La Chronique Agora

Trois décisions simples pour améliorer vos rendements en 2026

Three growing plants atop coin stacks symbolize financial growth, prosperity, and investment success in fertile soil.

Les marchés ont été généreux ces dernières années, et les perspectives restent favorables. Mais la clé de rendements solides en 2026 ne repose pas uniquement sur la conjoncture. En adoptant trois gestes simples, vous pouvez améliorer durablement vos résultats, indépendamment des fluctuations boursières.

2025 a été une année fructueuse pour ceux qui investissent dans les actions. Pour la troisième année consécutive, le S&P 500 a généré des rendements plus élevés que la moyenne. Et un bon nombre de nos portefeuilles ont considérablement surperformé cet indice.

Dans un contexte de vigueur économique, d’augmentation des profits des entreprises, de baisse des intérêts, d’allègements de la réglementation et d’extension des allègements fiscaux de 2017, les perspectives demeurent également positives pour l’année 2026.

Mais ce n’est que mon opinion.

Il est important de savoir qu’avec les trois gestes suivants, vous pourrez obtenir des rendements, en 2026, quel que soit le comportement du marché.

1. Épargnez plus

Aux États-Unis, par exemple, l’enquête « Retirement Confidence Survey » de 2025 a révélé que des millions d’Américains étaient très mal préparés à la retraite.

Quelle est la raison principale ? Ils n’ont pas assez épargné.

J’épargne avec acharnement depuis mes vingt ans, alors que j’étais un jeune homme pauvre. Je conduisais une guimbarde, à l’époque. (L’autoradio valait plus cher que la voiture.) Je vivais en colocation avec un camarade. Je n’avais ni assurance-santé ni plan d’épargne-retraite d’entreprise.

Mais j’économisais. Honnêtement, j’étais terrifié à l’idée de ce qui pourrait m’arriver si je ne le faisais pas.

Et pourtant, aujourd’hui, des millions d’Américains pensent que le gouvernement leur offrira le bonheur matériel qu’ils méritent, en leur évitant de se donner du mal.

Ce n’est pas une voie vers la sécurité financière.

Pour s’assurer une retraite confortable, il faut épargner autant qu’on le peut raisonnablement, commencer dès que possible et continuer aussi longtemps que possible.

Contrairement à la performance des marchés actions et obligations, l’épargne est sous votre contrôle.

2. Réduisez vos coûts d’investissement

Dans la plupart des domaines de la vie, on en a pour son argent. Mais ce n’est vraiment pas le cas avec les gestionnaires d’investissements.

Chaque année, trois gestionnaires de fonds actifs sur quatre enregistrent des performances inférieures à celles de leur indice de référence, statistiquement. Sur des périodes de dix ans ou plus, plus de 95 % d’entre eux sous-performent.

Avez-vous vraiment envie de verser des honoraires importants à quelqu’un qui a moins d’une chance sur vingt d’avoir des résultats ?

Les frais d’investissement et les rendements sont inversement corrélés. Plus votre conseiller gagne d’argent, moins vous en gagnez.

C’est particulièrement vrai dans le domaine des revenus fixes. Les bons du Trésor américain à 10 ans rapportent 4,2 %, actuellement, par exemple. Si vous optez pour un fonds obligataire appliquant les frais classiques de 0,75 %, il avale près de la moitié de votre rendement annuel.

Cela n’a pas de sens. L’objectif est que vous – et non votre courtier – deveniez riche.

3. Rééquilibrez votre portefeuille

Avec un rendement annuel de 15 %, le marché actions américain a opéré un remarquable rally, après son plus-bas enregistré il y a près de 17 ans, lors de la crise financière.

Si vous avez investi au cours de cette période, vous avez probablement plus d’argent placé dans des actions qu’il ne le faudrait, en cas de baisse prolongée.

Alors rééquilibrez votre portefeuille.

Rééquilibrer, cela veut dire vendre les classes d’actifs qui se sont le plus appréciées, et investir le produit de ces ventes dans celles qui se sont le moins appréciées.

C’est un exercice de type contrarien. Et il a pour principal effet de vous obliger à vendre à la hausse et d’acheter à la baisse. Cela augmente vos rendements à long terme tout en réduisant vos risques.

Ces dernières années, les marchés internationaux – en particulier les marchés émergents – ont rapporté des rendements bien plus faibles que les actions américaines. Les petites capitalisations ont sous-performé les grandes capitalisations. Et les actions « value » (décotées par rapport à leurs fondamentaux) sont restées à la traîne, par rapport aux valeurs de croissance.

Pourtant, l’histoire nous enseigne que cela ne sera pas toujours le cas. Toutes les classes d’actifs finissent par opérer un retour à la moyenne, ce qui signifie que les perdants deviennent des gagnants.

Alors réprimez cette envie de continuer à surfer sur les valeurs américaines et répartissez vos risques.

Oui, je dis souvent à mes lecteurs de conserver leurs actions gagnantes et de réduire leurs positions perdantes. Mais il y a une grande différence entre acheter et vendre des actions spécifiques et rééquilibrer votre portefeuille.

Dans le domaine de la répartition d’actifs, on inverse le scénario : on revend les valeurs qui ont bondi et on renforce celles qui sont restées à la traîne.

Et lorsque le cycle se retournera – comme il finit toujours par le faire – vous serez content de l’avoir fait.

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