Une bonne surprise dans la loi Pacte

Rédigé le 3 mai 2018 par | Indices, marches actions, strategies, Investissement Imprimer

L’épargne retraite échapperait à l’impôt sur le revenu. Hélas, le gouvernement n’envisage cette épargne que comme « intermédiée » par les banques et les assureurs.

Enfin une bonne nouvelle. Le gouvernement prépare la loi Pacte, un acronyme comme les affectionnent les bureaucrates. Pacte = plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises.

Cette loi comprend tout un volet destiné à l’épargne retraite. Le gouvernement souhaiterait « flécher » notre épargne en direction de ce qu’il pense être bien pour nous, c’est- à-dire la bourse et les entreprises. Un simple regard à la déclaration de patrimoine du ministre porteur du projet, Bruno Le Maire, en dit long sur son inexpérience dans le domaine…

Les produits d’épargne du ministre Bruno Le Maire

Bruno Le Maire

C’est tout le sujet de Jouer sa peau : asymétries cachées dans la vie quotidienne , le dernier livre de Nassim Nicholas Taleb (1). Bruno Le Maire n’a aucune exposition aux conséquences éventuellement négatives des directives qu’il va signer et imposer à une multitude de gens.

Mais passons…

Cette loi contient une bonne mesure : si vous épargnez en vue de votre retraite, vous déduirez la somme mise de côté de votre revenu imposable.

C’est une avancée incontestable. Reste maintenant à connaître le degré de rigidité des supports recevant l’agrément de nos législateurs bureaucratiques. Il est peu probable que les fourmis aient le choix de se passer d’intermédiaires avisés.

Les grandes manoeuvres du lobby des banques et assurances pour récupérer cette manne sont supervisées par la député Amélie de Montchalin, ex-employée d’Axa…

« Le journalisme consiste à imprimer ce que quelqu’un d’autre ne souhaiterait pas voir imprimé. Le reste n’est que de la communication. »

Je viens de tomber sur cette citation de George Orwell. Je précise que je n’ai aucune prétention à faire du journalisme. Ma seule prétention est d’essayer de voir où est mon véritable intérêt pour placer au mieux mon argent à une époque où le faux-monnayage est institutionnalisé par les banques centrales, où l’Etat nous gave de promesses qu’il sera incapable de tenir et nous accable d’impôts pour financer ses échecs.

Ceux qui placent leur argent dans l’immobilier sont déchirés par la fiscalité.

Ceux qui placent leur argent dans les obligations acceptent de n’avoir aucun rendement et subventionnent la gabegie étatique.

Amazon est sur le point de vous rendre riche ! Le géant de l’e-commerce investit dans le blockchain… et vous devriez faire de même : trois valeurs de ce secteur en pleine envolée pourraient vous rapporter jusqu’à 7 520% de gains.

Comment ça ?

Cliquez ici pour tout savoir…

Le gouvernement espère voir les épargnants affluer vers la bourse, qu’il identifie aux entreprises cotées (les entreprises cotées ne représentent pourtant qu’une portion non-majoritaire du tissu économique et ne sont pas les plus créatrices d’emplois). Le moment est spécialement mal choisi pour les nouveaux arrivants car des bulles financières de proportion épique ont été gonflées par les banques centrales.

Tous les professionnels savent que les valorisations sont actuellement excessives et que le marché est soutenu par le crédit quasi-infini et quasi gratuit.

Les grandes entreprises cotées – qui ont accès à ces bonnes conditions de crédit – rachètent leurs propres actions au lieu d’investir.

Les Echos du jour sur ce sujet :

les echos

En 2018, les entreprises américaines rachèteront pour plus de 800 milliards de dollars de leurs propres actions.

Rentrer aujourd’hui en bourse c’est donc acheter très cher avec peu de perspectives de vendre encore plus cher. Ce n’est donc pas la meilleure solution pour ceux qui commencent à constituer leur épargne retraite.

Nous pensons qu’actuellement la finance participative – que ce soit en prêt ou en capital – offre de meilleures perspectives de rendement ou de plus-values. Ce domaine n’a cependant pas la faveur du gouvernement, il n’est pas « intermédié », c’est-à-dire que banques et assureurs n’ont pas la main dessus.

Mais en finançant – non pas du rêve – mais la croissance de jeunes entreprises ayant déjà des clients et des marges, vous pouvez espérer multiplier votre investissement par 10. [NDLR : Découvrez ici notre cercle d’investissement privé et comment multiplier votre investissement initial par 10 en finançant des entreprises en croissance inaccessibles aux investisseurs ordinaires.]

Evidemment, vous ne devez pas perdre de vue la règle élémentaire de bonne gestion d’un patrimoine qui est la diversification : de l’immobilier, du foncier, des actions, des obligations. C’est la seule façon de limiter vos risques et de le rendre « antifragile » (2) vis à vis des risques financiers.

1-Vendu par le vilain Amazon ici ou les gentilles Belles Lettres là.

2-Une autre expression de Taleb

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

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