La Chronique Agora

Réussite financière : tout commence par une décision

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Plant glowing on coins inside of jar on wooden table. Money saving concept.

Nous ne pouvons pas contrôler les marchés financiers, mais nous avons bien plus de pouvoir sur notre avenir que nous ne le pensons. En matière d’investissement comme dans la vie, la différence entre réussite et échec tient souvent à une chose : notre capacité à passer à l’action.

Il y a quelques semaines, sur un plateau de tournage à Orlando, j’ai croisé une femme qui m’avait fait part de ses difficultés financières un an plus tôt.

Son mari et elle, tous deux proches de la cinquantaine et disposant de revenus confortables, savaient qu’ils devaient commencer à épargner pour leur retraite. Mais ils n’avaient encore rien entrepris.

Elle m’avait expliqué qu’ils ne savaient tout simplement pas par où commencer. Elle avait reconnu qu’ils ne comprenaient rien à la Bourse.

Je lui avais répondu que leur situation n’avait rien d’exceptionnel et qu’elle était loin d’être désespérée. Il leur suffisait de mettre en place un programme d’investissement mensuel pour partir sur de bonnes bases.

Comme elle disposait de ChatGPT sur son téléphone, je lui avais conseillé de lui demander précisément ce qu’elle devait savoir et quelles démarches entreprendre pour commencer à investir.

Et chaque fois qu’une réponse lui paraîtrait obscure, elle pourrait demander des explications supplémentaires ou une reformulation plus simple.

Un an plus tard, non seulement son mari et elle n’avaient toujours pas investi le moindre centime, mais ils n’avaient même pas pris la peine de demander à ChatGPT comment s’y mettre.

Ce qui leur manquait, ce n’était pas la connaissance. C’était la conviction qu’ils avaient le pouvoir de prendre leur avenir en main.

Tous les progrès de l’humanité reposent sur cette conviction : demain peut être meilleur qu’aujourd’hui, et nous avons les moyens d’y contribuer.

Changez vos convictions profondes, et vos émotions comme vos comportements changeront à leur tour.

Pour cela, deux qualités sont indispensables : l’optimisme et le sens des responsabilités.

Si vous attribuez vos problèmes à vos parents, à votre patron, à votre conjoint, au système économique ou simplement à la malchance, rien ne changera.

(En revanche, vous avez toutes les chances de devenir amer et de nourrir un profond ressentiment.)

Les psychologues expliquent que nous cherchons tous à éprouver de la fierté et à éviter les regrets. Autrement dit, nous avons tendance à nous attribuer le mérite de ce qui fonctionne dans notre vie.

Mais quand les choses tournent mal ? Nous cherchons des responsables ailleurs, chez les autres ou dans des circonstances qui échappent à notre contrôle.

Pourtant, ce n’est qu’en acceptant notre part de responsabilité et en reprenant les choses en main que nous pouvons redresser la situation.

J’ai d’ailleurs une habitude que je cultive depuis longtemps…

Chaque fois que quelque chose tourne mal, je cherche à rencontrer au plus vite, en tête à tête, la personne qui en est probablement responsable. Ce n’est pas bien compliqué : il me suffit de me placer devant le miroir le plus proche.

Je peux alors commencer à agir pour remédier au problème.

Ceux qui se contentent d’espérer une solution miracle à leurs difficultés passent à côté de l’essentiel : la satisfaction que procure un objectif atteint de haute lutte.

Les plus sages parmi nous l’ont toujours compris.

Dans la Déclaration d’indépendance américaine, Thomas Jefferson ne présente pas le bonheur comme quelque chose que l’on reçoit passivement, mais comme quelque chose que l’on poursuit activement. Jefferson savait que nous avons la capacité de gagner notre vie, de bâtir notre prospérité et de rechercher le bonheur par nos propres moyens.

Trois principes pour construire son avenir financier

En matière de finances personnelles, la formule repose sur trois principes simples :

  1. maximiser ses revenus professionnels ;
  2. renoncer à certaines dépenses afin de vivre en dessous de ses moyens ;
  3. investir cette épargne avec prudence.

Certains investisseurs ont le sentiment que la volatilité des marchés les prive de toute maîtrise sur leur avenir financier. Mais ce n’est pas le cas.

De nombreux facteurs influencent les marchés sans que vous puissiez agir sur eux : l’inflation, les taux d’intérêt, la croissance économique, les bénéfices des entreprises, les cours des matières premières, les fluctuations monétaires, les lois adoptées ou en préparation, l’évolution des entreprises ou encore les innovations scientifiques.

Pourtant, six facteurs seulement détermineront la valeur future de votre portefeuille :

(Sur ce dernier point, l’État fixe évidemment les taux d’imposition. Mais vous pouvez gérer votre portefeuille de manière à optimiser sa fiscalité et à réduire les impôts que vous devez acquitter chaque année.)

Bien sûr, les performances des marchés auront une influence considérable sur la valeur de votre portefeuille. Mais remarquez une chose : ces six facteurs dépendent tous, au moins en partie, de vos propres décisions.

Vous ne pouvez contrôler ni les marchés financiers ni les innombrables forces qui les font monter ou descendre.

En revanche, vous pouvez déterminer la manière dont ces fluctuations affecteront votre portefeuille et, à terme, votre patrimoine net.

Rien de grand ne s’accomplit sans effort

Certains diront qu’il n’est pas facile de se lancer, de s’en tenir à une stratégie d’investissement, d’épargner plutôt que de dépenser ou de voir son patrimoine faire le yo-yo comme une balle de ping-pong, au lieu de progresser lentement mais régulièrement.

Pourtant, vous pouvez décider de relever le défi.

Après tout, les plus grandes réussites ne s’obtiennent jamais facilement.

En septembre 1962, alors que l’Union soviétique venait de remporter ses premiers succès dans la conquête spatiale, le président John F. Kennedy déclarait devant les étudiants de l’université Rice : « Nous choisissons d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir les autres choses, non pas parce que c’est facile, mais précisément parce que c’est difficile… »

Parce que c’est difficile.

C’est précisément la difficulté qui donne toute sa valeur à un défi. Kennedy l’avait compris.

Commencer à investir et s’en tenir à son programme est évidemment beaucoup plus simple que d’aller sur la Lune et d’en revenir.

Mais ces deux entreprises exigent une même condition préalable.

La conviction que nous avons le pouvoir d’agir sur notre propre avenir.

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