Deep State : La parasitocratie mine l’économie | La Chronique Agora


La parasitocratie mine l’économie

Rédigé le 18 juillet 2016 par | Bill Bonner, Deep State Imprimer

Il y a toujours des gens qui trouvent le moyen d’exploiter « le système », que ce soit une royauté ou une République. Mais plus il y a de rentiers, plus l’économie s’affaiblit.

Je vous ai déjà présenté les zombies et les compères… et vous savez que votre gouvernement ne reflète pas vraiment ce que l’on vous a enseigné à l’école.

Savez-vous ce qu’est le Deep State ?

A la place, nous sommes gouvernés par un groupe d’initiés que nous appelons le Deep State, et qui prête peu attention à la Constitution ou bien à « la volonté du peuple ».

Le terme Deep State n’a rien d’original, pour nous. Au départ, on s’en est servi pour décrire ces éléments anti-démocratiques qui actionnaient les véritables leviers du pouvoir, dans la Turquie kémaliste, au sein de l’armée, des services des renseignements, du pouvoir judiciaire et de la mafia.

Mais le terme est de plus en plus employé, partout ailleurs, à mesure que les gens se rendent compte de ce qu’il se produit réellement dans leurs propres pays. Aujourd’hui, nous proposons un néologisme plus descriptif.

Votre première réaction, face au Deep State, c’est probablement le déni ou l’effroi.

« C’est impensable », vous dites-vous peut-être. « Comment se fait-il que je n’en aie jamais entendu parler ? »

Ou encore :

Comment mettre un terme à cette conspiration ?

Détendez-vous…

Il n’y a rien d’occulte, dans cette histoire. Elle se déroule essentiellement au grand jour.

La raison pour laquelle vous n’avez pas entendu parler du Deep State constitue un nouveau point, une nouvelle donnée, que nous devons relier. C’est-à-dire qu’il y a des faits. Et il y a des mythes, des illusions, des conjectures et des opinions.

L’exploitation du système

Les faits véridiques sont ceux qui le demeurent quoi que vous pensiez.

Si vous envoyez un enfant pâlichon à la plage, il rentre avec un coup de soleil. Et même si nous sommes pressés de dévorer nos œufs au petit-déjeuner, l’eau bout à 100 degrés Celsius, au niveau de la mer.

Mais en dehors de ces « faits véridiques », tout le reste est sujet aux mythes et à l’imagination.

Le mythe de notre république constitutionnelle, par exemple, est si séduisant que la plupart des gens refusent de voir plus loin. Il ne s’agit pas que de ça, d’ailleurs. La plupart des gens qui comptent réellement en politique : les faiseurs de tendance, les riches, les marchands d’opinion, les politicards et les arrivistes – qui font fonctionner le système — sont payés pour ne pas regarder ce qui se passe de l’autre côté de l’écran.

Mais le monde réel ne s’apparente pas au cinéma. D’ailleurs, Washington n’est pas tel que la plupart des gens se l’imaginent, et correspond plus à ce à quoi l’on pouvait s’attendre qu’à ce que l’on pouvait espérer. Car nous savons bien qu’il y a toujours des gens qui trouvent le moyen d’exploiter « le système ».

Même sous la monarchie la plus absolue, le roi est impuissant sans sa légion d’initiés, de courtisans, de conseillers, d’ambassadeurs, ses parasites, extorqueurs et autres différents compères. Ces personnes s’entendent afin d’utiliser le pouvoir de police de l’État à leur propre avantage.

En France, avant la révolution, par exemple, des groupes de privilégiés usaient de leur influence – et souvent de la force – pour récupérer des biens qui leur fourniraient un revenu, ou des « rentes ».

On les appelait les « rentiers ». Et ils vivaient sur le dos de l’économie productive, tels des tiques sur le dos d’un chien.

En France, aujourd’hui, il existe également énormément de rentiers… mais ils ne portent plus de perruques poudrées.

Le New York Times a publié un article, concernant le coiffeur personnel du président François Hollande, payé plus de 10 000 $ par mois depuis quatre ans, soit environ le même salaire qu’un ministre du gouvernement.

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COO

Une élite de parasites : Deep State ou Parasitocratie

Tout le monde veut avoir quelque chose pour rien. Tout le monde veut être rentier. Et chaque société possède les siens.

Mais un rentier est un parasite. Et plus il y en a, plus l’économie s’affaiblit… jusqu’à ce qu’elle succombe à la révolution, à la dépression, à la guerre, ou à l’hyperinflation.

Fondamentalement, le Deep State est une élite de parasites. Son objectif est de transférer vers lui le pouvoir et l’argent de ceux qui l’ont gagné.

C’est pourquoi nous proposons d’appeler le Deep State la « Parasitocratie », plutôt.

L’une des principales avancées de cette Parasitocratie des temps modernes fut le système monétaire annoncé par le Président Nixon en août 1971.

La série télévisée si populaire, Bonanza, fut interrompue, et Nixon fit deux déclarations majeures.

D’abord, il déclara que les salaires et les prix allaient être contrôlés. Ce fut une telle bombe qu’elle pulvérisa totalement l’intérêt de la seconde déclaration, à savoir que désormais, le monde disposerait d’un nouveau système monétaire.

Tous les abrutis de politiciens et commentateurs m’as-tu-vu avaient quelque chose à dire sur le contrôle des prix et des salaires. Mais personne ne savait que penser du nouveau dollar.

Désormais, les États-Unis n’honoreraient plus leur promesse de convertir les dollars de leurs créanciers étrangers en or, au cours fixe de 35 $ l’once. Mais était-ce une mauvaise chose ?

Peut-être une devise plus flexible serait-elle réellement bénéfique à l’économie. Peut-être fallait-il réellement empêcher les Français… qui, à l’époque, tentaient de convertir leurs dollars en or… de se saisir d’une part si importante du trésor américain. Qui sait ?

Et à présent… 45 ans plus tard… nous commençons juste à le découvrir…


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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

Un commentaire pour “La parasitocratie mine l’économie”

  1. les premiers parasites sont nos chers parlementaires et leur partis.
    Ils ne vivent qu’au crochet du peuple sans aucune valeur ajoutée (si ce n’est celle des charges à payer, des restrictions y compris de liberté,….. ) devenus au fil des décennies simples scribouillards se contentant d’entériner les volontés du Pouvoir (et non celles du Peuple, comme initialement prévu)…. Ce n’est pas pour rien que le terme « julot-casse-croute » leur va si bien!
    Pire le Peuple les élit et paie pour qu’ils pondent quelques textes (de leur mouture et c’est alors une proposition de loi) allant à l’encontre de ses intérêts (c’est quoi être représentant du peuple.
    Le peuple masochiste…… en réclame….. et remettra le couvert en 2017!

    http://wp.me/p4Im0Q-1cp

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