Nous avons abondance de choix ce matin, cher lecteur ; nous ne savons plus où donner de la tête. Par quoi commencer ? Par la plus grande chute de Wall Street depuis le 11 septembre 2001 ? Par la plus grande faillite de l’histoire de Wall Street — Lehman s’est officiellement mis en faillite avec 613 milliards de dollars des dettes ? Par notre vieil adage : "la force d’une correction est égale et opposée à la tromperie qui l’a précédée"
septembre 2008
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Henry Paulson vient d’être incisif au sujet du numéro un mondial de l’assurance AIG. Coupant court aux rumeurs d’intervention du Trésor US et de la Fed pour éviter une faillite retentissante, et alors que tout projet de reprise ou de sauvetage par un chevalier blanc du secteur privé est désormais enterré, il réaffirme que l’argent public n’a pas pour objet de sauver la mise aux entreprises qui se sont fourvoyées sur le marché du crédit
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Ça va couper… Wall Street rentre dans un tunnel et risque de circuler six pieds sous terre durant quelques mois ! Nul besoin de demander aux traders qui n’auraient plus envie d’entendre de mauvaises nouvelles de couper leur portable : la direction s’en est chargée pour eux ce week-end chez Lehman France. Nous avons été prévenu de cette mésaventure par un ami qui travaillait régulièrement avec la salle de marché de Lehman
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La campagne 2006/2007 s’est soldée par un surplus de sept millions de tonnes de sucre, selon l’Organisation internationale du sucre, avec une production de 160 millions de tonnes. Le marché est donc excédentaire. Plus récemment, le gouvernement brésilien a annoncé une récolte de canne à sucre record pour 2008, à 558,7 millions de tonnes, soit une hausse de 11,4% par rapport à 2007. Pourtant, malgré ces chiffres de production record, le prix du sucre reprenait ces derniers mois des couleurs. Un paradoxe
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Il y a dix ans, la Réserve fédérale de New York faisait appel à Lehman Bros. et à une poignée d’autres grands acteurs de la finance américaine pour sauver un hedge fund prestigieux. Les sociétés ont râlé et gémi… mais elles ont avancé l’argent — 3,7 milliards de dollars. Le sauvetage fut couronné de succès. Les positions de LTCM ont été dénouées progressivement ; il n’y a pas eu de panique, et le secteur de la finance a pu revenir à son occupation habituelle : séparer les clients de leur argent
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Le dollar a gagné jusqu’à 3% en quatre séances par rapport à l’euro, alors que les perspectives de croissance étaient fortement revues à la baisse en zone euro. Même si le dollar consolidait un peu vendredi, le billet vert a invalidé sa tendance baissière moyen/long terme. Mais cet événement majeur a été largement éclipsé par le battage médiatique suscité par l’effondrement boursier de Lehman Brothers. Le titre a en effet perdu 78% en cinq séances à 13,5 $, soit 95% depuis le 1er janvier
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Souvenez-vous : il y a deux ans, le cours du sucre passait de 5 cents à quasiment 20 centsla livre. Il a été multiplié par quatre ! Le sucre était alors l’une des stars incontestées du marché des matières premières. C’était en 2005. Puis, un beau jour de janvier 2006… patatras. La tendance s’est inversée et le cours a plongé sous les 9 $. Depuis le début de l’année, le marché sort de sa léthargie. A long terme, le sucre pourrait progressivement sortir de la crise de surproduction dans laquelle il est enfermé
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Lorsqu’on ne peut pas quémander, emprunter ou voler l’argent pour rembourser ses obligations nécessaires, on fait faillite. Voilà pourquoi les autorités américaines sont intervenues pour prendre le contrôle de Fannie et Freddie. Les prêteurs hypothécaires avaient besoin de cash. Et au taux d’intérêt demandé par les prêteurs privés — pour se protéger contre la possibilité improbable que Mac et Mae ne puissent jamais les rembourser — il semblait qu’ils ne pourraient jamais se sortir de leur trou de 100/200 milliards de dollars
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Maintenant que Fannie Mae et Freddie Mac sont devenus pupilles de l’Etat, les investisseurs en mal d’anticipation vont vouloir savoir combien d’orphelins de plus le département du Trésor US va pouvoir adopter. Mais ces investisseurs vont surtout vouloir savoir comment le Trésor va réussir à nourrir et habiller Fannie et Freddie, avant même qu’il ne puisse envisager d’adopter d’autres garnements financiers
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Il y a du monde au chevet de Fannie et Freddie. Les investisseurs, la BCE, la Chine, les fonds souverains… Tous considèrent avec inquiétude les patients allongés dans leur lit. A ce jour, les remèdes semblent avoir fonctionné. Requinqués par des injections de cash, appuyés sur les prothèses et les béquilles fournies par l’Etat américain, les deux géants du prêt hypothécaire semblent bons pour reprendre du service. Sauf que… les médecins, le très renommé Oncle Sam et le prestigieux Ben Bernanke, ont l’air au moins aussi pâles que leurs patients
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Epargne
La flambée du dollar brûle les ailes à la spéculation
par Philippe Béchade 12 septembre 2008Les places boursières européennes sont parvenues à endiguer la débâcle qui se dessinait peu avant la réouverture de Wall Street. Le CAC 40 chutait de 2% (sous les 4 200 points) et l’Euro Stoxx dévissait de 2,2% — renouant avec ses planchers du 5 septembre, soit 3 175 points, un niveau qu’il va falloir surveiller de près au cours des toutes prochaines séances
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Comme le déclare James Cook, de InvestmentRarities.com, "rien qu’en Asie, l’équivalent de dix fois la population des Etats-Unis gagne désormais assez pour acheter des produits contenant de l’argent-métal. Et pendant ce temps, l’offre d’argent diminue !" Naturellement, avec ce genre d’accumulation de la demande, je suis investisseur dans l’argent-métal
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Le brouillard de la guerre — c’est-à-dire de la guerre entre l’inflation et la déflation — se dissipe. Nous commençons à voir plus clairement de quel côté penche la bataille. Le Monde de lundi dernier parlait de la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, en la décrivant comme le plus grand sauvetage de l’histoire. Mais qu’est-ce que cela signifie lorsque le gouvernement le plus libéral au monde nationalise son plus grand secteur financier
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Ce qui me frappe le plus avec les entreprises en difficulté, que ce soient des constructeurs de véhicules automobiles, des entreprises aéronautiques, des banques, des courtiers ou des GSE, c’est qu’elles ont tendance à reproduire constamment la même erreur. J’appelle ça "le Cycle du condamné". Les investisseurs qui distinguent cette erreur suffisamment tôt peuvent éviter les valeurs dangereuses… ou essayer de faire des bénéfices en les vendant à découvert
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Epargne
Lehman, au bord du gouffre, fait un grand pas en avant
par Philippe Béchade 11 septembre 2008La partie de flipper infernal se poursuit ; les cours des actions continuent de rebondir dans toutes les directions sans que personne ne parvienne à reprendre le contrôle de la partie. Celle du jour s’achève par un repli de 0,23% du CAC 40 et de 0,7% de l’Euro Stoxx 50. L’affaire se complique encore un peu plus lorsque des rumeurs de lourdes pertes sur les marchés de matières premières alimentent les spéculations sur des faillites d’importants fonds d’investissement
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Si vous êtes comme moi, vous êtes un petit cochon avide et égoïste dont l’avarice ne connaît pas de bornes car vous voulez assez d’argent pour aller loin, très loin, et commencer une nouvelle vie avec un nouveau nom, une nouvelle identité, peut-être de nouvelles empreintes digitales et de nouvelles chaussures très classe — et les poches pleines de liquide à dépenser, mais pas des billets neufs et dont les numéros de série ne se suivent pas
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La Chronique Agora avait raison depuis le début — c’est du moins l’angle que nous prenons aujourd’hui. Nous avons dit que le marché haussier avait atteint son sommet en 2000 — et qu’il serait suivi par un marché baissier géant de long terme. Mais ces huit dernières années, ce marché baissier a été retardé… et déguisé. Il a été retardé par la plus grosse inondation de liquidités fiscales et monétaires depuis le Déluge
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La trajectoire du CAC 40 depuis dix jours s’apparente à une bille d’acier lancée sur le plateau d’un vieux flipper mécanique des années 60, avec des tours à ressort qui font des étincelles, accompagnées de jolis "clings" cristallins, et des embouts caoutchoutés commandés par des tringles désolidarisées de leur axe à force de subir des "fourchettes" à la volée
