La Chronique Agora

Petit rebond pour le CAC 40… sans doute de courte durée

▪ Une journée de trève sur les marchés hier — de celle où il n’y a rien à dire, où pas grand-chose n’est publié, où les investisseurs reprennent leur souffle. Ils font bien, car la séance d’aujourd’hui s’annonce agitée, avec la publication de statistiques américaines très attendues (emploi et activité principalement).

En attendant le verdict d’aujourd’hui, les principaux indices ont terminé — timidement — dans le vert hier. Le CAC 40 a grimpé de 0,73% à 3 254,34 points, consolidant son avance de la veille.

Côté américain, la séance a été contrastée. Le Dow Jones a terminé sur un gain « pour la forme » de 0,04%, à 11 410,21 points, tandis que le S&P 500 grimpait à peine plus, de 0,09% à 1 193,88 points.

Le Nasdaq a introduit une note discordante en chutant de 0,47%, à 2 511,48%, suite notamment à l’annonce des résultats de Dell, qui ont déçu les investisseurs.

Est-ce l’entame d’un vrai rebond, fut-il technique ? Rien n’est moins sûr. Toutes les tentatives de repartir à la hausse ont fait long feu depuis début août. Les marchés « veulent » baisser… et quand on se souvient de l’obstination qu’ils mettaient à grimper envers et contre tout depuis 2009 — eh bien, il y a de quoi penser qu’une « bulle de baisse » pourrait être dévastatrice.

▪ Du côté des chiffres économiques, on apprenait hier que l’inflation, hors éléments volatils, a baissé dans la Zone euro le mois dernier. Les prix de détail ont diminué de 0,8% par rapport à juin 2011.

Aux Etats-Unis en revanche, les prix à la production ont grimpé de 0,2% en juillet — c’est plus que prévu, surtout après un recul de 0,4% en juin.

Séance de répit pour l’euro aussi, qui a regagné un peu de terrain par rapport au dollar, à 1,443 hier soir. Le pétrole grimpait également, avec +1,51% pour le baril de WTI, à 87,84 $. Et enfin l’or continue sa progression, à 1 790 $ au deuxième fixing de Londres.

▪ Si vous voulez mon avis, cher lecteur, je pense que quelles que soient les statistiques, les annonces et les décisions des agences de notation, les investisseurs ont désormais ouvert les yeux. Où qu’on se tourne, les déficits SONT un problème… la croissance n’est PAS au rendez-vous… les autorités sont à court de ressources… et l’abîme est tout proche.

La rentrée s’annonce chaude.

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