La Chronique Agora

Quelles conclusions tirer pour les matières premières et l'or ?

▪ "De toute façon, le cours de n’importe quel canard boiteux monte en ce moment. C’est de la folie", déplorait un de mes collègues spécialisés dans les investissements en petites capitalisations.

Oui, tout monte à l’unisson : les actions, les matières premières, l’or, le pétrole, le chômage. Il n’y a guère que le dollar qui baisse. Et justement, c’est bien là que se trouve le problème.

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Les taux d’intérêt sont bas, des quantités de monnaies considérables ont été injectées sur le marché et l’économie financière recycle ce papier dans… l’économie financière.

Vu sous cet angle, la seule hausse à peu près fiable serait celle de l’or. Face à la montagne de papier, son cours témoigne seulement d’une remonétisation de cet actif, par ailleurs totalement inutile. Ses utilisations industrielles sont marginales et le marché de la joaillerie est un marché du superflu.

Plusieurs analystes viennent de relever leurs objectifs de cours moyen pour 2010 et le situent au-dessus de 1 000 $ l’once. Certains analystes ont révisé le sommet qui sera atteint par l’or en sortie de crise à 2 400 $ (réactualisation du sommet de 1980 (875 $ l’once) en dollars d’aujourd’hui.

Face à la montagne de papier, beaucoup d’investisseurs professionnels ou avisés commencent à douter de l’adossement des actifs papiers aux sous-jacents tangibles. Ainsi, certains estiment que les entrepôts du Comex américain ne pourraient livrer physiquement la marchandise correspondant aux volumes théoriquement couverts par les contrats à terme.

Facteur aggravant, la limitation des accès aux contrats à terme conduit certains fonds spéculatifs à vouloir se doter d’une véritable réserve physique, notamment pour le cuivre, l’aluminium. Ce qui expliquerait les récents bons résultats d’Alcoa… Ces fonds de couverture disposent d’environ 1 900 milliards de dollars. Si cette tendance malsaine se poursuit pour des matières premières clés de l’industrie, on pourrait assister à des goulets d’étranglement et des flambées de prix. Comme d’habitude, la régulation aggraverait le mal.

Qu’en conclure ? Que l’actuel rattrapage des matières premières reste avant tout spéculatif et non lié à une embellie économique. Qu’il faut s’attendre à des turbulences sur le marché des métaux et de l’énergie. Que l’or continue son chemin vers la remonétisation, ce qui est psychologiquement très important pour soutenir son cours.

Enfin, que lorsque nous arriverons près des 2 000 $ l’once, il faudra se montrer très prudent quant à l’or papier et lui préférer l’or physique.

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