Le métal jaune termine l’année en laissant ses fans sur leur faim. Après avoir battu un record vieux de dix-huit ans, il semble s’assoupir à nouveau, narguant les tenants de la théorie du GOR – ou Gold Oil Ratio. Mais les faits sont têtus et l’or n’a pas dit son dernier mot.
Epargne
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La morosité ambiante ; l’inquiétude systématique ; la haine farouche du changement ; ou bien encore, cette curieuse manie, pour un officier des services secrets, de noircir et d’archiver, là où tout le monde pourra les lire, des dizaines de petits carnets bourrés de renseignements compromettants. Voilà, en vrac, quelques manifestations d’un syndrome qui suscite l’étonnement du monde, et que j’appellerais volontiers le "mal français".
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Au début du joli mois de mai, le métal jaune a dépassé les 700 $, un nouveau record. L’horizon des 800 $ est en vue pour la fin de l’année ou le début de 2007. Le moment semble donc bien choisi pour sélectionner quelques warrants, en se fondant sur le fait que :
– L’or a encore une bonne marge de progression
– Les actions minières peuvent encore surperformer le cours du métal. -
"Nous avons vécu le plus grand boom immobilier de l’histoire de ce pays", explique Robert Shiller, professeur à l’université de Yale. "Cela ne peut durer éternellement… Je pense que ce boom est si conséquent que nous verrons une baisse substantielle qui affectera le pays dans son ensemble… Nous ne sommes pas [automatiquement] voués à un déclin spectaculaire, mais je pense que c’est néanmoins probable".
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Pour la plupart des gens, le trading en céréales se résume à acheter une boîte de corn flakes. Dommage, parce que le marché des futures en céréales fournit d’excellentes opportunités. En ce moment même, par exemple, acheter des futures sur le maïs — ou des options call sur ces futures — me semble présenter un rapport profit/risque très attirant.
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Depuis le début du mois de septembre, les présentations des sociétés battent leur plein. Et pour le moment, force est de constater que les entreprises ont dégagé des profits record, que leurs bilans sont très sains et que les perspectives, bien que teintées de prudence, apparaissent bien orientées.
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A notre époque, où les attentes de profits sont gonflées et sur-gonflées, un rendement annuel de 13% serait dédaigné par la plupart des investisseurs novices. Mais pour un professionnel expérimenté, c’est une réussite digne de louanges.
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Les actions grimpent depuis plusieurs mois, aux Etats-Unis. C’est probablement la meilleure raison pour laquelle elles doivent chuter. Si le Dow sauvegarde sa performance positive pour le mois de novembre, le vénérable indice enregistrerait six mois consécutifs dans le vert. Il est peut-être temps de voir un mois baissier.
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L’once d’or a franchi la barrière psychologique des 500 $, retrouvant son cours de 1987. Il entame la deuxième phase de son marché haussier qui devrait le propulser à 800 ou 1 000 $.
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Patatras ! Voilà deux semaines que les cours dégringolent — et les petites et moyennes valeurs ne sont pas épargnées… Comment réagir ? Faut-il tout vendre ? Est-ce la fin des petites valeurs ? A toutes ces questions, je n’ai qu’une seule réponse : pas de panique.
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La chute du marché aurifère de ces derniers jours nous a fait le même effet que la gifle d’une maîtresse jalouse. Nous étions certain qu’il fallait faire quelque chose en retour… mais nous ne savions pas quoi. Est-ce la fin de notre histoire avec l’or ? Ou simplement le début de quelque chose de plus merveilleux encore ? Nous y avons réfléchi, et nous en sommes venu à une conclusion familière.
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Le marché tout-puissant a instauré le règne de l’immaturité. Son jugement fait force de loi, et peu importe qu’il soit fondé sur des raisonnements erronés ou à l’emporte-pièce… Peu importe que le regard qu’il porte sur les entreprises soit d’une consternante myopie, et qu’il se laisse séduire par des escrocs beaux parleurs et truqueurs de bilans ayant endossé le costume de la nouvelle économie : n’est-ce pas lui qui a porté au pinacle les dirigeants véreux d’Enron, de Worldcom ou d’Adelphia ?
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Une récession et un marché baissier des prix des actifs sont inévitables pour l’économie américaine. De récentes données économiques ne laissent aucun doute sur le fait que les deux sont en route. Ce qui motive les rebonds des actions américaines n’est que le syndrome "les mauvaises nouvelles font les bonnes nouvelles", reflétant l’espoir que la faiblesse économique mettra fin aux hausses de taux de la Fed.
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Rappelez-vous comment l’administration fiscale a trouvé le moyen de s’attaquer au PEL (Plan d’épargne logement) si cher aux Français : alors que les prélèvements sociaux n’étaient perçus qu’à la clôture du PEL, la règle a subitement changé au 1er janvier 2006 : ils sont depuis prélevés au dixième anniversaire du PEL, puis tous les ans ; joli coup, mais drôle de réalité.
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Bien entendu, peu de gens ont acheté de l’or (ou tout autre métal précieux) en 2001. Le grand public n’adopte jamais une idée lorsqu’elle n’en est qu’à ses débuts. Les gens ont trop peur de se tromper et d’aller à contre-courant. Ils attendent donc la confirmation du public avant d’acheter. C’est exactement pour cela que les achats notables n’ont pas eu lieu sur le marché de l’or avant la fin 2004/début 2005 — lorsque la seconde étape du rebond de l’or a commencé.
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Il est possible, bien entendu, que le rebond des prix des actifs n’ait absolument rien à voir avec la météo… mais tout à voir avec l’instinct animal et la bonne vieille spéculation. En d’autres termes, les actions rebondissent juste parce qu’elles rebondissent. Plus elles grimpent, plus les investisseurs montrent d’enthousiasme à les suivre. Avant qu’on ait eu le temps de dire ouf, une foule d’investisseurs enivrés enregistrent tous les programmes de CNBC et déclarent que Jim Cramer est un génie. Nous ne connaissons pas le QI de Jim Cramer. Peut-être est-il effectivement un génie. Nous savons simplement qu’il devient encore plus génial lorsque les actions rebondissent.
