La Chronique Agora

Minières or : un signal d’achat clair

▪ Beaucoup d’analystes techniques affirment que les marchés de l’or et de l’argent-métal « vont s’effondrer ». A mon avis, les marchés des métaux précieux éclatent… de rire face à la pagaille monétaire aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs dans le monde.

Certes, l’or et l’argent-métal ont subi une forte correction au cours des dernières semaines. Et alors ? Il y a toujours des corrections durant les marchés haussiers long terme. L’or et l’argent-métal sont encore bon marché. Cela signifie que les investisseurs long terme ne peuvent se permettre d’ignorer la faiblesse récente sur les marchés des métaux précieux.

Le prix de l’or, à 1 664 $ l’once, est encore bien inférieur au plus haut record, corrigé de l’inflation, de 2 330 $. De même, le prix de l’argent-métal, à 32 $ l’once, pourrait quadrupler, sans toutefois encore atteindre son plus haut record corrigé de l’inflation à 136 $.

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Ces comparaisons ne signifient pas nécessairement que l’or et l’argent sont « l’achat du siècle », mais elles montrent quel niveau les prix pourraient atteindre sur le court terme, ne serait-ce que pour « rattraper » l’inflation.

Il faut aussi tenir compte du fait que les autorités responsables du dollar et de l’euro perdent le contrôle des monnaies qu’elles prétendent contrôler. Et voilà, on a tous les ingrédients nécessaires pour un marché haussier durable de l’or et de l’argent.

Si, comme je le pense, les prix de l’or et de l’argent-métal retrouveront très bientôt leur marché haussier (engagé depuis 10 ans), les actions liées à l’or et à l’argent-métal pourraient offrir des rendements encore plus importants que les métaux eux-mêmes. Par conséquent, un investissement à long terme, équilibré, devrait inclure à la fois des lingots et des actions.

▪ Il est vrai que les actions aurifères ont beaucoup déçu au cours de la dernière phase du marché haussier de l’or. Pendant plus d’un an, elles ont pratiquement stagné, même si l’or et l’argent-métal ont connu une tendance à la hausse.

« Les actions liées à l’exploitation aurifère peuvent être couplées au prix de l’or », observe James Grant, rédacteur en chef de Grant’s Interest Rate Observer, « mais il n’est pas rare que le couple soit désuni ».

Depuis le 13 mars 2008, jour où l’once d’or a pour la première fois dépassé la barre des 1 000 $, le métal jaune a gagné 68%. Mais au cours de la même période, les valeurs aurifères, représentées par le Philadelphia Gold and Silver Index, ont chuté de 3%. Aucun investisseur n’achète une valeur aurifère pour perdre 3% alors que le prix de l’or a grimpé de 68%.

Peut-être doit-on s’attendre à ce que la roue tourne pour les valeurs aurifères ?

Les valeurs aurifères sont très bon marché, à la fois par rapport au prix de l’or et par rapport aux mesures de valorisation plus fondamentales. Le graphique ci-dessous montre le ratio prix/EBITDA de l’indice XAU des valeurs aurifères. Ce ratio est une mesure du ratio prix/cash-flow et illustre la valorisation de façon plus précise que le PER, plus fréquemment utilisé.

Actuellement, le ratio prix/EBITDA de l’indice XAU est d’environ 6,7 — la plus faible valorisation depuis 10 ans.

Par exemple, en se basant sur la valeur de l’entreprise par once d’or de réserves (prouvées, probables et estimées), un acheteur de valeurs aurifères paierait entre 81 $ l’once (AngloGold) et 224 $ l’once (Goldcorp) pour l’or que détiennent ces entreprises dans leurs mines.

Autrement dit, la valeur d’entreprise pour AngloGold n’est que 4,9% de la valeur de l’or non extrait qu’elle possède. Les entreprises sur l’argent les plus grandes se vendent également très bon marché par rapport à la valeur du métal qu’elles possèdent sous terre.

De toute évidence, ces calculs ne tiennent pas compte du coût d’extraction de l’or et de l’argent. En outre, les sociétés d’exploitation minières de l’or et de l’argent se vendent toujours beaucoup moins cher que la valeur de leur gisement de métal. Mais les différences aujourd’hui sont beaucoup plus marquées qu’elles ne l’étaient il y a quelques années.

Si vous ne possédez pas encore de valeurs aurifères, c’est le bon moment pour en acheter. Si vous en possédez déjà, gardez-les ou ajoutez-les à vos favoris.

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