En mai, les mesures de relance s’élevaient au total à 163 millions de dollars aux Etats-Unis. Pourquoi tant de faillites alors que les autorités distribuaient tant d’argent ? La réponse, déclare David Rosenberg, de Gluskin Sheff, c’est que les consommateurs ne dépensaient pas l’argent ; ils l’épargnaient
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
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En Grande-Bretagne, les prêts hypothécaires nets sont à leur plus bas niveau depuis qu’on a commencé à enregistrer des statistiques sur le sujet, en 1993. Et les nouvelles d’hier nous apprenaient que l’économie britannique s’effondre plus rapidement que le pensaient les gens. Au premier trimestre, le PIB britannique a chuté de 2,49%. En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, l’économie réelle décline
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Tous les journaux semblaient ravis. "Enfermé pour la vie !" titrait l’un d’entre eux. Ses victimes voulaient qu’on n’ait aucune pitié pour lui — et le juge n’en a eu aucune : il a imposé la sentence maximum. Madoff est "extraordinairement néfaste", a-t-il déclaré. Justice est faite, non ? En faite, nous n’en sommes pas certain
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Nous revenons toujours à la même pensée, ces derniers temps : rien n’est plus dangereux que la bonne fortune. Ou comme le disait le grand philosophe mongol Prança Dantafas : "la chance vous donne toujours un bon coup de pied dans le derrière". Si vous êtes assez chanceux pour gagner au loto, faites attention à vous. Quasiment tous les gagnants du loto finissent ruinés
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La planification centrale économique ne fonctionne pas. Partout où on l’a essayée, un désastre s’est ensuivi. Plus les bureaucrates planifiaient, plus ils s’enfonçaient dans le pétrin. Et à présent, nous sommes censés croire que la planification centrale sauvera le monde de l’Ere de la Bulle. Telle est la grande illusion attendant d’être mise à bas
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Il s’est passé une chose amusante, ces derniers jours. L’envoyé de Wall Street à Washington — et secrétaire au Trésor US, accessoirement — s’est rendu à Pékin. Sa mission : convaincre les rusés Chinois d’une chose dont tout le monde sait qu’elle fausse — que les obligations américaines sont sûres. Et pourtant, il y a abondance de papier gouvernemental américain en Chine
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Les taux d’épargne, qui étaient proches du zéro, sont repassés aux environs des 5%. Et lorsque les consommateurs ne sont pas en train de faire des réserves, ils deviennent plus indépendants. Nous apprenons qu’ils plantent des potagers…et qu’ils installent leurs propres centrales électriques […] Dans l’ensemble… les consommateurs semblent se libérer de l’illusion qu’on peut s’enrichir en dépensant de l’argent
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Le billet vert a récemment subi sa plus grande chute de ces dernières semaines, alors que les spéculateurs attendaient une déclaration de la Fed sur sa prochaine manoeuvre. La Fed cherche une "stratégie de sortie". Et elle intervient sur les marchés comme jamais auparavant
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L’Amero remplacera-t-il le dollar ? Pas de sitôt, pensons-nous. Nous vivons une dépression. Peut-être se transformera-t-elle en Grande Dépression… ou en Plus Grande Dépression — nous n’en savons rien. Mais nous vivons une époque de contraction du crédit, non d’expansion. Pour le moment, les prix chutent. Le dollar est en sécurité… du moins pour l’instant
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Il y a deux grandes écoles de pensée concernant les renflouages : la première, c’est que les banques sont toujours en difficulté et doivent être nationalisées. La seconde, c’est que les banques sont toujours en difficulté, mais qu’un partenariat public/privé peut les recapitaliser à mesure qu’elles sortent du trou. Selon nous, les banques ont des problèmes parce qu’elles ont prêté trop d’argent à trop de gens qui ne pouvaient le rembourser. Elles devraient se contenter du verdict des marchés… et aller se faire pendre. Hé, mais… est-ce que cela ne causerait pas une dépression
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Lire les notices nécrologiques est une véritable joie. Pour commencer, c’est un soulagement de voir que son propre nom n’est pas mentionné. Ensuite, c’est un plaisir de voir ceux qui le sont. Non que nous souhaitions voir quiconque faire partie des décès du jour ; mais tout de même, les derniers audits sont toujours les plus révélateurs. Sur la dernière page, nous admirons les honnêtes canailles… et en apprenons quelques leçons. C’est ainsi que notre attention a été attirée par la sortie de scène de M. Omar Bongo le 8 juin dernier
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L’épargne grimpe. Les dépenses baissent. C’est la tendance économique fondamentale de l’ère post-Bulle Epoque. Oubliez le rebond ; il est bidon. Et oubliez les "jeunes pousses". Elles se faneront bien vite sous le chaud soleil estival. Il n’y aura pas de vraie reprise dans un futur immédiat — tant que les erreurs du passé récent ne sont pas corrigées
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Premièrement, le taux de chômage va grimper. Deuxièment, cette hausse du chômage augmentera les défauts de paiement, les saisies et les faillites. Pas uniquement au niveau des consommateurs — mais dans tout le système… y compris les banques, les états, les entreprises ainsi que les ménages. Oh… et une dernière chose : les obligations américaines pourraient s’effondrer. Mais attention, c’est là que les choses se compliquent un peu
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Et si le rebond était terminé ? C’est possible… il a commencé le 9 mars. Il a donc plus de trois mois. Il est très probable qu’il se poursuive tout au long de l’été… mais qui sait ? Il y a une chose importante à se rappeler : il ne peut y avoir de grand marché haussier durable sans que l’une des deux choses suivantes ne se produise. Soit les erreurs de la Bulle Epoque doivent être éliminées… Ou bien… les gens doivent être prêts à s’endetter plus encore
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Lorsqu’on les a interrogés sur le rally de Wall Street, les participants à la dernière table ronde du magazine Barron’s avait divers points de vue sur sa vitesse et son ampleur. Mais tous étaient certains d’une chose : le pire est passé. Nous n’irons pas sous les planchers atteints en mars dernier. Cette reprise est réelle, pensent-ils… et il en va de même pour le marché haussier
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Le commerce mondial s’effondre. Les exportations baissent même aux Etats-Unis. Souvenez-vous que le déclin du dollar était censé être une bonne chose, parce qu’il rendait les exportations plus compétitives. Mais avec la réduction du commerce mondial, les fabricants américains ont plus de mal à vendre sur les marchés mondiaux
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La Chine importe peut-être des matières premières, mais elle ne les vend pas. L’Allemagne non plus. Ni le Japon, dont l’économie se contracte au taux de 14%. Voilà donc une question pour Abby Joseph Cohen : comment peut-on avoir un rebond mondial alors que les trois plus grands exportateurs de la planète n’exportent pas
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Sur son blog, Krugman a accusé Ferguson de "vivre au Moyen-Age de la macroéconomie, où la connaissance durement acquise a simplement été oubliée". La "connaissance durement acquise" en question était la "preuve" avancée par Keynes que les dépenses gouvernementales supplémentaires sont bien un plus pour l’économie — tant qu’il n’y avait pas le plein emploi. Une fois le plein emploi atteint, les choses changent, disait-il. A ce moment-là, l’emprunt gouvernemental ne fait qu’"étouffer" l’emprunt privé
