La Chronique Agora

Capitalisme, science et gosses de riches

Le capitalisme déplaît aux élites – qui voudraient le manipuler et le plier à leur propre vision du monde. Cela ne se passera probablement pas comme elles l’entendent…

Récemment, le New York Times nous transmettait des nouvelles alarmantes :

« Ces gosses de riches qui veulent déboulonner le capitalisme

Ces derniers temps, Sam Jacobs a beaucoup parlé avec les avocats de sa famille. Il essaye d’avoir accès à son fonds fiduciaire de 30 millions de dollars. A 25 ans, il est à l’âge où de nombreux héritiers gaspillent leur fortune en entreprises farfelues ou en voitures de sport. Il ne veut pas faire cela, mais en termes de gestion de patrimoine, son plan est tout aussi mauvais. Il veut tout distribuer.

 ‘Je veux construire un monde où [l’existence de] quelqu’un comme moi – un jeune homme contrôlant des dizaines de millions de dollars, est impossible’, a-t-il dit.

Socialiste depuis ses études universitaires, Jacobs voit ‘la richesse extrême, ploutocrate’ de sa famille comme un échec aussi bien moral qu’économique. Il veut mettre son héritage au service de la fin du capitalisme… »

Pour information, nous sommes d’accord avec M. Jacobs. Le monde se porterait mieux si des benêts de son acabit n’avaient pas le contrôle de vastes sommes d’argent.

C’est un avertissement aux parents !

Mais tous les parents meurent. Et leur richesse va à quelqu’un d’autre. Sous le « capitalisme » – un « système » développé à coups d’essais et d’erreurs sur de nombreux siècles – même des crétins finissent avec une fortune, à l’occasion.

Mais le capitalisme insiste pour que les idiots soient rapidement séparés de leur argent. Alors détendez-vous, M. Jacobs. Pas besoin de réforme majeure. Le « capitalisme » ne vous donnera pas forcément ce que vous voulez, mais au moins ce que vous méritez.

Des « faits » !

Quelle est l’alternative ? Quelque chose de plus « scientifique », peut-être ?

Ces derniers temps, nous nous intéressons à la faillibilité de la science. Nous sommes d’avis que baser une politique publique sur « la science », c’est s’attirer des problèmes. Non seulement la science est faillible, mais elle devient rapidement un nouvel outil permettant aux élites de dépouiller le citoyen ordinaire.

Les élites d’aujourd’hui ont fréquenté les meilleures écoles, et prétendent avoir accès à « la science ». Elles ne tolèrent pas le moindre doute.

M. Jacobs est convaincu que c’est mal que certains aient beaucoup plus d’argent que d’autres. Il sait probablement tout de la « patriarchie » et comment elle a exploité et opprimé les minorités pendant des siècles.

Il doit aussi être au courant de la science environnementale : il sait que la planète est en danger, et il doit la sauver.

Il connaît sur le bout des doigts les affaires de « genre »… les inégalités salariales… et les pronoms politiquement corrects.

Comme nous l’avons vu, les élites utilisent cette illusion de connaissance pour réduire au silence les critiques contre leurs politiques anti-Covid… leurs guerres contre la pauvreté et les drogues… et leurs doctrines de sciences « sociales » à la mode – affirmant toujours qu’il y a des « preuves » que toutes ces choses ne sont pas simplement des opinions… ce sont des « faits » !

La seule limite…

C’est ainsi que M. Jacobs nous ramène à notre propre petit coin de ce monde insensé – l’argent.

Nous notons que l’argent n’est pas seulement ce qui fait courir un cheval ; c’est aussi ce qui l’empêche de se rendre ridicule. L’argent limite autant qu’il permet.

Il y a toujours des gens qui sont plus intelligents, plus rapides, plus ambitieux – une élite naturelle. Le gouvernement les attire comme une riche veuve attire les gigolos.

Mais qu’est-ce qui les retient ? Qu’est-ce qui les bride ?

L’argent.

A suivre…

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