ça — les pays se transforment en empires (quand ils n’ont pas de chance)… puis ils s’endettent trop… ils dépensent trop… ils en font trop. Selon l’ancien président de la cour des comptes américaine — et la star d’I.O.U.S.A — David Walker, les Etats-Unis étaient sous l’eau à hauteur de plus de 50 000 milliards de dollars en 2007. A moins d’agir rapidement, le pays va faire faillite. Tout le monde sait que c’est vrai. Mais jusqu’à présent, rien n’a été fait pour corriger la situation
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Que va-t-il arriver aux jumeaux hypothécaires, Fannie et Freddie ? Cette semaine, les investisseurs ont fait preuve de nervosité. Ils voulaient savoir. Les autorités allaient-elles les nationaliser officiellement ? Personne ne croit qu’ils disparaîtront. Mais personne ne sait non plus en quels termes ils seront sauvés. Les deux valeurs chutent à pic
