Et si la France sortait de l’euro ?

Rédigé le 13 janvier 2016 par | Article, Indices, marchés actions, stratégies Imprimer

▪ La tentation isolationniste augmente et les programmes des partis extrêmes mettent à leur affiche le retour à la monnaie nationale. Quelles en seraient les conséquences ?

La Zone euro ne fonctionne pas de manière optimale, c’est prouvé depuis la crise financière de 2007-2008.

La cohabitation est en effet difficile au sein de l’Union monétaire entre le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d’Europe du nord et celui d’Europe du sud (France comprise) fondé sur les services souvent non exportables.

Tandis que les pays du nord ne font qu’accroître leurs excédents extérieurs, les pays du sud creusent leurs déficits (et peinent alors à les refinancer). Ce n’était pas un problème jusqu’en 2008 puisque les pays du nord réinvestissaient une partie de leurs excédents dans les obligations d’Etat des pays du sud ; la Zone euro fonctionnait alors correctement au moins du point de vue de la mobilité du capital.

Ce n’est plus le cas depuis 2009. Pour résoudre le problème, il faudrait :

– Soit passer à une union fiscale et budgétaire de type fédéral qui permettrait d’institutionnaliser les transferts du nord vers le sud. Cette solution reste difficilement acceptable pour les Allemands qui n’ont aucune envie de subventionner le sud.

– Soit homogénéiser les économies en les alignant sur ce que l’on considère être le modèle, l’Allemagne. L’efficacité de cette solution suppose que la Zone euro puisse prendre des parts de marché au reste du monde ; en effet si toutes les économies de la Zone euro avaient ressemblé à celle de l’Allemagne — avec une forte profitabilité des entreprises et une forte compétitivité/coût — alors chaque pays de la Zone aurait été en mesure de prendre des parts de marché à l’autre, créant une sorte d’équilibre concurrentiel.

Certains programmes politiques prônent la sortie de l’euro et le retour aux monnaies nationales.

Vouloir sortir de la Zone euro provoquerait sans doute une baisse de 20% à 30% de notre nouveau franc vis-à-vis de l’euro

▪ Quels en sont les avantages ?
Prenons le cas de la France. Notre dette publique négociable est détenue à hauteur de 70% par des investisseurs étrangers (autour de 1 200 milliards d’euros). Aussi vouloir sortir de la Zone euro provoquerait sans doute une baisse de 20% à 30% de notre nouveau franc vis-à-vis de l’euro, ce qui reviendrait à faire défaut sur la dette détenue par les investisseurs non-résidents.

Selon les partisans d’un retour au franc, il serait possible de revenir 42 ans en arrière (comme si la carte économique et financière du monde n’avait pas changé en quatre décennies).

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Rappelons en effet qu’avant 1973, le Trésor public avait l’habitude de se financer auprès de la Banque de France, qui émettait de la monnaie en fonction des besoins de l’Etat.

La dette publique était alors automatiquement détruite et transformée en masse monétaire en circulation. Depuis 1973, tout a changé avec l’article 25 de la Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la réforme des statuts de la Banque de France : "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France".

Cet article de loi a ensuite été entériné par l’article 104 du traité de Maastricht et l’article 123 du traité de Lisbonne. Il est tout à fait démagogique et inconscient de proposer explicitement ou implicitement d’effacer la dette publique française en revenant à cet avant 1973. Dans ce sens, une sortie de l’euro serait aussi une sortie de l’Union européenne.

Si la dette était exclusivement détenue par des épargnants français, on pourrait imaginer que la création de monnaie se fasse en créditant le compte du Trésor public (et non celui des banques), lequel utiliserait cette ressource pour se désendetter ou pour financer son déficit budgétaire. Mais la réalité est tout autre.

▪ Des schémas différents
Certes le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Japon battent monnaie et disposent de leur entière souveraineté monétaire. Mais ces pays financent leurs déficits différemment. Au Japon, la dette est intégralement détenue par les Japonais. Donc pas de fuite de capitaux envisageable ; le problème du Japon sera de gérer à terme son vieillissement démographique et de faire sans doute appel à de l’épargne non-résidente. A ce moment, les taux monteront.

Au Royaume-Uni, la dette nationale est essentiellement détenue par des banques et des assureurs britanniques. Aux Etats-Unis, le statut de monnaie de réserve du dollar ne pose pour l’instant pas de problème pour le financement du déficit courant et du déficit budgétaire.

Pour la France le choix est différent : on sort de l’euro et on fait défaut sur la dette détenue par les non-résidents

Pour la France le choix est différent : on sort de l’euro et on fait défaut sur la dette détenue par les non-résidents ; on reste dans l’euro — auquel cas on gère le financement de la dette publique de manière intelligente (aidé d’une part par la réglementation qui pousse les banques et assureurs à investir en obligations d’Etat et d’autre part par les programmes de rachat d’actifs de la BCE).

▪ Les quatre conséquences néfastes d’un retour au franc
Nous pouvons recenser simplement les conséquences suivantes d’un retour au franc : perte de pouvoir d’achat, déficits, taxation et destruction de votre épargne, super austérité !

Conséquence 1 : de l’inflation par la hausse des prix des produits importés
Cette inflation importée serait mauvaise pour tout le monde. Mauvaise pour les ménages car il n’y a pas dans l’économie française de produits ou services substituables aux importations et la hausse des prix importés ne s’accompagnera pas d’indexation des salaires sur les prix (sauf à ruiner nos exportations). Ce sera donc un prélèvement sur notre pouvoir d’achat.

Mauvaise inflation également pour les entreprises… car la baisse de la monnaie renchérira le coût des matières premières importées libellées en dollar et pèsera sur leurs marges.

Mauvaise enfin pour l’Etat car l’inflation importée ne réduit pas la dette. C’est l’inflation domestique qui permet de réduire les taux d’intérêt réels. L’inflation importée conduit à une hausse des prix de consommation mais sans hausse de la valeur ajoutée domestique et elle ne remplit donc pas les caisses de l’Etat avec de la TVA.

Conséquence 2 : un retour au franc signifierait une aggravation des déficits extérieurs
En effet, la baisse de la nouvelle monnaie nationale aurait les inconvénients de la dévaluation — à savoir une hausse de la valeur des importations — sans en présenter les avantages, c’est-à-dire une hausse des exportations.

La dévaluation (le retour au franc en serait une) n’est bonne que pour les pays qui produisent des matières premières qui se vendent en dollar ou des marchandises à faible valeur ajoutée.

On a vu ces dernières années l’illustration de ce phénomène avec l’Allemagne : la hausse de l’euro n’a pas empêché l’Allemagne de maintenir ses exportations dans des secteurs haut de gamme peu sensibles au change ; par contre, la baisse de l’euro ne permet pas de relancer les exportations de produits français.

On imagine mal des rentrées de capitaux dans un pays sorti de la Zone euro et qui aura fait défaut sur une partie importante de sa dette publique

Ces déficits seraient difficilement finançables par de l’épargne non-résidente. On imagine mal des rentrées de capitaux dans un pays sorti de la Zone euro et qui aura fait défaut sur une partie importante de sa dette publique.

Conséquence 3 : face à l’impossibilité de financer désormais la dette publique par l’épargne non-résidente, le gouvernement devra solliciter de manière institutionnelle la nouvelle Banque de France (cf. le retour au système d’avant 1973)
Mais il sollicitera également les épargnants et contribuables français dans des conditions insupportables.

– Risques de nationalisation de l’épargne privée. Les contrats d’assurance-vie contiennent des obligations émises par l’Etat français. Ces obligations pourraient être remplacées par des nouveaux titres d’Etat dont la rémunération serait de plus en plus aléatoire (remboursement en intérêts et en capital subordonnés à la croissance et aux performances budgétaires de l’économie française).

– Risques de fiscalité de plus en plus confiscatoire. La tentation sera forte de créer un fonds visant à racheter et éliminer une large portion de la dette existante pour la ramener à des ratios dette publique/PIB plus soutenables. Ce type de fonds sera sans doute alimenté par la création d’impôts lourds sur le patrimoine et par une forte hausse de la fiscalité indirecte.

Conséquence 4 : des taux d’intérêts en forte hausse
Pour empêcher une chute encore plus importante de la nouvelle monnaie nationale et des sorties de capitaux supplémentaires, il faudra remonter les taux courts. Les plus anciens se souviendront des crises monétaires des années 1992-1993 : à l’époque, pour "défendre" la parité deutschemark/franc, la Banque de France augmentait violemment ses taux directeurs afin de dissuader (sans efficacité aucune) les spéculateurs d’emprunter des francs pour les vendre sur le marché des changes et accélérer la chute de la monnaie nationale.

Les tensions n’épargneraient pas les taux longs compte tenu de la disparition d’une partie importante d’acheteurs d’obligations d’Etat françaises (BCE, banques centrales étrangères, investisseurs institutionnels étrangers…)

Voilà concrètement quelques sombres conséquences d’un retour à la monnaie nationale : inflation et perte de pouvoir d’achat, explosion du déficit extérieur et du déficit budgétaire, impossibilité de financer ces déficits par l’épargne non résidente (fortes sorties de capitaux), nationalisation de l’épargne privée, fiscalité directe et indirecte de plus en plus insupportables, forte hausse des taux courts (crises monétaires et de change), forte hausse des taux longs aggravant la solvabilité de l’émetteur France.

Mots clé : -

Mory Doré
Mory Doré
Economiste

Mory Doré est un professionnel des marchés financiers depuis plus de 20 ans ayant exercé différentes fonctions dans plusieurs grands groupes bancaires : économiste de marché ; trader et arbitragiste sur produits dérivés de taux d’intérêt ; trésorier et responsable de l’allocation des excédents de fonds propres ; responsable gestion financière.

Aujourd’hui, il est responsable du département des risques financiers dans un grand groupe bancaire mutualiste.

Durant ces 10 dernières années, il est un interlocuteur privilégié de la gestion financière et des risques financiers de son établissement auprès de différentes instances et institutions : commissaires aux comptes, Commission bancaire, Comité d’audit et Comité d’entreprise.
Il possède un diplôme de statisticien économiste de l’école nationale de la Statistique et de L’Administration économique ainsi qu’une maîtrise d’Econométrie de l’Université de Bourgogne (Dijon).

21 commentaires pour “Et si la France sortait de l’euro ?”

  1. La liste des inconvénients doit être opposée à celle des avantages. Ensuite, il serait juste de reprendre les avantages de l’euro, qui n’ont pas été tenus. Pour finir, nous pouvons passer des accords avec la Russie et d’autres pour les importations de pétrole et de gaz en roubles et francs. La France pourrait également exporter en francs ou autre devise. Le dollar ne sera peut-être plus aussi indispensable à l’avenir. Le commerce international est déjà pour moitié hors dollar. Pour la dette, il est possible de la payer en franc ?! ….la France peut reprendre une place industrielle et agricole plus importante. Nos exportations vers les USA sont mineures, il faut utiliser d’autres devises. Sinon, c’est accepter la mort de notre économie. Le dollar c’est pour les importations, et nos fournisseurs peuvent ensuite acheter….aux allemands ?! Arrêtons la stupidité. Mon âge me permet d’affirmer que la France se portait mieux avant l’Europe et l’euro. Le grand debat c’est la sortie de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN. L’avenir de l’économie est en Eurasie !

  2. Cet article manque d’objectivité. Il y a certainement des effets positifs à un retour au franc (cf. Jacques Sapir).
    En fait il s’agit encore une fois de plus de faire peur au pekin moyen anesthésié du bulbe (on lui fait aussi tous les jours le même coup avec le climat, l’immigration, etc.).
    De toute façon l’Euro ne fonctionne pas et c’est un fait. Il ne profite uniquement qu’aux oligarches qui l’on instauré et s’en servent pour conserver leur pouvoir et leur privilèges.
    Concernant les hausses de la fiscalite laissez-moi rire, tout ce dont parle l’auteur existe déjà:
    expropriation (taxes sur le foncier non bati), droit de succession, charges astronomique sur les entreprenneurs, etc.

    En résumé:
    1) conserver l’euro = lente agonie + effondrement inévitable
    2 sortir de l’euro = effondrement controlé + espoir de batir un système monétaire tourné vers les « petits »

  3. Un article à charge partisan et ridicule en regard de celui publié récemment par Jacques Sapir (http://russeurope.hypotheses.org/3814).
    Vous nous aviez habitué à mieux !

  4. Les français ont la mémoire courte : durant la période de Sarkozy celui-ci a donné 600 tonnes d’or aux ricains pour sauver le dollar , chaque jour le Gal De Gaulle doit se retourner dans sa tombe à Colombey les deux églises !!! Maintenant nous constatons que la France est devenu de plus en plus pauvre ! et c’est sans compter le reste du patrimoine français qui chaque jour est bradé……..la liste serait longue !

  5. Serait-ce de la propagande? LoL!

  6. Il est vrai que Jacques Sapir est un excellent spécialiste de cette question de l’euro et ses travaux sont bien plus pertinents que ce genre d’article écrit à la va-vite. Une vidéo dans la même veine de Vincent Brousseau (économiste qui a travaillé 15 ans à la BCE) intitulée « L’euro avant, pendant, après » ; on perçoit à travers ces économistes « hétérodoxes » comment les tenants de l’euro manipule la population.

    https://www.youtube.com/watch?v=rSYuTiaia1s

  7. Bonjour,

    Article à charge contre l’euro, parfaitement exprimé dans les commentaires précédents.
    C’est un jeu facile.

    J’attends maintenant de vous, Chronique Agora, que vous demandiez un autre article à M Mory Doré, aussi objectif:
    « Et si la France restait dans l’euro? »

    Quelles conséquences?
    Quelles alternatives?

    Autrement dit, aborder des solutions verre à moitié plein à la place de celles à moitié vide.

  8. J’aime bien comparer 1973 à 2013, quarante années de décroissance économique en France, avec 6500 francs on achetait un panier moyen de matières premières de X. Aujourd’hui avec 1000 euros qu’achete t-on ? Environ 2,5 fois moins….en 1981 je travaillais à Paris, je vivais bien et je mettais un peu d’argent de côté après avoir payé mes impôts.
    Pour avoir aujourd’hui le même train de vie il me faudrait 3800 euros nets d’impôts mensuels. Je ne pense pas qu’un jeune ingénieur débutant pourrait obtenir cela 🙂 même très expérimenté ! Je pense que nous avons vécu 40 années de décroissance depuis le choc pétrolier et les pétrodollars, une érosion monétaire continue. Depuis l’arrivée de l’euro, les courses au supermarché sont deux fois moins chères sur la plupart des produits sauf fruits et légumes. Étonnant ? Nous conservons tous nos tickets triés par mois dans des enveloppes, et dernièrement j’ai regardé cela de plus près, j’en suis resté perplexe. En effet, je suis d’accord avec Simone Wapler ou Charles Sannat, on peut tout à fait avoir déflation et inflation simultanément. Pour revenir à la France, notre pays à tout sauf du pétrole, mais les pays qui ont du pétrole comme la Saoudie n’ont rien d’autre….imaginons plutôt une union entre la France et la Russie….irrésistible !!!

  9. est-ce que c’est une blague?

    « Conséquence 1 : de l’inflation par la hausse des prix des produits importés

    Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/france-sort-euro/
    Copyright © Publications Agora »

    le petrole vient de perdre 70% source article precedent

    PTDR!

    +-« ensuite la bce les investisseurs n’acheteront plus de papier francais: »:
    ils les achetent avec quoi?!!! du papier
    la boj ils achetent avec quoi?!
    PTDR!!

  10. « Pour empêcher une chute encore plus importante de la nouvelle monnaie nationale et des sorties de capitaux supplémentaires, il faudra remonter les taux courts. »

    il faut de toute facon remonter les taux courts ! à 3% mini
    source « lombard street » bagehot,
    et liquider tout cet amas de papier pourri et les parasites

    « Nous pouvons recenser simplement les conséquences suivantes d’un retour au franc : perte de pouvoir d’achat, déficits, taxation et destruction de votre épargne, super austérité ! »

    hormis le pq souverain (les actifs ne sont pas des dettes immediates de quelqu’un d’autre!)
    il n’y a plus d’epargne des menages en France (a part l’immobilier)
    ni au japon
    ni aux us
    que du papier dont monsieur ne veut pas admettre qu’il ne peut plus porter intérêt

  11. Ce monsieur Morris n’est pas objectif du tout, et il donne une analyse radicalement differente de celles dont on est habitue a la chronique. Vaut mieux sortir de L’euro maintenant et souffrir un peu plutot que d’y rester et attendre une mort ineluctable.

  12. Cet article de Mory Doré est intéressant. Il me parait cependant tout à fait incomplet. On cite assez bien les inconvénients à sortir de l’euro , mais on fait une analyse incomplète des inconvénients à y rester. Des évolutions du monde qui nous entoure pourrait nous offrir des avantages à sortir de la zone Euro.
    En attendant ces évolutions je me demande comment notre pays pourra faire face à la remontée des taux ? Cette remontée devra bien se faire. Payer les intérêts de la dette et rembourser le capital deviendront extrêmement difficiles. Pas drôle !

  13. L’ « euro » est une homogénéisation létale des monnaies et des économies européennes sur le modèle strictement allemand. Depuis son début, l’ « euro » est un mark allemand qui ne dit pas son nom.

    La France, avec des dirigeants au services d’intérêts qui n’ont presque rien de français, s’est mise – volontairement – en servitude vis à vis de l’ « Europe » dont les ravages ne sont plus à démontrer. Ces ravages parlent d’eux-mêmes. L’Europe du Sud est la première victime de ce système de monnaie unique-inique. C’est curieux, à quelques exceptions près comme l’Irlande et la Pologne catholiques au Nord et la Grèce orthodoxe au Sud, l’ « euro » fait resurgir la fracture historique générale européenne de souche protestante au Nord, et de souche catholique au Sud. Mais les stigmates capitalistes sont bien là, en particulier le « triomphe » de l’usure… L’ « Europe » est un projet d’inspiration protestante (même si durant les années 50, certains « pères de l’Europe » étaient des catholique affichés).

    L’erreur fondamentale de l’ « euro » est cette homogénéisation forcée des monnaies et des graves souffrances (économiques, sociales culturelles, etc, etc) qui en découlent.

    Les monnaies ont pour rôle, vaille que vaille, de refléter le plus exactement possible l’état économique et sociale des espaces (pays, provinces, etc) où elles sont utilisées.
    Exemple, — depuis les débuts — des USA comme État fédéral, la monnaie en usage aux États-Unis est le dollar-us qui est une monnaie dont la structure est adaptée depuis toujours (1). Mais l’ « euro » est un « costume » qui ne va qu’à l’Allemagne et qui étouffe les autres malheureux pays pris dans la nasse de l’ « Europe » délétère…
    Durant les années 90, des avis (dont le mien) voulurent que l’on instaure une monnaie —commune— faisant le lien pour les échanges internationaux (cette idée avait d’ailleurs déjà été émise) et non pas une monnaie unique (inique) qui écrabouille les sociétés et les civilisations, c’est un drame qu’on perçoit et qu’on vit clairement (2).
    En résumé, si la France parvenait à sortir de l’ « euro », certes des inconvénients se produiraient dont, entre autres, une dévaluation importante. Mais, au bilan, ce serait moins pire que d’être au final écrasés littéralement sous des dettes usuraires impayables devenues complètement stériles et même un poison mortel.

    Quelques 3 siècles après l’apparition de la monnaie de crédit (Banque d’Angleterre, 1694) et de l’épopée frauduleuse de Law et la mondialisation de ces pratiques d’escrocs, nous avons complètement perdu les points de repères essentiels et naturels du rôle de la monnaie. Les révolutions et les guerres n’auraient donc pas servi à nous instruire pour obtenir une économie saine et féconde. Autrement dit une économie naturelle de Justice.

    (1) que le dollar soit devenu la monnaie fiduciaire mondiale est une autre question : le dollar-us serait au monde ce que l’ « euro » est aux pays concernés par l’ « Europe » de Bruxelles qui est une sorte d’Urss capitalistique misérabiliste.

    (2) quand on pense à l’extraordinaire creuset millénaire de civilisations que fut le bassin méditerranéen ! Tandis qu’au Nord des parallèles environ 45 à 49 degrés de latitude Nord c’était encore des domaines « barbares » vivant dans la boue et le froid.

    Ci-dessous, ce — site dénonçant les faux monnayeurs — (à présent, il y en a d’autres du même intérêt) il comporte de nombreux autres LIENS qu’on peux lire sur -pourquoi- de l’argent en matière bancaire, monétaire et financière et ainsi participer d’autant à la venue d’une finance juste et retrouver le sens de la vie.
    Ceux qui le souhaitent, pourraient continuer à spéculer et jouer au casino avec cette seule différence décisive, c’est que les réserves fractionnaires des banques soient supprimées et que les banques commerciales ne prêtent que l’argent de leur déposants et ne puissent plus créer de la monnaie à partir du néant (ex-nihilo) ni les banques centrales actuelles nuisibles pour tous. Seule une organisation, genre Office National de Création et d’Émission Monétaire (O.N.C.E.M.) serait habilitée à créer la monnaie, une monnaie en rapport étroit avec les capacités de productions de biens et de services de l’espace économique que couvre cette monnaie.
    De même, un fois les plâtres essuyés, une monnaie de type bitcoin pourrait fonctionner en parallèle pour un enrichissement mutuel général sans atteintes à l’environnement économique et social ni à l’environnement physique.

    On a presque oublié le -pourquoi- de l’argent. Le -pourquoi de l’argent- a été complètement occulté par le ‘comment’ de l’argent où, pourtant, les compétences et les « génies » regorgent, mais sont à côté de la plaque… sauf pour les plus grandes fortunes…
    Les -résultats- parlent d’eux-mêmes dans l’histoire et l’actualité des pays et du monde.

    Le LIEN ci-dessous est un texte datant de 1950. Mais, aux chiffres près et avec l’arrivée des ordinateurs les plus puissants faisant circuler l’argent autour du monde à la vitesse de la lumière, donc en temps réel, la structure-même de la monnaie de crédit n’a pas changé d’un iota depuis ces 2/3 de siècle. La problématique que recouvre — ce texte de base sur la monnaie — n’est pas tranchée à ce jour, elle n’a fait que s’exacerber pour le malheur des hommes.
    Lire :
    http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=2128

  14. sortir de l euro la solution a tous nos problèmes…la vaste blague
    c est comme accuser les vaccins d etre inefficace…..
    si on est nul avec l euro c est qu on est incappable de faire des reformes
    et de travailler en France…et avec le franc on sera encore plus minable
    les solutions miracles n existent pas a defaut d un programme
    parler de l euro et des immigres j appelle pas ca 1 programme
    un economiste en herbe qui ne cherche pas d excuses

  15. A envisager avec François Fillon, ce qui ne serait pas une mauvaise chose pour le bien-être économique de la France…

  16. Et s’il y avait une autre solution ? Réfléchissez un peu ! C’est évident !

  17. Quel est le montant de franc convertis en Euros ?

  18. Les anti union-européenne qui manifestent leur désapprobation ne sont pas contre l’Europe, mais contre CETTE Europe.
    Il est évident qu’un retour au Franc serait une catastrophe à très court terme.
    MAIS rester dans cette Désunion Européenne est une catastrophe annoncée à moyen terme.
    Cette Désunion Européenne n’est profitable qu’à une toute petite minorité qui sait tirer profit des effets délétères du dumping.
    Dumping fiscal, social, comptable, sanitaire, écologique et environnemental. Un total manque d’harmonisation entre les états membres fera capoter le beau projet européen. C’est une évidence.
    Peut-on imaginer une europe sans créer les Etats Unis d’Europe avec un président Européen et autant de vice-présidents ou de gouverneurs que d’états. Un président qui donne une ligne directrice homogène avec une harmonie totale sur le plan fiscal, social, comptable, sanitaire, écologique et environnemental. Une ligne directrice qui profite à tous les européens et pas seulement à un tout petit pourcentage. Tant que certains provoqueront la désunion en profitant des uns ou des autres au sein de l’union, cela ne marchera jamais.

  19. Bonjour,
    Je suis d’accord avec le début de votre article 70% de la dette est détenu par des étrangers… mais STOP ! je m’arrête là avec vous.
    Vous dites donc que 70% de cette dette va se déprécier. Mais que faites vous du droit international avec le principe de Lex Monetae ? En droit international ce qui compte N’est PAS la nationalité du prêteur (ici les 70% étrangers) mais la NATIONALITE DES CONTRATS. quand une dette publique ou privée a été émise en droit francais sa monnaie de règlement est la monnaie ayant court légal en France, quelle que soit cette monnaie (euro ou franc).
    Les contrats émis en droit français sont de l’ordre de 97%. Il reste 3% qui seront eux affectés par une dépréciation.
    Vu votre gabarit, je ne pense pas que vos ne saviez pas ou bien est-ce pour jouer sur les peurs d’une sortie de l’euro ?

  20. Sortie de l euro? Ce serait pas utile fe discuter, on serait vite mort….

  21. mais il faut bien sur faire la vraie europe , pour eviter les disparites fiscales et sociales, pas a 27, l europe a plusieurs vitesses, federale a 8 ou 10, l europe des cercles concentriques.
    Ce sera l europe ou la guerre a terme.
    On oublie trop vite ce qu a apporte l ue, pas de guerre . Mais bien sur les jeunes ne savent pas, la derniere guerre est si loin. Il faut croire que les francais et les europeens sont dans une situation tres enviable pour oublier a ce point l histoire.
    D ailleurs pourquoi tout ce monde se presserait t il a nos frontieres si c etait l enfer.

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