Un impôt inique mais très profitable pour certain

Rédigé le 16 mars 2017 par | Liberalisme, Simone Wapler Imprimer

Deux candidats parlent de supprimer l’impôt sur la fortune. Tragique désespoir de l’industrie financière qui prospérait grâce à cette niche.

« Si un homme politique constatait qu’il y a des anthropophages parmi ses électeurs, il leur promettrait des missionnaires pour le dîner » Henry Louis Mencken.

La campagne électorale française devient comique.

Le Figaro du jour nous apprend que deux candidats remettent en cause l’impôt sur la fortune : François Fillon et Emmanuel Macron.

La plupart des impôts sont idiots. L’ISF est l’un des plus idiots. Il chasse les riches de notre pays, dissuade ceux qui voudraient s’y installer et les producteurs de pommes de terre de l’Île de Ré le payent.

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C’est un impôt qui déchaîne des passions. Quoi de plus prometteur, de plus simple à comprendre et de plus agréable que de « faire payer les riches » ? Établi par le grand sorcier François Mitterrand, ce totem des étatistes de gauche n’a pas été abattu par les étatistes de droite. Trop dangereux politiquement. Car si les riches ne paient plus, il faudrait faire payer les pauvres ou les pauvres auraient moins. Difficile à défendre, difficile d’éduquer les masses maintenues dans une bienheureuse ignorance des principes économiques élémentaires…

Les producteurs de pommes de terre de l’Île de Ré – destination estivale fréquentée par d’éminents membres de la Parasitocratie – ont donc été sacrifiés sans remord au pied du totem. La pomme de terre de l’Île de Ré atteint des prix exorbitants (comme la grenaille de Noirmoutier) ; les « sans-dents » qui n’appartiennent pas à la Parasitocratie peuvent se rabattre sans inconvénient sur le bintje des Pays-Bas, beaucoup plus abordable.

Source Wikicommons

En attendant la disparition de l’ISF, savez-vous évaluer correctement vos biens ? La question paraît farfelue et pourtant… Pour établir une déclaration de patrimoine, organiser une mutation ou une donation, régler une succession, sortir d’une indivision,… vous avez besoin d’évaluer précisément la valeur de vos biens immobiliers, fonciers ou titres de société. Comment faire, quelles décotes appliquer ? Notre rapport « La juste évaluation » vous indique les différentes méthodes applicables et notamment celles que le fisc utilisent lui-même et ne pourra donc contester. Il vous guide pas à pas dans vos calculs. Pour vous le procurer, c’est ici.

A défaut d’être supprimé, l’impôt stupide a été aménagé (comprenez « compliqué », « opacifié »). Des lois de finance ont créé des niches pour ces chiens de contribuables riches. La Parasitocratie a alors pu développer toute une industrie lucrative autour desdites niches. Maintenant qu’il est question de supprimer l’impôt, tout le milieu du charity business et de l’industrie financière spécialisée « niche fiscale » est en émoi.

Qui va désormais investir dans les fonds de PME et d’entreprises innovantes ou dans ces fondations caritatives — investissements ou dons qui étaient déductibles jusqu’à 50% ? Parmi les rares pays à avoir adopté un tel impôt, la France est le seul à l’avoir conservé. Il faut croire que les riches non français sont plus généreux ou téméraires dans leurs investissements que les riches français. Les investissements en capital-risque et les fondations se portent très bien dans les autres pays.

Les protestations des gérants de ces fonds ISF dit FCPI ou FIP sont comiques. Durant des années, ils ont confortablement vécu de collectes sans grandes exigences de performances. Si un investisseur avait mis 100 (et déduit 50 de son ISF), il suffisait de rendre 51 à ce client pour qu’il soit content… Sans surprise, les performances de beaucoup de ces fonds oscillent entre lamentables et pitoyables.

Certes, selon Morningstar, en moyenne les 20 meilleurs fonds ont une performance annualisée de : • +5,6 % en FCPI ; • +4,6 % en FIP.

Mais la moyenne des 20 moins bonnes performances annualisées est de • -14,9 % en FCPI ;

• -14,7 % en FIP.

Des investissements sains doivent pouvoir se passer de carottes, de bâtons, de complications fiscales et ne passent pas par des niches. C’est le but de notre nouveau service Profits Réels, actuellement en test. Son lancement officiel aura lieu avant l’été — nous vous tiendrons bien entendu au courant.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’oeil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

2 commentaires pour “Un impôt inique mais très profitable pour certain”

  1. oui mais il faut surtout répéter que les riches sont éxonerés d’isf

    cet impôt s’applique surtout aux pauvres

    tout ceci est lamentable. nous sommes en russie début 90.

    L’isf est un tres bon impot mais il ne doit s’appliquer qu’aux personnes MORALES operant en F
    c’est facile à mettre en oeuvre, je sais comment on fait hahaha
    je n’ai aucun doute qu’il sera mis aux US sur les personnes morales

  2. j’insiste sur ce point car le Mac propose exactement l’inverse: c’est la preuve ultime

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