La Chronique Agora

L'or, plus que jamais un refuge contre les vicissitudes du dollar

▪ Or, 1 460 $… Pétrole, 109 $ (Brent 123 $)… Dow 12 400…

Mince alors… Mais qu’est ce qui ne grimpe pas ?! Matières premières… actions…devises. Tout monte.

Oui, vous avez bien lu, cher lecteur. L’argent grimpe lui aussi. Il atteint des sommets… et puis retombe. Nous parlons ici d’argent réel, naturellement… pas de cette camelote fiduciaire que la Fed fait passer pour du cash. Nous parlons d’or. D’or et, dans une moindre mesure, d’argent-métal. Regardez à nouveau les chiffres ci-dessus. Pas mal plus élevé que les 1 150 $ l’once que le métal préféré de Midas rapportait il y a un an, hein ? Ou les 650 $ qu’il affichait il y a cinq ans ? Ou les 250 $ qu’il arborait au début du nouveau millénaire.

(Soit dit en passant, l’argent-métal a fait encore mieux. Alors que j’écris ces lignes, une once de cet éternel petit frère de l’or est à quelques cents d’atteindre 40 $ l’once… bien loin des 5 $ l’once par lesquels il a débuté le nouveau millénaire).

Tout ceci pendant que les opposants systématiques continuaient à… s’opposer.

« L’or n’a aucune utilité industrielle », disaient-ils. « C’est une relique du passé… qui nous ramène à l’ancien temps ‘barbare’. »

▪ Laissons de côté pour l’instant le fait que l’or a une utilité industrielle (bien que dans un domaine relativement limité). Il n’en reste pas moins que la première fonction de l’or dans une économie est monétaire, pas dans les circuits électroniques, la dentisterie ou autre.

Pourquoi ? Comme l’a expliqué Aristote il y a déjà un bon nombre d’années, l’or est la meilleure devise parce qu’il affiche les caractéristiques nécessaires qui rendent une monnaie acceptable, plus et mieux que toutes les autres alternatives connues. C’est-à-dire que l’or est durable, divisible, constant, commode et a une valeur intrinsèque. A notre époque actuelle, comme à l’époque de la Grèce antique, nous n’avons trouvé aucune autre réserve de valeur plus fiable, aucun moyen d’échange supérieur, que ce métal simple, sans prétention, et qui n’est la dette de personne. Alors que ses substituts sont invariablement dépréciés, débauchés et dévalorisés, l’or reste fidèle à lui-même, observateur amusé, alors que les devises papiers émises par les gouvernements et généralement utilisées pour le mesurer dansent dans le vent, aussi fantasques que les promesses politiques vides qui les soutiennent.

Comme l’explique Doug Casey, « le papier que nous utilisons aujourd’hui est un moyen d’échange — il est devenu cela parce que les gouvernements ont rendu illégal le fait de ne pas l’accepter — mais ce n’est pas une bonne réserve de valeur. D’ailleurs, il devient rapidement et radicalement de moins en moins une réserve de valeur. Ce que nous utilisons comme argent aujourd’hui n’est en réalité pas de l’argent ; ce sont des devises. Techniquement, c’est simplement un mot qui indique un substitut du gouvernement pour l’argent ».

Alors oui, l’or monte… si on le mesure en dollar. Plus correctement, la devise de substitution est en baisse… et se dirige encore plus bas avant d’avoir fait son temps une fois encore, comme cela est toujours le cas, partout…

 
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