Coupes budgétaires : enfin de bonnes nouvelles de la Team Trump

Rédigé le 21 mars 2017 par | A la une, Bill Bonner, Deep State Imprimer

L’Institute of Museum and Library Services [NDR : organisme chargé de soutenir les bibliothèques], par exemple. La Corporation for National and Community Service [NDR : agence nationale pour le service national et d’intérêt général (bénévolat)]… L’Appalachian Regional Commission [NDR : agence chargée du développement durable de la région des Appalaches]… Le National Endowment for the Humanities [NDR : fonds national pour les arts et les lettres]… et des dizaines d’autres.

Tous ces services devraient être supprimés.

Eh bien…Hourrah ! Il était temps. Débarrassez-vous de tout ça. Et puisque vous avez sorti la hache… Il reste encore pas mal de bois mort à couper.

La SEC. A quoi sert-elle ? Laissez les investisseurs s’occuper de leurs affaires, ils ont les moyens financiers de le faire.

Pourquoi avoir 17 différents services du renseignement ? Un seul suffirait amplement.

Le Département de l’Agriculture existe depuis 1862 et n’a pas fait pousser un seul concombre. Ses 140 Mds$ de budget sont essentiellement consacrés au programme SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program) qui fournit de la nourriture aux gens pauvres [NDR : bons alimentaires].

La carte EBT (Electronic Benefit Transfer) du SNAP peut (selon les articles publiés dans la presse) servir à payer des sous-vêtements, des chaussures, de la nourriture de fast-food, des homards, des clubs de strip-tease, et… bientôt… de la marijuana. Arrêtez ça.

Le Département du Commerce ? A quoi sert-il ?

Quant au Département de l’éducation, il emploie 4 500 personnes qui n’ont jamais enseigné quoi que ce soit au moindre élève. Lui non plus ne devrait plus exister !

Et la Sécurité Intérieure ? N’avons-nous pas déjà le Pentagone, le FBI, la CIA, la DIA et la NSA ? Sans parler des polices fédérales et locales…

Personnellement, nous avons franchi tellement de scanners d’aéroports que nous pourrions en perdre les dents. Et autant que nous le sachions, aucune catastrophe aérienne n’a été évitée.

Mais attendez… Les économies réalisées en cessant de financer ces programmes sont destinées à alimenter le Département de la Défense… et celui de la Sécurité Intérieure.

Qu’est-ce qu’on y gagne ? Qu’est-ce que cela change, que l’argent soit dépensé par l’EPA ou le Pentagone ? Résultat net : zéro.

Autrement dit, Trump détourne les ressources d’un Deep State vers un autre… remplace un groupe de compères par un autre… Et il n’est pas du tout sûr que l’on gagne au change.

Au moins, les parasites du National Endowment for Humanities ne nous embarquent pas dans des guerres perdues d’avance.

En outre, les généraux devraient être punis, et non récompensés. Ils n’ont gagné aucune guerre depuis la Deuxième guerre mondiale, bien qu’ils aient dépensé environ 30 000 Mds$ actuels.

Et ils n’ont pas non plus livré une seule guerre qui en vaille la peine. D’ailleurs, aucune des guerres se déroulant actuellement sur Terre ne mérite que l’on sacrifie la vie d’un seul Américain, ni le moindre dollar.

Aucune nation dans le monde n’est sur le point d’envahir les Etats-Unis, de voler nos biens, de violer nos femmes, et d’enlever nos enfants pour les réduire à l’esclavage.

Vous voulez vraiment restituer sa Grandeur à l’Amérique ? Vous voulez vraiment « sauver » le pays ? Votez les coupes budgétaires de Donald Trump.

Mais n’en restez pas là. Il faut réduire le budget de la défense de 400 Mds$ également, et rappeler les soldats au pays.

Et il reste encore une chose très importante…

Le système de l’argent magique persiste

C’est de Washington qu’il est question… alias le Marigot. Les initiés se fichent que le programme de Donald déshabille Pierre pour habiller Paul.

Les augmentations de dépenses sont approuvées. Les coupures budgétaires n’arrivent jamais. Pour Pierre et Paul, la vie continue comme avant.

Mais pas question que le Deep State regarde disparaître sans rien faire les financements de ses grands projets ruineux. Et heureusement pour les bestioles du marigot, le système de financement est magique.

Inutile d’embêter les contribuables… lorsque l’on prodigue du crédit pour presque rien.

Tournons-nous vers Janet Yellen à présent, une créature qui vit dans les bas-fonds de Jekyll Island. Elle a donné une conférence de presse, mercredi dernier. Nous citerions bien ce qu’a déclaré la responsable de Fed, mais nous aurions l’air de nous moquer d’elle.

Alors, à la place, nous résumons :

Euh… Il semblerait que l’économie s’en sorte bien, actuellement… alors nous continuons sur notre lancée… c’est-à-dire la laisser retourner à la normale tout en gardant un oeil sur les données.

Certaines choses se présentent bien… D’autres pas tant que ça. Alors nous continuons sur notre lancée… ou peut-être en ferons-nous un peu plus. A moins que les choses ne se gâtent, voyez-vous… alors nous en ferions un peu moins. Ou plus, c’est selon.

[NDLR : Pour financer le Deep State, il faut que le dollar reste bas et que la Guerre des devises se poursuive. Notre spécialiste, Jim Rickards, a élaboré une stratégie exclusive pour vous permettre de profiter de cette guerre étrange. Une stratégie qui a déjà porté ses fruits pour ses abonnés. Il ne s’agit pas de don de divination suspect mais d’un algorithme développé pour la CIA elle-même. Tout est expliqué ici.]

Il y a ceux qui espèrent que Mme Yellen ramènera l’économie à la « normale ». Et il y a ceux qui espèrent que Donald Trump restituera sa grandeur à la nation. L’un de nos amis pensait que des extra-terrestres allaient atterrir sur la pelouse de la Maison Blanche et nous mener à la Grandeur.

Et qui sait ? Peut-être le feront-ils.

Mots clé : -

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

Laissez un commentaire