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Inflation : trois stratégies pour augmenter vos revenus

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Logement, carburant, alimentation… Les prix progressent plus vite que les salaires, mettant les budgets sous pression. Voici trois stratégies pour générer davantage de revenus et préserver votre pouvoir d’achat…

Il y a quelques années, j’ai discuté avec mes enfants du coût de la vie. Ils m’ont regardé avec un mélange de stupeur et d’effroi.

« La vie coûte cher », leur ai-je expliqué.

C’est encore plus vrai aujourd’hui. Vous payez probablement au moins 4 dollars le gallon d’essence. Dans une grande métropole, essayez donc de trouver un sandwich à moins de 12 dollars ou un plat principal au restaurant à moins de 20 dollars.

Et le logement ?

Depuis 2017, les prix de l’immobilier ont augmenté de 81 %. Aux États-Unis, le prix moyen d’un logement atteint désormais 486 000 dollars – un record historique. Les loyers, eux, ont progressé de 54 %. Dans le même temps, les salaires des Américains n’ont augmenté que de 43 %. Et la situation est particulièrement difficile pour les retraités.

Tout le monde parle d’inflation, mais, à mes yeux, il s’agit surtout d’une crise des revenus : les gens ne gagnent tout simplement pas assez pour suivre la hausse des prix.

En tant que stratégiste en chef chargé des revenus au sein de l’Oxford Club, mon objectif est de vous aider à mettre davantage d’argent dans votre poche dès aujourd’hui.

Alors, voici quelques moyens d’augmenter vos revenus.

1. Les actions à dividendes

Ma méthode préférée – et de loin – pour générer des revenus consiste à investir dans des actions dont le dividende augmente régulièrement.

Cela fait plusieurs décennies que j’investis dans les dividendes et que j’écris à leur sujet, notamment dans mon livre Get Rich with Dividends, qui s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires et est devenu un best-seller sur Amazon. (Il a même été désigné « Livre de l’année » par l’Institute for Financial Literacy.)

Si vous détenez des « Perpetual Dividend Raisers », c’est-à-dire des actions dont le dividende augmente chaque année, vos revenus progresseront régulièrement — avec un peu de chance, à un rythme égal ou, mieux encore, supérieur à celui de l’inflation.

C’est ce qui vous permet de préserver, voire d’accroître, votre pouvoir d’achat.

Bien sûr, nous aimerions tous avoir davantage d’argent. Mais cette stratégie vous aide au moins à maintenir votre niveau de vie actuel et à ne pas vous retrouver submergé par la hausse des prix.

Il s’agit d’une stratégie simple et peu coûteuse, plus prudente et plus fiable que la recherche de la prochaine action vedette dans l’intelligence artificielle ou le spatial.

2. Les meilleures obligations hors catégorie « investment grade »

La plupart des courtiers hésitent à vous vendre des obligations qui ne relèvent pas de la catégorie « investment grade », qui regroupe les obligations considérées par les agences de notation comme présentant un risque de défaut relativement faible. Une obligation dite « investment grade » est ainsi notée au minimum BBB- par S&P ou Baa3 par Moody’s. En dessous, une obligation est qualifiée de spéculative ou « high yield » (à haut rendement).

Si vous achetez une obligation plus risquée et que l’entreprise fait défaut, le courtier pourrait devoir expliquer pourquoi il vous a orienté vers un titre plus spéculatif.

Vous pouvez toutefois obtenir un taux d’intérêt plus élevé sur vos obligations en sélectionnant les mieux notées parmi celles qui se situent juste en dehors de la catégorie « investment grade ».

Prenez l’obligation de Boston Medical Center (CUSIP 10103dab2), échéance au 1er juillet 2028, qui offre un coupon de 3,912 % et un rendement à l’échéance de 4,9 % ; elle est notée BBB-, soit la note la plus basse de la catégorie investment grade.

Si vous acceptez de vous aventurer en dehors de cette catégorie, vous pouvez acheter une obligation PG&E, notée BB+ (CUSIP 69331cah1), arrivant à échéance le 1er juillet 2028, assortie d’un coupon de 5 % et offrant un rendement de 5,24 %. Autrement dit, vous gagnez environ un quart de point de rendement supplémentaire pour une hausse du risque pratiquement imperceptible.

Pour rester prudent, j’éviterais les obligations notées en dessous de BB – sauf si vous êtes prêt à accepter un risque supplémentaire en échange d’un rendement plus élevé.

Attention, je recommanderais toujours d’acheter des obligations individuelles et d’éviter les fonds obligataires. Si les taux d’intérêt augmentent comme je le prévois, un fonds obligataire perdra presque certainement de l’argent car le prix des obligations baisse lorsque les taux montent. Or, la valeur d’un fonds obligataire correspond uniquement à sa valeur liquidative, laquelle diminuera à mesure que les taux augmenteront.

Le prix des obligations individuelles peut lui aussi baisser, mais cela n’a pas d’importance. Vous achetez une obligation pour la conserver jusqu’à son échéance, date à laquelle vous récupérez 1 000 dollars par obligation. Peu importe qu’elle tombe entretemps à 980 dollars : vous récupérerez bien 1 000 dollars à l’échéance.

On ne peut pas en dire autant d’un fonds obligataire ou d’un ETF obligataire.

3. Les options

La plupart des options expirent sans valeur. Par conséquent, les spéculateurs perdent souvent de l’argent. C’est pour cette raison que Wall Street préfère vendre les options plutôt que spéculer en les achetant.

Les grandes institutions gagnent énormément d’argent grâce à différentes stratégies de vente d’options. Mais voici le point essentiel : il est facile pour les particuliers de faire la même chose et de générer des revenus.

La stratégie la plus prudente consiste à vendre un call couvert.

Pour cela, vous vendez une option d’achat sur une action que vous détenez déjà. Vous accordez ainsi à l’acheteur du call — un spéculateur — le droit de vous acheter vos actions au prix d’exercice à tout moment avant l’expiration de l’option. C’est pourquoi vous avez intérêt à vendre un call dont le prix d’exercice est supérieur au cours actuel de l’action.

Si l’action monte, elle peut vous être rachetée au prix d’exercice. Vous réaliserez néanmoins une plus-value et conserverez la prime encaissée lors de la vente du call. Si l’action baisse, l’argent reçu contribuera à compenser une partie de votre perte.

Supposons, par exemple, que vous achetiez 100 actions à 50 dollars et que vous vendiez, pour 3 dollars, un call assorti d’un prix d’exercice de 55 dollars et expirant dans trois mois.

Un contrat d’option porte sur 100 actions. Si vous encaissez 3 dollars par action en vendant le call, vous recevez donc en réalité 300 dollars. Cette somme est immédiatement créditée sur votre compte.

Si l’action dépasse 55 dollars, elle peut vous être rachetée. Vous réaliserez alors un bénéfice de 5 dollars par action, soit 500 dollars, auquel s’ajouteront les 3 dollars par action — soit 300 dollars — encaissés lors de la vente de l’option. Votre bénéfice total atteindra donc 800 dollars.

À l’inverse, si l’action baisse à 45 dollars, le call expirera sans valeur. Vous détiendrez toujours l’action et afficherez une moins-value latente de 5 dollars par titre. Mais comme vous conservez quoi qu’il arrive les 3 dollars de prime, votre perte ne sera plus que de 2 dollars par action, soit 200 dollars.

Vous aurez ainsi réduit votre moins-value latente. À ce stade, vous pourrez liquider la position ou vendre un nouveau call afin d’encaisser une prime supplémentaire.

Une autre stratégie consiste à vendre un put non couvert sur une action que vous souhaitez acquérir.

L’acheteur du put parie sur une baisse de l’action. Vous acceptez de prendre l’autre côté de ce pari, car vous êtes prêt à acheter l’action à un prix inférieur.

Supposons que l’action cote 50 dollars. Vous estimez que ce prix est un peu trop élevé, mais vous seriez heureux de la détenir à 45 dollars. Vous vendez alors pour 3 dollars un put dont le prix d’exercice est fixé à 45 dollars.

Si l’action n’atteint jamais 45 dollars, vous conservez les 3 dollars de prime — soit 300 dollars — et pouvez ensuite décider de vendre un autre put pour encaisser un revenu supplémentaire.

Si l’action tombe à 45 dollars, les titres peuvent vous être assignés, ce qui signifie que vous devrez acheter 100 actions à 45 dollars chacune. Mais rappelez-vous : vous avez déjà encaissé 3 dollars par action. Cela revient donc à les acheter à 42 dollars.

Si l’action tombe à 40 dollars à l’échéance, vous devrez l’acheter à 45 dollars — ce que vous étiez de toute façon disposé à faire. Les 3 dollars reçus au départ permettront de compenser une partie de votre moins-value latente, qui ne sera donc que de 2 dollars par action.

Ces deux stratégies sur options sont intéressantes, car elles créditent votre compte dès que vous validez l’opération sur le site ou l’application de votre courtier.

Avec la hausse des taux, une inflation qui continue de progresser et un coût de la vie qui ne semble jamais vouloir se calmer, les particuliers doivent trouver des moyens créatifs de générer davantage de revenus. Sans cela, ils risquent de se laisser distancer. Ces stratégies simples et prudentes peuvent vous aider à augmenter vos revenus et à combler le manque à gagner provoqué par la hausse des coûts.

[NDLR : Attention, certaines de ces stratégies peuvent comporter des risques. Cet article ne constitue en rien un conseil d’investissement personnalisé.]

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