Le début de la fin de l’assurance-vie

Rédigé le 7 juin 2017 par | Investissement, Simone Wapler Imprimer

En 2012 déjà, moins d’argent n’était rentré dans l’assurance-vie qu’il n’en était sorti. Puis tout était rentré dans l’ordre…

Mais depuis le début de cette année, la collecte nette est proche de zéro, selon le cabinet d’études Facts & Figures qui prévoit à l’avenir pour les assureurs « une phase structurelle de sorties nettes ».

Ceci est très important si vous possédez un contrat.

L’assurance-vie est un système individuel de retraite par capitalisation. La plupart des gens souscrivent à un contrat avec dans l’idée de puiser dedans au moment de la retraite venue. Suivant les instructions de leur conseiller financier, ils optent le plus souvent pour le placement le plus sûr, les contrats dits en euro.

Dans ce cas, avec l’argent des souscripteurs, l’assureur achète des obligations et reverse une partie des intérêts qu’il perçoit à ses assurés au titre de la rémunération.

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Avec des taux presque nuls, cette mécanique bien huilée se grippe.

D’abord, les rendements servis sont de moins en moins alléchants. Cela ne pousse pas à la collecte.

Voici les chiffres de Facts & Figures concernant les rendements servis en 2016

La moyenne est de 1,80% et se décompose comme suit :

En 2017, cette moyenne devrait être de 1,80%.

On comprend que de tels rendements n’attirent pas les foules.

Les sorties (demandes de remboursement) augmentent car, faute de rendement, les gens puisent dans leurs réserves pour préserver leur train de vie. Imaginez que vous ayez épargné 200 000 € en vous disant qu’avec 5% de revenus vous auriez 10 000 € de beurre dans les épinards au moment de la retraite. Le moment est arrivé, ce n’est pas 5% qu’on vous donne, mais moins de 2%. Voilà qu’avec moins de 4 000 € de beurre les épinards deviennent légèrement acides… Du coup, vous êtes tentés de vendre un peu pour compenser.

Face à une décollecte durable, la situation des assureurs peut rapidement devenir difficile.

Lorsque les taux remonteront, s’ils ont besoin de vendre une partie de leur portefeuille obligataire pour rendre l’argent de leurs assurés, ils le feront à perte. En effet, lorsque les taux montent le prix des vieilles obligations baissent.

C’est évidemment pour cela (et non pas pour « défendre les épargnants ») que la loi Sapin prévoit le gel possible des contrats.

Nous vous préparons depuis des années à une telle éventualité et nous vous déconseillons de conserver votre argent dans des contrats en euro.

Les contrats dits en unité de compte, reposant sur des fonds actions, ou mieux encore les titres vifs (c’est-à-dire un portefeuille d’actions composé par vous ou un conseiller) logés dans un contrat d’assurance-vie luxembourgeois font partie des solutions que nous vous préconisons. Les moyens de vous protéger sont exposés ici.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’oeil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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