Le bitcoin, ça marche !

Rédigé le 18 avril 2018 par | Bitcoin et autres cryptomonnaies, Crypto Monnaies Imprimer

Bitcoin et les cryptomonnaies semblent avoir trouvé un plancher autour de 7 000 $. En cas de crise monétaire, les gens auront un moyen de protéger leur richesse.

La semaine dernière, nous avons assisté à une conférence à Miami. Plusieurs fans de cryptos étaient là… dont notre propre « expert maison », l’un de nos fils.

Le prix du bitcoin a chuté, passant d’un sommet de 20 000 $ environ à 7 900 $ à l’heure où nous écrivons ces lignes. Ce genre de chute a de quoi assommer la plupart des investisseurs. Mais les haussiers du bitcoin sont toujours étonnamment optimistes.

« Ce recul est très sain », a dit l’un d’entre eux. « Il y avait tellement de mauvaises affaires, dans les ICO. Certaines étaient simplement absurdes. Les gens qui y participaient méritaient de perdre leur argent. Nous voilà en terrain plus solide. »

Il a peut-être raison. Le bitcoin semble avoir trouvé un plancher dans le canal des 6 800 $. Ensuite, il a entamé une modeste remontée.

« Ecoutez, beaucoup de gens pensent qu’il n’y a ‘rien’ derrière ces cryptos. Mais s’il n’y avait rien, le prix aurait continué à baisser. Le marché aurait découvert qu’il n’y avait rien… et le prix serait passé à zéro. Cela n’a pas été le cas. Au contraire, le marché a découvert un sol ferme dans la zone des 7 000 $… bien supérieur à zéro, donc ».

Ce que le marché a peut-être découvert, c’est que le bitcoin a une valeur en tant que… eh bien… en tant que bitcoin.

Lorsque le chaos financier se déclare, l’or garde sa valeur… et le bitcoin grimpe.

L’inconvénient de l’or en temps de crise c’est que personne n’en vend

« Durant une crise, il peut être difficile d’obtenir de l’or », a expliqué l’un des cryptophiles.

« Les vendeurs ne veulent pas échanger de l’or contre la devise locale ; personne ne le veut. L’or tend à disparaître… C’est simplement la loi de Gresham en action : la mauvaise monnaie chasse la bonne. Généralement, les gens sont pris au piège. Il ne reste plus que la mauvaise monnaie. C’est le principe : forcer les gens à utiliser une devise papier qui perd sa valeur. C’est ce qui se passe au Venezuela en ce moment, par exemple. »

Le Christian Science Monitor nous en fournit une illustration :

« En pleine crise financière, alors que l’inflation frôle les 2 000%, les Vénézuéliens utilisent le bitcoin pour payer leurs courses, leurs frais médicaux et même leur lune de miel. N’étant pas affecté par la crise économique, le bitcoin donne aux utilisateurs une alternative au marché noir et à la devise gouvernementale sans valeur.

‘Ce n’est pas une question de politique’, a dit M. [John] Villar. ‘C’est une question de survie’. »

Nos garçons ont acheté du bitcoin et autres cryptomonnaies en juin 2017, contre l’avis de leur père. Depuis lors, ledit paternel attend de placer un « je te l’avais bien dit ». Nous attendons toujours.

En juin, le bitcoin cotait 2 500 $ environ. Même après avoir subi une baisse de 60%, c’est toujours trois fois le prix d’achat.

« Papa, tu te rappelles quand tu avais commencé à t’intéresser au bitcoin, il y a deux ans ? Toi et Vern Gowdie, vous aviez essayé d’en acheter.

Claire, la Française, était venue vous aider. Même à vous trois, vous n’aviez pas réussi. Eh bien, si tu avais été un peu plus au fait de la technologie, vous auriez gagné très gros. Le prix du bitcoin n’était que de 500 $ à l’époque. Aujourd’hui, il est 15 fois plus élevé ».

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Plus que zéro

Les gros chiffres ne sont pas rares, sur le marché des cryptos.

Filecoin a levé 187 M$ en une heure lors de son ICO. Ark – une « plateforme blockchain » – a été multipliée par 1 000. Nano a été multiplié par 3 747, transformant un investissement initial de 500 $ en 1,8 M$.

Peut-être que d’autres gros gains sont à venir dans le secteur des cryptos. Très peu de gens en possèdent. Ils représentent un minuscule pourcentage des transactions monétaires.

Selon les experts, la plupart des propriétaires possèdent ce qu’ils appellent avec dérision « de la poussière » – une minuscule position.

Ces experts imaginent que 5% des transactions mondiales, par exemple, pourraient être fournies par le bitcoin, ce qui pourrait multiplier le cours actuel par 100 ou plus. [NDLR : Le bitcoin n’est pas le seul à avoir des ambitions planétaires – cette crypto bien précise a un atout de taille, dans cette course aux marchés : cliquez ici pour découvrir lequel… et comment vous positionner.]

Nous n’avons pas d’opinion à offrir sur le sujet. Tout ce que nous savons, c’est qu’il se passe quelque chose… quelque chose qui dépasse « le zéro ».

Quelles cryptomonnaies grimpent ou baissent, nous n’en avons pas la moindre idée. Nous transmettons donc le commentaire d’un des enthousiastes :

« Il faut savoir qu’on n’en est qu’au tout, tout début. L’argent est déjà essentiellement numérique. La monnaie papier disparaît. Il semble logique que de nouvelles formes de monnaie numérique apparaissent… et que certaines soient là pour durer.

Cela ne va pas remplacer le dollar. Cela ne va pas remplacer l’or. Mais ça fournira une autre forme de monnaie.

En cas de crise financière – de crise monétaire – comme celles du Zimbabwe, de Chypre ou du Venezuela, les gens perdront leur argent avec les devises papier gouvernementales et les grandes banques. Ils fuiront vers le bitcoin et autres cryptos… et ils protégeront leur richesse.

C’est ce qu’une véritable monnaie est censée faire. Et c’est ce que fait le bitcoin. C’est ce qui lui donne sa valeur ».

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

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Un commentaire pour “Le bitcoin, ça marche !”

  1. Ce n’est vraiment pas facile de rester tranquille lorsque le prix du bitcoin chute et que l’on a fait un investissement sur cette crypto-monnaie. Mais bon, il est à rappeler que la chute du bitcoin ne veut pas dire sa fin, car cette devise numérique finit toujours par remonter la pente. Il est et reste encore la mère des crypto-monnaies. Moi, je crois en son avenir et pour cela, je n’arrêterais point mon échange de Btc sur le site AvaCrypto.com. Faut juste être patient, car le cours du bitcoin rebondit toujours après chaque chute.

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