Depuis quelques années, l’intelligence artificielle suscite autant d’enthousiasme que de craintes. La récente correction boursière des valeurs technologiques a ravivé les comparaisons avec la bulle Internet. Pourtant, derrière les fluctuations de marché, les fondamentaux racontent une tout autre histoire.
Au cours des deux dernières années, j’ai répété que l’intelligence artificielle était sous-estimée, et non surestimée.
Pourtant, ces dernières semaines, la baisse des cours de plusieurs grandes valeurs de l’IA a ravivé une inquiétude récurrente chez certains investisseurs : et si le secteur n’était qu’une nouvelle bulle financière, comparable à celle d’Internet à la fin des années 1990 ?
Les parallèles sont séduisants : envolée rapide des valorisations, attentes parfois excessives, engouement des investisseurs particuliers. Mais malgré ces similitudes apparentes, la comparaison ne tient pas.
L’IA n’est pas une bulle.
C’est une technologie profondément transformatrice. Et, en tant qu’investisseur, vous avez tout intérêt à participer à la croissance exceptionnelle qu’elle promet.
Une rupture historique, pas un simple cycle boursier
Tous les quelques décennies, une innovation ne se contente pas de stimuler l’économie : elle redéfinit l’organisation du monde. L’électricité. L’automatisation. La puce électronique. Internet.
Et aujourd’hui, l’intelligence artificielle.
Les économistes parlent de « technologie à usage général » : une technologie capable d’irriguer presque tous les secteurs de l’économie, comme l’électricité il y a un siècle.
L’IA permet déjà :
- aux médecins de gagner un temps précieux,
- aux avocats d’analyser des milliers de documents,
- aux industriels d’optimiser leurs chaînes de production,
- aux chercheurs d’accélérer le développement de nouveaux médicaments.
Les développeurs écrivent du code plus vite. Les analystes financiers construisent des modèles en quelques minutes. Les étudiants bénéficient d’un tutorat personnalisé, à la demande.
Ce n’est pas une promesse lointaine. C’est déjà une réalité.
Des investissements massifs… et rationnels
Les géants technologiques investissent des centaines de milliards de dollars dans des centres de données dédiés à l’IA. Certains commentateurs y voient un gaspillage colossal, doutant de la capacité de ces entreprises à rentabiliser de telles sommes.
Vraiment ?
Les entrepreneurs et ingénieurs les plus brillants de notre époque estiment que nous sommes à un point d’inflexion historique. À l’inverse, les détracteurs — souvent prompts à semer la peur — affirment qu’ils ne savent pas ce qu’ils font, voire que l’IA mènera à l’extinction de l’humanité.
Un vieux proverbe résume bien la situation : « Les chiens aboient, la caravane avance. »
Prenons l’exemple emblématique de l’IA : Nvidia.
Sur les douze derniers mois :
- 187 milliards de dollars de chiffre d’affaires,
- +63 % de croissance des ventes,
- +65 % de croissance des bénéfices,
- 63 % de marge opérationnelle,
- 107 % de rendement des capitaux propres.
Ce sont des faits, pas du battage médiatique.
À l’époque de la bulle Internet, la majorité des entreprises reposaient sur ce qui pourrait arriver.
Aujourd’hui, les leaders de l’IA génèrent des revenus, des bénéfices et des flux de trésorerie bien réels.
Pourquoi la comparaison avec la bulle Internet est trompeuse
Oui, Internet a transformé le monde — les optimistes avaient raison. Mais cela ne serait pas une raison pour valoriser des entreprises sur des clics ou des visites plutôt que sur des profits.
Cisco Systems, pourtant entreprise solide, affichait un ratio cours/bénéfice de 200 au sommet de la bulle en 2000. Il lui a fallu plus de 25 ans pour retrouver ce niveau.
Aujourd’hui, Nvidia se traite autour d’un ratio cours/bénéfice de 43. La différence est considérable.
Un tri naturel, mais un potentiel colossal
Cela ne signifie pas que toutes les actions liées à l’IA réussiront. Au contraire : je le répète depuis des mois.
Le capitalisme est un jeu de gagnants et de perdants. De nombreuses entreprises spécialisées dans l’IA disparaîtront. D’autres, en revanche, créeront des fortunes durables.
Selon McKinsey, l’IA pourrait ajouter 4 400 milliards de dollars par an à l’économie mondiale.
Par an.
La chaîne de valeur de l’IA — calcul, puces, centres de données, modèles, applications — repose sur des contrats et des flux de trésorerie, pas sur des espoirs vagues.
Les gouvernements utilisent l’IA pour :
- optimiser les réseaux énergétiques,
- anticiper les crises agricoles,
- améliorer l’efficacité des systèmes de santé.
Les entreprises l’emploient pour :
- accélérer l’innovation,
- réduire les coûts,
- augmenter la productivité.
Si les applications grand public attirent l’attention médiatique, le véritable potentiel financier se situe dans les infrastructures et les usages professionnels.
Comme Internet avant elle, l’IA bénéficiera à presque toutes les entreprises bien gérées, y compris hors du secteur technologique.
Même si certaines valorisations sont excessives, l’intelligence artificielle n’est pas une bulle. C’est un changement structurel, soutenu par une demande réelle, des usages concrets et des profits tangibles.
Investir dans l’IA aujourd’hui, ce n’est pas spéculer sur une mode passagère. C’est investir dans l’infrastructure de la prochaine ère industrielle.
À condition, bien sûr, de sélectionner des entreprises disposant :
- de flux de trésorerie solides,
- d’un pouvoir de fixation des prix,
- et d’avantages concurrentiels durables.
La vague de l’IA fera flotter de nombreux bateaux… mais elle ne sauvera pas ceux qui prennent l’eau.
Pour aller plus loin
Nous avons identifié plusieurs valeurs IA encore largement sous-valorisées, positionnées au cœur des infrastructures critiques (puces, calcul, logiciels industriels) et susceptibles de connaître une accélération majeure dès 2026.
Une offre promotionnelle limitée permet actuellement d’accéder à notre analyse complète, incluant :
- les entreprises les mieux armées,
- celles à éviter,
- et les points d’entrée stratégiques.
L’ascension de l’IA ne fait que commencer. 2026 pourrait en être l’année charnière.
