L’écologie dévoyée, au service d’intérêts éloignés

Rédigé le 14 octobre 2017 par | A la une, Desinformation Imprimer

Comment l’écologie a quitté le domaine de la science pour embrasser l’idéologie.

L’écologie est une science. Selon le dictionnaire, c’est celle consiste à étudier les relations entre les êtres vivants dans leur environnement.

Initialement tout à fait neutre, cette honorable matière scientifique a été totalement dévoyée.

De science, l’écologie s’est transformée en véritable idéologie et nul bipède ne peut décemment dire qu’il échappe à son emprise.

Dans notre quotidien, si certaines mesures écologiques ont un intérêt, d’autres paraissent sans relation avec la noble cause de départ.

Les ours polaires instrumentalisés

Cette majestueuse créature à poil blanc, qui même si de sa puissance vous éventrerait d’un coup de griffe, laisse difficilement indifférent et peut susciter l’empathie.

« Le grand ours blanc était épuisé. Cela faisait des heures qu’il courait sur la banquise pour échapper au gros insecte bourdonnant dont la présence dans le ciel lui signifiait un danger imminent. Son instinct le trompait rarement et l’animal avait tenté, à de nombreuses reprises, d’échapper à son poursuivant.

Malgré ses efforts, l’hélicoptère était toujours là et l’ours était maintenant arrivé à bout de force. Incapable d’avancer d’un pas supplémentaire, il s’arrêta et se redressa de toute sa hauteur. Levant ses énormes pattes vers le ciel, il poussa un hurlement formidable avant de s’écrouler sous les balles des chasseurs.

Tandis que l’hélicoptère se posait dans un nuage de poudre blanche, le grand ours polaire rendait son dernier souffle. Sous lui, une mare sanglante grandissait, dessinant sur la glace immaculée une énorme fleur vermillon.

La chasse sportive à l’ours blanc, couplée à la vente de sa peau, a failli conduire à la disparition de ce splendide et dangereux animal. Vers la fin des années 1950, la population des ours polaires avait tellement diminué qu’une prise de conscience collective eut lieu. Des règles strictes furent édictées et la chasse sportive interdite. Seuls les Inuits, qui vivent de la chasse à l’ours blanc depuis des générations, mais qui respectent et vénèrent l’animal, ont droit chaque année à un quota de chasse.

L’accord, entré en vigueur en 1970, eut un effet remarquable sur la population des ours polaires. De quelque 5 000 individus en 1970, la population des ours blancs n’a cessé d’augmenter jusqu’à atteindre, vers 2010, le chiffre considérable de 20 000 à 25 000 spécimens.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes… »

Le décor ainsi planté, vous découvrirez à la suite de votre lecture que le contexte était parfait pour instrumentaliser l’ours polaire et servir la cause du climatisme.

A qui se fier ?

Bien difficile de tirer le vrai du faux dans tout ce qui nous est raconté sur l’environnement, le climat, l’énergie, l’écologie… Mais force est de constater qu’il existe des enjeux financiers croissants colossaux tandis que les incohérences fourmillent.

Certains écologistes souhaiteraient façonner un Homme Nouveau et prônent une société en décroissance.

Permettez-moi d’être sceptique : alors que l’Etat dispendieux « avec l’argent des autres », fera peser sur les générations futures une dette gigantesque doit-on croire naïvement que soudainement le Léviathan accepterait la diète pour offrir un monde plus vert aux mêmes générations à venir ?

« Suivez-la piste de l’argent… et vous comprendrez le mobile » : le genre de phrase que l’on pourrait entendre dans un feuilleton policier, colle parfaitement à notre enquête.

Le système politique que nous connaissons ne s’intéresse pas à la vision long terme. Il ne se meut que par petits bonds, d’élections en élections. Ce que les uns font, les autres les défont. Les logiques électoralistes polluent les tenants et aboutissants des décisions. Alors pourquoi ce subit intérêt pour le temps long et le climatisme ?

Car « cette ‘science’ qui a besoin de l’Etat pour triompher » sert des intérêts politiques.

La Faillite du Climatisme

The Oyster Club est un collectif de scientifiques et d’intellectuels européens anciennement présidé par le docteur en chimie Istvàn Markó (l’homme est décédé en juillet dernier).

Dans le livre La faillite du climatisme, The Oyster Club s’attaque vigoureusement aux thèses officielles du réchauffement climatique, requalifié par la suite de « changement climatique ».

Ce pamphlet revient sur certains sujets principaux de la polémique du changement climatique, qui placent bien souvent l’Homme comme unique responsable des maux de notre Terre ; il n’hésite pas à démolir des contre-vérités sur certains sujets tabous comme par exemple la disparition de l’ours polaire ou la fonte des glaciers. A propos de la décroissance voulue par les idéologues :

« Le dogme décroissant permet de satisfaire les pulsions idéologiques antihumanistes des écologistes, mais également d’importants appétits industriels, qui se nourrissent de subventions publiques.

Ainsi du secteur de l’énergie renouvelable, dont pas un seul des opérateurs économiques ne survivrait au sevrage de la subvention publique. Comment s’étonner que ces opérateurs embrassent l’écologie avec la même ferveur que les idéologues écologistes ?

[…]

Vous êtes convaincus par la position donnée à l’unisson par les médias dominants ? Pourquoi ne pas laisser une chance à votre esprit critique de s’exprimer en ayant un autre son de cloche ? »

The Oyster Club a assurément une dent contre le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et décrit le climatisme comme étant une faillite tant scientifiquement, moralement, qu’économiquement.

« La tradition humaniste entend créer les conditions permettant à l’homme de satisfaire ses besoins (en améliorant l’efficience énergétique, en inventant des substituts, en réalisant des progrès techniques, etc.).

Soit l’idéologie du développement durable tente de convaincre l’individu de réorienter, de domestiquer, voire de renoncer à ses besoins, soit elle crée les conditions empêchant l’homme de les satisfaire.

Les écologistes aiment la stratégie du fait accompli : on organise la pénurie pour contraindre à la sobriété. On ferme les centrales nucléaires de façon à contraindre le citoyen à réduire sa consommation. On impose des quotas d’énergie renouvelable afin d’augmenter le prix de l’énergie et d’interdire à une proportion toujours croissante de la population de satisfaire ses besoins et envies.

On aggrave, voire on provoque les embouteillages par une politique de la mobilité délibérée (suppression de bandes de circulation sur les artères stratégiques, agrandissement des trottoirs, placement de chicanes, de casse-vitesse, réglage des feux de circulation, etc.) afin de dissuader les automobilistes.

Le point commun à toutes ces stratégies écologistes, c’est le sabotage planifié. »

***

La faillite du climatisme vous donnera du grain à moudre (mais attention, du grain bio et sans gluten s’il vous plaît !) pour nourrir votre réflexion sur cette idéologie qui a conquis la pensée dominante.

Gardez votre esprit critique !

PS : Le mal-pensant que je suis trie ses déchets, aime la nature et les gros nounours polaires. Il plante même des arbres à l’occasion lorsqu’il quitte l’enfer bitumineux parisien.

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Florian Darras
Florian Darras
Rédacteur pour La Chronique Agora

Florian est diplômé d’un master de droit des affaires et d’un master administration des entreprises (MAE).

Il suit avec grand intérêt l’essor du financement participatif en France depuis quelques années. Du côté emprunteur, il a participé au projet d’une levée de fonds.

Au sein des Publications Agora, il travaille aux côtés de Simone Wapler pour fournir solutions fiables et informations utiles aux épargnants français.

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