La Chronique Agora

Sale temps pour les zombies

Banque centrale - Banque de France

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Alors, correction ou début de GAF (Grande Apocalypse Financière) ?

Les marchés actions ont chuté cette semaine…

Mais comme vous le savez, nous pensons que les marchés actions sont simplement anecdotiques.

Les choses sérieuses se passent selon nous sur les marchés obligataires.

« Aujourd’hui, le travailleur américain moyen a environ 500 000 $ de dette en son nom (incluant sa part de dette gouvernementale… mais pas les promesses non-financées du gouvernement). Il lui faudra 500 semaines de travail… ou 10 ans d’emploi à plein temps (taxes non incluses) pour la rembourser (en supposant qu’il y consacre 100% de ses revenus).

C’est un gigantesque fardeau pour l’avenir. En fin de compte, ce dernier pourrait s’en débarrasser d’un haussement d’épaule ».

Les marchés obligataires ont été nationalisés par les banquiers centraux qui les noient sous la fausse monnaie. Ce crédit gratuit bidon a donné naissance à 30 années de marché haussier.

Sur le marché obligataire secondaire, lorsque les taux baissent, les obligations montent. En effet, si une vieille obligation qui rapporte 3% coexiste avec une nouvelle obligation qui rapporte 1%, les investisseurs voudront la vieille qui rapporte plus.

Mais une fois les taux zéro et négatif atteints, il semblerait que le marché obligataire ait décidé de se retourner et que les taux augmentent…

Si c’est vrai, des habitudes vieilles de 30 ans vont être bousculées.

Les intérêts sur une montagne de dettes vont devenir de plus en plus lourds. Les zombies seront à l’agonie.

Les zombies, ces créatures à qui on interdit la faillite, qui survivent à cause de taux maintenus artificiellement bas.

 

Le principe du créditisme est de financer le parasitisme et d’interdire aux faillites de se produire.

Verrons-nous enfin la fin d’un monde de dirigisme mondial, un monde dans lequel les prix les plus importants – celui de l’argent, celui du temps, celui du travail – sont arbitrairement fixés par des planificateurs réputés omniscients ?

Trop tôt pour le dire, évidemment. Les banquiers centraux sont loin d’avoir livré leur dernier combat. Mais le spectacle devient intéressant…

En attendant de nous retrouver, je vous laisse vous détendre avec les bêtises de nos chers politiciens, parfois bien empêtrés dans leurs éphémères convictions.

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