De Sumer au Bitcoin, histoire de la monnaie et du crédit.

Rédigé le 5 juillet 2018 par | Bitcoin et autres cryptomonnaies, Crypto Monnaies, Guerre des monnaies Imprimer

Le monde est noyé sous les dettes et une nouvelle crise couve :  c’est devenu un constat banal. Mais l’envers de la dette c’est le crédit. Le crédit infini et gratuit n’a jamais été possible par le passé. Notre époque moderne constitue une exception et le bitcoin une tentative moderne de limitation du crédit et donc de la dette.

Presque personne (sauf quelques anxieux qui se sont préparés un potager et un bunker avec de l’eau fraîche et de l’or) ne sait comment fonctionne vraiment le système financier actuel.

A la conférence Bitcoin-Biarritz du 7 avril 2018 se côtoyaient jeunes geeks et investisseurs avertis plus âgés à la recherche d’informations techniques sur cette chose encore mystérieuse : les cryptomonnaies.

Ce n’est qu’en ayant une idée du passé qu’on peut prendre la mesure de ce que pourrait apporter le bitcoin et la blockchain. D’où cette brève histoire de la monnaie.

 

EPISODE 1………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 2

De la nuit des temps à 1 750 avant JC………………………………………………………………………………………………….. 2

Au commencement était le troc et le crédit (la dette)…………………………………………………………………… 2

3 000 ans avant Jésus Christ, Sumer………………………………………………………………………………………………… 3

1 750 avant Jésus Christ, Babylone………………………………………………………………………………………………….. 5

EPISODE 2………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 7

De 1 750 avant JC à 560 avant JC……………………………………………………………………………………………………………. 7

La monnaie d’Etat et les premières escroqueries……………………………………………………………………………. 7

– 560 avant Jésus Christ, Lydie : première monnaie d’Etat……………………………………………………… 9

– 560 avant JC : le jubilé naît chez les Hébreux………………………………………………………………………….. 11

EPISODE 3…………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 13

De -560 à -200 avant JC…………………………………………………………………………………………………………………………… 13

Platon et Aristote : deux vues sur la monnaie………………………………………………………………………………… 13

Monnaie, crédit, fiscalité : un triangle indissociable……………………………………………………………….. 16

La monnaie selon Platon repose sur un mythe…………………………………………………………………………. 17

La monnaie selon Aristote doit être une marchandise………………………………………………………….. 18

Les monnaies marchandises en concurrence……………………………………………………………………………. 19

Monnaie-crédit ou monnaie-marchandise : une différence essentielle…………………………… 20

EPISODE 4……………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 20

De -200 avant JC à 337…………………………………………………………………………………………………………………………….. 20

L’avilissement de la monnaie métallique…………………………………………………………………………………………. 20

L’inflation due à la cupidité ?…………………………………………………………………………………………………………… 22

L’inflation est due à la perte de confiance dans l’Etat et sa monnaie………………………………. 23

 

EPISODE 1 : De la nuit des temps à 1 750 avant JC.

Au commencement était le troc et le crédit (la dette)

 

Le troc a probablement permis aux premiers bipèdes d’échanger mais pas de commercer de façon étendue.

Le troc est vite limité. Un cuissot de bison contre un silex, mais si j’ai pas besoin d

 

e sel et non pas de silex ? Et si celui qui a du sel, ne veut pas de mon cuissot de bison ? Le silex prend-il plus de temps et d’énergie à tailler que le bison à être tué ? Mais la chasse au bison est plus risquée. Comment déterminer les bons rapports de valeur entre silex-sel-bison ?

Le troc devient vite un casse-tête inextricable. D’où la monnaie pour faciliter les échanges.

La monnaie peut être soit une marchandise sur laquelle un grand nombre s’accorde, soit un crédit dont l’envers est une dette. Dans ce dernier cas, une autorité supérieure tient les registres de dette.

Imaginons…

« Crojoli a livré une panoplie de silex aujourd’hui à Cromignon.

Cromignon doit un cuissot de bison par mois durant deux ans à Crojoli ou ses ayant-droits.

Signé ce jour devant Cromajeur, chef d’Eyzies de Tayac et de ses alentours ».

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Cromignon a une dette. Crojoli lui a fait crédit et Cromajeur le grand chef est témoin.

La première monnaie était surtout du crédit (de la dette) comme l’attestent les différentes traces archéologiques.

Signalons pour ceux qui veulent creuser le sujet le livre du militant anarchiste et figure de proue du mouvement Occupy Wall Street, David Graeber : Dette – 5 000 ans d’histoire.

 

3 000 ans avant Jésus Christ, Sumer

 

Après divers tâtonnements (céréales, bétails, sel, coquillage, pierres…), les shekels d’argent émergent à Sumer en tant que monnaie.

Innovation géniale que la monnaie pour remplacer le crédit (et la dette) dans les échanges.

L’économie consiste à échanger quelque chose contre autre chose.

Les gens s’efforcent d’échanger ce qu’ils font le mieux contre quelque chose que quelqu’un d’autre fait mieux qu’eux. C’est ainsi que des accords gagnant-gagnant se nouent.

Crojoli est plus doué pour tailler les silex que Cromignon. Cromignon est plus doué pour chasser que Crojoli. C’est pour cela qu’ils contractent. Si Cromigon paie comptant ses silex en monnaie, Crojoli peut stocker son argent et acheter autre chose que des cuissots de bison.

Cromajeur n’a plus besoin d’être témoin et peut se consacrer, en tant que grand sorcier, à développer des rites funéraires sophistiqués.

L’argent-métal est une monnaie anonyme qui s’est imposé de façon empirique, quelque 3 000 ans avant JC, à Sumer, la grande puissance de l’époque.

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L’argent-métal est une monnaie anonyme qui s’est imposé de façon empirique, quelque 3 000 ans avant JC, à Sumer, la grande puissance de l’époque.

empire sumerien

L’or est alors connu , bien sûr. Il est rare et vaut 60 fois plus cher que l’argent. L’argent, un peu plus abondant, s’est finalement imposé durant la troisième dynastie d’Ur.

Même lorsqu’il n’y a pas de shekels, les scribes consignent des dettes qui sont désormais exprimées en shekels. Vous ne vous débarrassez pas de l’administration et des bureaucrates aussi facilement, même du temps de Sumer…

L’autorité du scribe est limitée dans l’espace. Donc si vous vouliez commercer loin avec votre caravane, il vous fallait de l’argent.

La transaction en shekels peut-être anonyme. Celui qui reçoit le shekel ne sait pas qui vous êtes et, le shekel n’ayant pas de frappe, de poinçon d’identification, cet acheteur ne sait même pas d’où vous venez.

Voici donc à quoi ressemblait le système monétaire et financier d’il y a 5 000 ans :  de l’argent métal et des registres de dettes tenus par des scribes qui comptaient en unité d’argent, le shekel. Les scribes tenaient aussi cette comptabilité pour recouvrer les impôts, car qui dit dynastie et administration dit aussi impôts…

Finalement, ce n’était pas très différent de maintenant. Les registres de dette sont désormais tenus par des banquiers et des banquiers centraux ; le recouvrement des impôts occupe beaucoup de scribes et de personnel administratif qui préfère les registres de dette bien tenus.

 

1 750 avant Jésus Christ, Babylone

Le code d’Hammurabi voit le jour. La monnaie qui existe en parallèle du crédit est toujours shekels d’argent mais le code d’Hammurabi régit aussi le crédit, la dette et les mauvais payeurs.

Il s’apparente à de la common law, c’est à dire un recueil de décisions constituant une jurisprudence dont on dégage des règles. C’est un principe différent du droit français qui s’appuie sur des règles écrites une bonne fois pour toutes et supposées prévoir tous les cas.

Babylone histoire de la monnaie

Article 117. Si quiconque omet d’honorer une créance pour dette, et se vend lui-même, sa femme, son fils, et sa fille contre de l’argent ou les donne au travail forcé, ils travailleront pendant trois ans chez celui qui les a achetés, et seront libérés la quatrième année.

Ceci est une révolution.

Une remise à zéro de la dette est prévue après quatre ans d’esclavage.

Autrement dit, la capacité d’endettement est par conséquent limitée à environ quatre années de capacité de travail d’une famille.

C’est un point très important. Déjà, 1 750 ans avant Jésus Christ, on avait compris que le crédit infini n’était pas possible. Pour limiter le crédit, l’esclavage des mauvais payeurs est donc limité dans le temps.

Le montant de dettes (du crédit) est plafonné par la loi.

Dans ces temps anciens la monnaie était donc de l’argent-métal ou de la dette dont les registres étaient tenus par des autorités supérieures.  Assez vite, les autorités ont imposé une limite au crédit afin de limiter l’esclavage (la sanction des mauvais payeurs) et les troubles sociaux qui auraient pu résulter de la mise en esclavage d’un grand nombre par un tout petit nombre.

Nous voici bientôt arrivés à une innovation majeure qui bouleversera le commerce de la Méditerranée : la première monnaie d’Etat.

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EPISODE 2 : de 1 750 avant JC à 560 avant JC

La monnaie d’Etat et les premières escroqueries

 

Nous nous sommes quittés en 1 750 avant Jésus-Christ.

La monnaie est alors shekels d’argent ou dettes mais le montant de dettes (de crédit) ne peut croître à l’infini pour une même famille en vertu du code d’Hammurabi.

Les scribes sont les banquiers centraux de l’Antiquité mais la monnaie d’argent est privée.

Revenons sur l’innovation géniale que constitua la notion de « monnaie ». Il s’agit de quelque chose d’aussi majeur que le feu ou la pierre taillée.

La monnaie – distincte de la dette ou du crédit – est un outil d’échange. L’échange, le commerce, le négoce pratiqués librement et sans contrainte sont source de progrès.

Cette affirmation ne nécessite pas de long développement. Imaginez simplement que vous deviez vivre en autarcie sans pouvoir échanger ce que vous faites de mieux contre ce que d’autres font mieux que vous … Pas très réjouissant, n’est-ce pas ?

C’est bien pour cela qu’il y a des pâtissiers ou des rôtisseurs, que les pilotes ont une bonne vue et que les accordeurs de piano ne sont pas sourds. Chacun se spécialise et échange avec d’autres spécialistes.

Evidemment, l’échange doit être libre car sinon, il n’est pas source de progrès mais de contrainte voire de violence.

Si Cromagnon vient avec sa grosse massue pleine de silex vous piquer la récolte de votre potager, il n’y a pas de progrès.

histoire de la monnaie des origines au bitcoin

Pour un échange libre et sans contrainte, une monnaie honnête est mieux qu’un registre tenu par un scribe.

Reprenons notre schéma de l’économie…

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La monnaie n’est pas sortie du cerveau d’un grand planificateur, d’un scribe génial. Nulle trace d’écrit promulguant autoritairement une monnaie. Les shekels d’argent ont émergé naturellement, de façon empirique.

Soit les échanges se réglaient en monnaie, en shekels sonnants et trébuchants.

Soit il fallait passer devant un scribe, grand-prêtre, autorité qui tenait les registres de dettes consignant qui devait à qui et en regard une quantité en shekel.

Ô lecteur sagace, retenez ce rôle capital du registre qui est centralisé par une autorité. Nous aurons l’occasion d’en reparler en parlant des « registres » ou ledgers du Bitcoin qui apparaîtront 5 000 ans plus tard.

 

Evidemment, le scribe, grand-prêtre, autorité,… était d’une probité parfaite et ne falsifiait pas les registres. Sauf dans tous les cas ou une autorité supérieure le lui demandait en le menaçant de destitution, bannissement, galère, esclavage, torture.

Aujourd’hui quand un banquier central falsifie un registre de dettes comme nous le verrons, c’est pour notre bien à tous nous dit-on. Mais revenons au passé.

 

– 560 avant Jésus Christ, Lydie : première monnaie d’Etat

 

Le fourmillement de ces monnaies privées d’or ou d’argent soulève un problème. Celui qui les accepte en règlement d’une transaction doit pouvoir les vérifier et les comparer. Il faut en mesurer le poids et la pureté de l’argent, réaliser des conversions.

Certaines monnaies de grands marchands ou de pirates étaient réputées et bien acceptées, d’autres moins connues, circulant plus rarement laissaient les marchands perplexes.

Entre en scène Alyatte II, roi de Lydie et père de Crésus.

lydie rivière pactole carte- histoire monnaie bitcoin

En Lydie coule la rivière Pactole.

La rivière Pactole charrie des pépites qui sont un alliage d’or et d’argent appelé électrum.

Alyatte II a alors une idée géniale : frapper des pièces toutes identiques de son sceau. Ainsi, les marchands auraient-ils une certitude sur le poids et le titre des pièces négociées.

Alyatte a inventé le premier bureau Veritas et la monnaie d’Etat.

Trité ou tiers de stratère lydien origine argent passage troc à la monnaie

Trité ou tiers de stratère lydien

 

Bien entendu, pour rémunérer son service royal, Alyatte prélève une petite commission et il vend ses pièces plus cher que leur coût de revient.

Le succès de cette première monnaie d’Etat, le statère, est immédiat. Les statères se diffusent largement. Le commerce de la région est en plein essor.

Les marchands abandonnent balances et mesures, les transactions s’accélèrent.

Le succès monte à la tête du fils d’Alyatte II, Crésus. Il a des ambitions et entend mettre sous sa coupe plusieurs cités grecques marchandes. Les impôts tombent, sous la forme de prélèvements et de tributs[1] mais cela ne suffit pas.

Sournoisement, Crésus trafique l’électrum naturel en augmentant la part d’argent. L’électrum naturel comporte près de 75 % d’or. A la fin des petites manœuvres  de Crésus,  l’électrum artificiel des statères ne comporte plus que 50 à 55 % d’or[2].

Sachant que la valeur relative de l’argent et de l’or était à l’époque de 1 à 10, les profits (mal acquis)  du Trésor lydien furent (au début) gigantesques. Toutefois le crime de mauvais monnayage ne payant pas à la longue, inflation et troubles s’ensuivirent. Altérer la monnaie finit toujours mal.

L’affaire se termina donc mal pour Crésus qui fut fait prisonnier par Cyrus, roi des Perses. Ces derniers imposèrent alors leur propre système monétaire en or.

Ce qui n’échappera pas à votre sagacité, cher lecteur, c’est que la première monnaie étatique fut aussi la première à être manipulée par son émetteur qui prétendait en être le garant.

Le faux monnayage officiel consiste toujours à diluer la monnaie. L’État espère ainsi paraître plus riche et cela fonctionne très bien au début.

Ensuite l’illusion se dissipe, les citoyens flairent la supercherie et les prix s’ajustent à la monnaie diluée, ce qui veut dire qu’ils montent. Un signe infaillible de désordre ou manipulation monétaire est une hausse des prix à l’unisson.

L’État tricheur remonte presqu’aussi loin que sa main mise sur la monnaie. Le contrôle de la monnaie est indissociable de la fiscalité.

 

– 560 avant JC : le jubilé naît chez les Hébreux

Monnaie et crédit continuent donc à coexister dans l’Antiquité. L’or et l’argent rares et inutiles s’imposent par l’usage comme monnaies, mais le crédit a toujours cours.

Depuis Hammurabi, en cas de surendettement, les individus débiteurs insolvables et leur famille étaient  réduits en esclavage mais la période d’esclavage était limitée à quatre années. Elle était de sept ans chez les Hébreux.

Puisque la durée de vie et la capacité de travail d’un être humain sont limitées, laisser gonfler le crédit sans limite peut conduire à une société d’esclaves contrôlée par quelques nantis ou déboucher sur une extrême violence lorsque les esclaves se révoltent.

Pour limiter ce problème, la loi sumérienne prévoyait de plafonner la période d’esclavage.

Les Hébreux optent pour une autre méthode. Ils instaurent le « jubilé », tous les 50 ans. Cette durée correspond à des chiffres symboliques, les années sabbatiques revenant tous les 7 ans. Cette pratique du jubilé est inscrite dans le Lévitique.

Le jubilé se reproduit tous les 7 x 7 ans et au 7ème mois de la dernière année.

L’année du jubilé, toutes les dettes étaient remises : les esclaves et prisonniers libérés, les terres hypothéquées ou saisies rendues à leurs propriétaires.

On peut imaginer que les prêteurs se faisaient rares l’année précédent le jubilé. Inversement, les emprunteurs ne devaient pas se bousculer juste après un jubilé sachant que s’ils ne payaient pas, ils risquaient d’être pourchassé leur vie durant.

Un économiste moderne dirait que le jubilé régule le cycle du crédit.

Nul besoin de grand planificateur ou de banquier central omniscient pour ce faire. Une règle simple, immuable, prévisible, connue de tous et appliquée à tous suffisait. La solution des Hébreux était élégante.

 

Olivier Picard, L’invention de la monnaie et les Empires, De Crésus à Cyrus le Perse et aux Grecs

Cahin-caha, la monnaie et le crédit évoluent en parallèle, connaissent quelques innovations, s’améliorent ou se détériorent.

Le commerce se développe grâce à la monnaie marchandise que sont l’or ou l’argent. Les monnaies d’Etat se multiplient. Les Etats et les Cités qui trafiquent leur monnaie font faillite. L’esclavage reste la sanction ultime du particulier mauvais payeur.

Les plus grands penseurs se penchent sur l’énigme de la monnaie et son lien avec le crédit.

Platon et Aristote eurent des avis divergents sur la question et furent les premiers à émettre des théories monétaires.

EPISODE 3 : de -560 à -200 avant JC

Platon et Aristote : deux vues sur la monnaie

Après avoir balayé 2 500 ans d’Histoire, nous allons invoquer Aristote et Platon pour tenter de comprendre quelque chose à la monnaie et de dégager des principes.

Le travers de tout amateur d’Histoire consiste à raisonner avec une mentalité qui ne correspond pas à l’époque. Dans notre escapade, ce biais n’existe presque pas. C’est pourquoi les réflexions d’Aristote et de Platon restent d’une saisissante actualité.

Le pouvoir, le commerce, les taxes, les impôts, la contrebande et l’évasion fisacle… rien de neuf sous le soleil.

Déjà, sous Hammurabi, taxe et contrebande faisaient jaser.

 

Le British Museum :

« Les anciennes tablettes cunéiformes relatent des histoires de trafics et contrebande et expliquent aux marchands comment cacher leurs produits dans leurs sous-vêtements. »

 

La suite de l’histoire de la monnaie très bientôt…

 

[1] Olivier Picard, L’invention de la monnaie et les Empires, De Crésus à Cyrus le Perse et aux Grecs

[2] Emmanuel Le Roy Ladurie, Naissance de la monnaie : du lingot à l’euro, Le Figaro Littéraire, 21 juin 2001

 

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

3 commentaires pour “De Sumer au Bitcoin, histoire de la monnaie et du crédit.”

  1. Article très intéressant, merci pour ce travail de recherche

  2. A noter aussi que la Monnaie selon Platon a été rendu possible aujourd’hui uniquement grâce aux énergies fossiles, jamais elle n’aurait pu avoir lieu sans les énergies fossiles. Sans les énergies fossiles, le système bancaire et ses monnaies fiduciaires n’auraient jamais duré longtemps. Ce sont les énergies qui permettent de souscrire autant de crédit.

  3. passionnant !

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