La Chronique Agora

L'Islande, boule de cristal pour le reste de la planète ?

** Alors… par où commencer ? Par la saignée des marchés ? Par les tentatives désespérées des banques centrales d’enrayer la crise ? Par le G7 ?

Non, cher lecteur, je vais commencer par l’Islande. Parce qu’en y regardant de plus près, ce petit pays du nord me semble une parfaite "maquette" potentielle de l’avenir de la planète boursière.

"Avec 300 000 habitants, l’île de l’extrême nord de l’Europe incarne à elle seule l’éclatement de la crise du crédit. Ses banques se sont développées de manière spectaculaire à l’étranger, tandis que les investisseurs prenaient de larges positions sur la couronne islandaise, une monnaie à haut rendement, provoquant une pluie de devises sur le pays", expliquait le magazine Le Point.

Résultat, maintenant que la bulle du crédit a explosé, que les positions de carry trade sont en train d’être dénouées… les choses se gâtent. Avec des dettes bancaires qui se montent à plusieurs fois son PIB annuel, l’Islande pourrait être le premier état en faillite de cette crise. Elle a nationalisé trois de ses principales banques en urgence, fermé ses marchés boursiers jusqu’à lundi (au moins) et fait appel à la Russie pour un prêt de quatre milliards d’euros.

Et pour couronner le tout, ses relations avec la Grande-Bretagne sont en train de prendre un tour nettement discourtois ; les deux pays étant étroitement liés par la spéculation monétaire, chacun est en train d’essayer de sauver les meubles par tous les moyens… ce qui ne plaît pas nécessairement à l’autre.

Bref, l’Islande coule. Et l’on pourrait y voir un avant-goût de ce qui nous guette à l’échelle globale : nationalisations massives des banques et établissements financiers, faillites des états les plus fragiles… et, pourquoi pas, appels désespérés aux (rares) pays qui sont encore assis sur un tas de cash disponible, pour renflouer, au moins temporairement, un système au bord de l’asphyxie.

Sans oublier, bien entendu, des tensions géopolitiques exacerbées. Après tout, quand on se rue vers la sortie pour fuir un incendie… on s’arrête rarement pour adresser un gracieux "après vous" à son voisin.

Et c’est à ce moment-là que les choses risqueront de vraiment mal tourner.

** Enfin, ce ne sont là que des conjectures — les marchés (et l’univers d’une manière générale) ont pour habitude de déjouer tous les pronostics, diagnostics, prévisions et autres anticipations, pour nous offrir des surprises toujours inédites… et souvent spectaculaires.

La stupéfaction semble à son comble en ce moment… mais à mon avis, M. le Marché nous réserve encore quelques jolis paquets-cadeaux soigneusement emballés. Certains, comme Marc Dagher, n’attendent pas qu’ils nous explosent à la figure — ils ont pris leur parti de la volatilité, et en tirent le maximum : c’est ainsi que Marc et ceux qui suivent ses conseils ont pu engranger un jolie série gagnante ces trois dernières semaines, avec des gains de 67,76%, 67,05%, 71,88%, 43,33%, 71,21% et 49,02%.

Si vous avez les nerfs solides — et si vous êtes prêt à surveiller vos positions comme le lait sur le feu — vous pouvez rejoindre Marc : il suffit de cliquer ici.

Et sinon… il y a toujours l’or !

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