Le club des riches qui sont pour l’économie réelle

Rédigé le 10 octobre 2017 par | A la une, Investissement, Richesse, Simone Wapler Imprimer

Il vous appartient de décider de mettre votre épargne au service de l’économie réelle plutôt qu’au service de l’enrichissement de l’industrie financière.

Voici l’image d’un objet de luxe qui est une insulte au peuple, à la justice sociale et à l’inégalité. Il s’agit d’un yacht construit par le chantier Wally de Monaco.

Vous pourrez constater que cette unité bat pavillon espagnol.

c

En France, posséder un tel bateau sera désormais puni (taxé), ce qui vous évitera de contempler un spectacle socialement insultant.

Les salauds de riches iront donc ailleurs et ne pollueront pas la vue des pourfendeurs d’inégalités ! Quoi de mieux que de partager entre amateurs de « justice sociale » des plaisirs simples…

bateau échoué

Cette décision montre que la mentalité française misérabiliste et envieuse reste solide chez les représentants du peuple (et leurs électeurs).

La Russie la déteste… et l’Arabie Saoudite plus encore

Découvrez la substance mystérieuse qui fait trembler les puissances pétrolières mondiales — et pourrait vous rapporter des gains spectaculaires : il suffit de mettre cette valeur en portefeuille.

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Mais, ô miracle inattendu, pour une fois, une décision fiscale qui n’est pas d’une imbécillité totale et absolue, qui n’est pas une vengeance de fonctionnaire-élu et aigri, vient d’être prise, chez nous, en France.

Des larmes d’émotion inondent mon clavier…

Je domine mes sentiments pour vous annoncer cette grande nouvelle :

La réduction d’impôt pour investissement dans les PME passerait de 18% à 30%, mais toujours dans la limite de 18 000 € de réduction.

L’Agefi sur ce sujet :

« Connue également sous le nom de Madelin, cette niche permet de déduire de l’impôt sur le revenu d’un montant équivalent à 18% de l’investissement réalisé, dans la limite de 50 000 euros pour un célibataire et de 100 000 euros pour un couple. La réduction d’impôt peut donc aller jusqu’à 18 000 euros. Cette limite est cependant théorique, car s’y ajoute un autre plafond, introduit sous le mandat Hollande : le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 euros. »

Je déteste cette expression de « niche fiscale » qui nous assimile nous autres contribuables à des chiens et en dit long sur la mentalité du législateur, mais passons.

Sortons notre calculatrice ultra-libérale de bipède investisseur au coeur sec : si vous investissez 60 000 € dans des PME, vous pourrez réduire votre impôt de 18 000 €. Si vous investissez 10 000 €, vous réduirez votre impôt de 3 000 €.

Comme vous le savez, j’estime que l’impôt en France s’assimile à un racket. Tout ce qui permet de financer l’économie réelle en direct sans interposition de l’Etat et de fonctionnaires omniscients va dans le bon sens.

La raison est évidente : le jugement de ceux qui investissent leur propre argent me paraît d’une valeur supérieure à celui de ceux qui investissent l’argent des autres. Au moins, lorsque ces investisseurs perdent leur argent, ils apprennent de leurs erreurs. Chaque euro qui ne passe pas par la case Bercy pour irriguer l’économie réelle a donc plus de chance de succès.

Investir dans de vrais projets d’entrepreneurs, mettre son épargne au service d’entreprises qui ont des clients, des marges et ont besoin de grossir est plus gratifiant que de financer la gabegie de l’Etat en souscrivant à une OAT à 10 ans rapportant 0,75%.

Dans notre service Profits Réels, nous sélectionnons de telles entreprises, qui opèrent sur un marché concurrentiel, ont des clients, des marges et des ambitions qui nous paraissent justifiées.

Nous délivrons des recommandations d’investissement en prise de participation (crowdequity) et en prêt (crowdlending).

Fin juillet nous avons recommandé à nos abonnés de soutenir le projet de la société Eldim, entreprise spécialisée dans les technologies d’affichage et de métrologie (la science des mesures). Oui, ce n’est pas sexy, dit comme ça, mais c’est utile !

Voilà que Tim Cook, le président d’Apple en visite en France, juge bon d’aller voir cette entreprise jusque-là inconnue des grands medias.

Tim Cook

Le Figaro :

« Tim Cook a fait un détour par le Calvados pour mettre un coup de projecteur sur cette PME française avec laquelle il travaille depuis plus de 10 ans. Le chef d’entreprise a découvert le processus de fabrication made in France dans une relative discrétion, assisté des journalistes du quotidien régional Ouest-France et guidé par le patron d’Eldim, Thierry Leroux.« 

Voilà qui nous conforte d’avoir choisi ce dossier.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

3 commentaires pour “Le club des riches qui sont pour l’économie réelle”

  1. En toute sympathie, pourquoi êtes-vous autant obnubilé par les impôts sur le revenu, ou l’ISF, quand nos cotisations sociales nous coûtent 25 fois plus cher (et à l’échelle France, à la louche, 75 Mds de recette vs 1100 Mds de dépenses publiques) ?

  2. David : je ne prétends pas représenter l’opinion de l’auteur de l’article, mais en tant que libéral, bien que ma position se fonde sur le jusnaturalisme, je n’abandonne pas les arguments utilitaristes, et de ce point de vu l’ISF et l’impôt progressif sur le revenu sont en effet beaucoup plus désastreux que les cotisations sociales (à l’exception du régime de retraite par répartition).

    Il existe en effet deux différences fondamentales entre d’un coté les impôts inquisitoriaux que sont l’ISF et l’Impôt progressif sur le revenu, et de l’autre les cotisations :

    – Le niveau de progressivité : l’IRPP et l’ISF augmentent exponentiellement avec le revenu et la richesse accumulée alors que les cotisations sociales sont quasiment proportionnelles si on compare la classe moyenne aux hauts revenus

    – L’assiette : les cotisations sociales reposent entièrement sur le travail, l’IRPP et l’ISF impactent les revenus du capital et le capital lui-même.

    Concernant le premier point, cela implique que les efforts exceptionnelles de travail, d’innovation et de prise de risque entrepreneuriale sont découragés, alors que le progrès et la prospérité collective dépendent de ceux qui possèdent la volonté de fournir de tels efforts. De plus, beaucoup plus de gens brillants partent en raison de l’IRPP et de l’ISF qu’en raison des cotisations sociales.

    Concernant le deuxième point, il faut bien voir que le PIB d’une économie dépend de la combinaison entre le travail et le capital.

    Le facteur travail ne peut pas être fortement augmenté, ni à court terme, ni à long terme. Si collectivement l’ensemble des actifs décident de travailler 20% de plus, ce n’est toujours que 20% d’augmentation du PIB (en supposant une productivité marginale non décroissante, ce qui est faux), et au prix d’un temps libre plus réduit.

    A l’inverse, il n’y a presque aucune limité à la productivité qui peut être atteinte via le facteur capital (capital financier, technologique et humain). A long terme, le plus important en termes de politique fiscal est donc d’éviter à tout prix de freiner l’accumulation du capital et la prise de risque. Or, c’est précisément ce que font l’IRPP et l’ISF en frappant les revenus du capital de façon progressive.

    Pour la même raison, en ce qui me concerne je suis également « obnubilé » par l’impôt sur les bénéfices des sociétés et l’impôt sur l’héritage (même si je peux comprendre un certain sentiment d’injustice à cet égard, ayant moi même accumuler mon capital exclusivement via le travail et la prise de risques).

  3. David : d’ailleurs vous soulignez vous même que l’ISF et l’IRPP représentent moins de 10% des prélèvements obligatoires globaux (environ 8%).

    Pourtant ces deux impôts ont de toute évidence un impact extrêmement négatif sur le dynamisme et l’attractivité du territoire Français.

    Imaginez qu’on les supprime, il suffirait que le PIB augmente de seulement 8% pour que la mesure de suppression soit neutre pour le budget (puisque toutes les autres recettes auront davantage augmenté).

    Une telle mesure entrainerait au minimum 1 point de croissance supplémentaire par an, de sorte qu’après moins de 10 ans elle serait autofinancée.

    Il s’agit donc de leviers fiscaux particulièrement absurdes, le ratio entre les recettes générées et l’impact sur l’économie est désastreux, bien plus que pour les cotisations sociales.

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