La Chronique Agora

Investir dans l'or : mode d'emploi

▪ L’or est souvent considéré comme un refuge en période de tempête
Quand les marchés s’effondrent, la demande pour le métal jaune augmente, engageant ainsi une pression haussière sur le prix de l’once. Les pertes potentiellement engendrées sur les investissements en action peuvent alors être compensées, du moins partiellement, par les éventuels bénéfices réalisés sur l’or.

Cette relation entre les actions et l’or n’a pourtant pas souvent été mesurée de manière précise ; dans la majeure partie des cas, elle n’a été qu’observée au jour le jour. Evidemment, la presse financière ne peut pas s’en plaindre. Quoi de plus facile que de titrer : "L’or monte, alors que les actions chutent". Pourquoi y chercher de la difficulté ?

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Les choses bougent pour l’or : profitez-en !
Dans les circonstances actuelles, l’or représente sans aucun doute LA meilleure solution pour vous protéger contre le chaos qui engloutit les marchés actuellement.

Nous sommes sans doute sur le point de connaître la plus grande hausse du cours de l’or de toute l’histoire des marchés… une hausse qui a toutes les chances d’emmener le métal jaune jusqu’à 2 000 $... voire au-delà.

Continuez votre lecture pour découvrir pourquoi… et surtout pour savoir exactement comment vous positionner pour en profiter !

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Validez les corrélations avant d’investir
Pourtant, un investisseur sérieux se doit de s’assurer que toute corrélation — négative dans ce cas — soit significative sur le long terme, et non qu’elle soit une simple réaction anodine en un bon jour de janvier (par exemple).

Surtout, lorsque l’on parle de corrélation négative (c’est-à-dire, ici, de relation négative entre deux classes d’actifs – les actions et l’or), il faut savoir distinguer entre corrélation au jour le jour et corrélation lors d’événements exceptionnels.

Une telle distinction est primordiale
Pourquoi ? Parce que si l’on obtient en effet une corrélation significativement négative au jour le jour, ceci ne signifie pas que l’or est un refuge vis-à-vis du marché actions (ce que l’on appelle safe haven, en anglais).

Non, si tel devait être le cas, le prix de l’once serait alors considéré comme une couverture (un hedge), voire un simple outil de diversification par rapport au marché des actions. Ni plus, ni moins.

En revanche, si l’on obtient une corrélation négative lors d’événements rares, alors il est possible d’en conclure que l’or joue bel et bien un rôle d’actif refuge, comme cela fut le cas lors de la dernière chute brutale des marchés.

Ensuite, il faut connaître le meilleur timing pour y rentrer
Lors de krach, la réaction de l’or est-elle soudaine ? Et l’effet dure-t-il plusieurs semaines ou plusieurs mois ?

Beaucoup de questions qui sont demeurées pendant longtemps sans réponse. Car, étonnamment, peu de chercheurs se sont posé la question. Heureusement, trois professeurs de l’université de Dublin s’y sont attelés sérieusement, à travers deux articles récents.

Premier résultat, l’or possède une volatilité comparable au marché américain des actions, alors que son rendement moyen est inférieur.

Plus étonnant encore, que ce soit sur une base quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, le prix de l’once a même une volatilité plus élevée que l’indice mondial des actions (MSCI).

Ce premier résultat indique que le métal jaune n’est pas à considérer comme un investissement type "père de famille".

Effet stabilisateur
Par contre, les trois chercheurs trouvent que celui-ci joue, effectivement, un rôle important de stabilisateur, tant sur la durée (une couverture) que lors de périodes fortement baissières des actions (un refuge).

Ce deuxième résultat majeur confirme dès lors que le prix de l’once d’or fluctue, en moyenne, bel et bien à l’opposé des marchés actions.

Mais attention : les deux études montrent que tout n’est pas si simple !
Premièrement, l’effet refuge et l’effet couverture de l’or ne se vérifient pas sur toutes les places financières. Ces deux effets sont bien présents aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suisse, mais ne le sont pas pour des pays tels que le Canada, l’Australie, le Japon et les quatre pays émergents les plus importants (ce que le département marketing de Goldman Sachs a nommé les BRIC — Brésil, Russie, Inde et Chine).

L’effet refuge a un effet très limité dans le temps
Deuxièmement, et c’est certainement le résultat le plus intéressant de ces études, l’effet refuge a un effet très limité dans le temps.

En fait, les auteurs trouvent que l’or joue un rôle de refuge aux Etats-Unis uniquement pendant 15 jours après le déclenchement d’un krach. Passé ce cap, la relation or-actions passe à une notion de simple couverture (ou diversification des actifs) et les rendements de l’once s’atténuent, et deviennent même négatifs.

Entrer sur l’or après le décrochage actuel : une bonne idée
A la lecture de ces nombreux résultats, les investisseurs peuvent donc aujourd’hui se préparer en conséquence. Une forte chute des marchés étant dans l’air du temps (plus que jamais, au vu des valorisations extrêmes de certains groupes, et des conditions économiques des plus maussades), les conditions pour un nouveau rebond de l’or au cours de ces prochains mois sont réunies.

Evidemment, pour les investisseurs qui ne souhaitent pas miser sur un tel pari, et préfèrent gagner de l’argent lorsque les actions montent ET baissent, une approche neutre au marché, couplée à un money management rigoureux, est probablement la meilleure solution.

Marc Mayor est expert en investissements éliminant le risque de marché. Retrouvez-le sur son site internet Le Coin des Insiders. Vous pourrez également retrouver Marc bientôt dans sa propre lettre d’investissement : restez à l’écoute !

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